
Voir aussi: > Communiqué de presse: Le régime de commerce doit être encore
libéralisé
> Communiqué de presse: L’OMC encourage la Tunisie à poursuivre ses
réformes
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Ce deuxième examen de la politique commerciale de la Tunisie nous a
éclairés sur ses performances en matière économique et commerciale
depuis son premier examen en 1994. Nos discussions ont été facilitées
par la participation active et ouverte de la délégation de Tunisie,
conduite par S.E. M. le Ministre Mondher Zenaidi, les commentaires
perspicaces de la présentatrice, et les interventions enrichissantes
des Membres.
Les Membres ont félicité la Tunisie pour sa bonne performance
économique et ses progrès en matière d'amélioration du niveau de vie,
dus en grande partie à ses réformes macroéconomiques durant la
dernière décennie. Plusieurs Membres se sont enquis des accords
régionaux et bilatéraux conclus par la Tunisie, ainsi que de la place
de la politique commerciale et du système commercial multilatéral dans
sa stratégie de développement durable et de réduction du chômage. Eu
égard à la réglementation de l'économie tunisienne, les Membres
étaient d'avis que des réformes supplémentaires, visant la
libéralisation du régime commercial et de change, l'élimination du
dualisme entre le secteur d'exportation et le secteur domestique, et
la réduction de la présence de l'État, étaient nécessaires pour
dynamiser l'économie et réduire le chômage.
Des Membres ont félicité la Tunisie pour ses récents efforts en
matière de facilitation des échanges et de démantèlement des
restrictions quantitatives à l'importation. Toutefois, les procédures
de dédouanement restent longues et les inspections techniques
complexes. Des Membres ont invité la Tunisie à améliorer ses
consolidations tarifaires multilatérales tout en réduisant les droits
NPF appliqués (32 pour cent en moyenne — 67 pour cent sur les produits
agricoles), dont certains excèdent les consolidations. La nécessité
fut aussi évoquée d'une rationalisation des multiples incitations (y
compris à l'investissement, à la production, et surtout à
l'exportation), ainsi que des taxes intérieures élevées.
Des clarifications ont été demandées sur les perspectives de
diversification du secteur manufacturier étant donnée la concurrence
croissante dans le principal secteur d'exportation, les textiles et
vêtements. Certains Membres étaient d'avis qu'une plus grande
ouverture du secteur des services (télécommunication, services postaux
et financiers), par exemple à travers le renforcement des engagements
de la Tunisie dans le cadre de l'AGCS, rendrait l'économie plus
attrayante aux investisseurs étrangers, et permettrait à la Tunisie
une meilleure exploitation de ses avantages comparatifs dans des
secteurs tels que le tourisme, les services aux entreprises, et les
services de santé et de bien-être. Des éclaircissements ont aussi été
demandés sur les mesures relatives à la teneur en éléments d'origine
nationale (industries pharmaceutiques et automobiles), la révision du
Code des douanes de 1955, les marchés publics, et la protection de la
propriété intellectuelle.
Les Membres se sont félicités des réponses approfondies de la
délégation tunisienne aux différentes questions.
En conclusion, cette réunion a permis d'apprécier les réformes
économiques mises en place par la Tunisie et de discuter des réformes
supplémentaires pouvant aider à la déréglementation de l'économie en
général, et à la rationalisation du régime commercial en particulier.
De plus amples réformes commerciales devraient permettre à la Tunisie
de mieux adhérer aux principes de l'OMC, de démanteler le dualisme au
sein de son économie et de mieux exploiter ses avantages comparatifs.
De concert avec la réduction de l'intervention de l'État dans les
activités économiques, ces réformes réduiront les coûts de production
et revitaliseront l'économie tunisienne. Par ailleurs, une
amélioration de ses engagements multilatéraux devrait rendre son
régime commercial plus transparent et plus prévisible. J'invite les
Membres à soutenir la Tunisie dans cette démarche, en lui garantissant
un meilleur accès à leurs marchés. |
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