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Historique
haut
de pageAu
cours de l'année écoulée, l'OMC a fait de gros
progrès en ce qui concerne la transparence externe et la
communication avec le public. Cette question avait déjà
été étudiée lors de la création du GATT en 1948
mais, lors de l'établissement de l'OMC il y a cinq ans,
il a été clairement reconnu qu'un dialogue plus poussé
avec les organisations non gouvernementales (ONG) et la
société civile en général pourrait grandement
contribuer à sensibiliser le public aux activités de
l'OMC. Alors que le GATT ne contenait aucune disposition
prévoyant une interaction avec les ONG, l'article V:2 de
l'Accord de Marrakech instituant l'OMC fait explicitement
référence à la coopération avec les organisations non
gouvernementales. En juillet 1996, les Membres ont
décidé de fournir au Secrétariat une interprétation
plus précise de l'article V:2 et ont adopté les Lignes
directrices pour les arrangements concernant les
relations avec les ONG (WT/L/162). Depuis, c'est
principalement sur la base de ces lignes directrices que
se développe l'interaction entre l'OMC et la société
civile. Bien qu'il n'y ait actuellement pas de consensus
sur la participation directe des ONG aux travaux de
l'OMC, les lignes directrices ont été élaborées par
les Membres afin que le Secrétariat jouisse, dans ses
contacts avec la société civile, d'une grande marge de
manuvre, dont témoignent notamment le nombre
croissant de symposiums organisés et les autres
initiatives prises en vue d'intensifier le dialogue entre
le système commercial multilatéral et le public.
Initiatives
en matière de transparence haut
de page
Les
rapports entre le Secrétariat de l'OMC et les
organisations non gouvernementales continuent d'évoluer.
Depuis 1996, les ONG participent toujours plus nombreuses
aux Conférences ministérielles de l'OMC, ainsi qu'à de
nombreux symposiums organisés par le Secrétariat de
l'OMC. Ce dernier tient régulièrement des réunions
d'information sur les travaux des comités et groupes de
travail de l'OMC à l'intention des ONG, et distribue
chaque mois aux 139 pays Membres une liste des documents,
notes d'information et lettres communiqués par les ONG,
lesquels peuvent être obtenus sur demande. Sur le site
Web de l'OMC, une section spéciale, qui contient
notamment une nouvelle salle de discussion interactive,
est consacrée aux ONG. Enfin, les ONG qui souhaitent
avoir des renseignements sur l'état d'avancement des
activités de l'OMC peuvent consulter un bulletin
électronique qui leur est spécialement destiné. Cela
fait partie intégrante des efforts déployés pour
établir une communication avec les individus et les
organisations du monde entier.
Une
des principales améliorations apportées en ce qui
concerne la transparence externe tient au site Web de
l'OMC, qui est un des plus populaires parmi les sites des
organisations internationales. En effet, chaque mois, 200
000 personnes s'y connectent et entre 15 et 20 millions
de clics sont effectués. Les utilisateurs du site de
l'OMC téléchargent chaque mois l'équivalent de 80
millions de pages de texte. Une nouvelle version
améliorée et plus conviviale du site a été lancée en
mai 2000 et est continuellement mise à jour. La grande
majorité des documents de l'OMC sont inscrits sur le
site immédiatement et peuvent être téléchargés de
n'importe où dans le monde.
Depuis
longtemps, le Secrétariat de l'OMC est réputé, dans le
milieu journalistique, pour informer rapidement et en
détail les médias des travaux de l'Organisation. Les
attachés de presse, qui sont six à travailler à plein
temps au Secrétariat, communiquent des informations aux
médias à l'issue de presque toutes les réunions des
conseils et comités de l'OMC. Étant donné que
l'Organisation occupe une place de plus en plus
importante dans l'actualité, la Division de
l'information et des relations avec les médias a
récemment recruté un attaché de presse hispanophone
afin que les réunions d'information pour les médias
puissent avoir lieu dans les trois langues officielles de
l'OMC. Le Secrétariat recourt aussi de plus en plus aux
technologies de l'information pour tenir les médias au
courant des activités de l'OMC, en leur fournissant
régulièrement des communiqués de presse et des notes
d'information par voie électronique.
Depuis
la troisième Conférence ministérielle de Seattle, le
Directeur général et les Directeurs généraux adjoints
ont participé à un grand nombre de réunions
internationales avec le public, le secteur privé et les
ONG. En outre, le Directeur général a participé à de
nombreuses réunions avec des parlementaires et des
représentants de groupes parlementaires internationaux.
Ces activités visaient à promouvoir les travaux de
communication avec la société civile et à favoriser un
dialogue constructif avec le public en général au sujet
des orientations futures du programme de travail.
D'autres fonctionnaires de l'OMC continuent de participer
à des événements organisés par des organisations non
gouvernementales, des universités, etc., dans le monde
entier.
Discussions
des Membres sur la transparence externe haut
de page
Autre
initiative importante, le Président du Conseil général
a mené, au début du mois de novembre, des consultations
informelles sur la question de la transparence externe.
S'appuyant sur l'expérience tirée des discussions sur
la transparence interne et la participation effective des
Membres, il a invité les Membres à présenter par
écrit des propositions sur la transparence externe, qui
serviraient de base à des discussions informelles.
Les
discussions constructives qui ont eu lieu lors des
consultations informelles du 9 novembre ont été
instructives en soi. La plupart des délégations ont
accueilli positivement l'idée d'un débat sur la
transparence externe même si certaines ont émis des
doutes sur son utilité. De nombreuses délégations ont
souligné que c'était avant tout aux gouvernements de
tenir le public informé. Dans ce contexte, certaines
délégations ont préconisé une mise en commun des
expériences nationales en matière d'interaction avec la
société civile.
Les
Membres pensaient généralement que l'OMC devait
continuer à améliorer ses activités de communication,
y compris les symposiums étant donné qu'ils avaient
permis aux délégations et aux ONG d'échanger leurs
points de vues sur une large gamme de questions. De
nombreuses délégations ont souligné que le site Web de
l'OMC était un des principaux moyens d'améliorer la
transparence et elles ont encouragé le Secrétariat à
poursuivre son action dans ce domaine. S'agissant de la
mise en distribution générale des documents, plusieurs
délégations ont invité le Président à poursuivre ses
consultations sur les possibilités de mettre plus
rapidement les documents à la disposition du public.
Certaines
délégations pensaient qu'il était possible d'associer
davantage les ONG aux travaux de l'OMC, mais la plupart
ont mis en avant le caractère intergouvernemental de
l'OMC ainsi que la nécessité de se concentrer en
priorité sur les éléments de fond du programme de
travail. Plusieurs délégations ont été d'avis qu'il
fallait faire une distinction plus claire entre mieux
faire comprendre les activités de l'OMC au public, ce à
quoi elles étaient favorables, et envisager une
participation directe de la société civile aux travaux
de l'Organisation. Elles ont souligné que les
initiatives visant à améliorer la transparence de l'OMC
ne devaient pas avoir de conséquences sur le caractère
intergouvernemental de l'OMC, ni modifier le système
existant de représentation de l'Organisation.
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