
J'ai
déjà parlé à plusieurs dizaines de Ministres depuis la Conférence de Seattle et je
vois clairement comment nous pouvons remettre les choses en marche à Genève. M.
Mike Moore a dit: L'OMC continuera, comme à son habitude, de déployer des efforts
constructifs pour aboutir à des mesures réalistes visant à instaurer la confiance parmi
les gouvernements Membres et à gagner celle du grand public. Nous nous sommes engagés à
entreprendre des négociations dans les secteurs de l'agriculture et des services, qui
représentent plus de la moitié de l'économie mondiale. Nous devrions examiner les
difficultés des nations les plus pauvres en matière d'accès aux marchés et chercher à
renforcer leurs capacités pour qu'elles puissent s'intégrer et participer au
processus.
M.
Moore a ajouté qu'il était impératif de traiter rapidement et de façon constructive
les difficultés très concrètes auxquelles se heurtent certains pays en ce qui concerne
la mise en uvre des Accords actuels de l'OMC. Il faut aussi examiner la structure et
l'ensemble des procédures de l'OMC, a-t-il dit, pour voir quelles sont les améliorations
qui peuvent être apportées.
Pendant
les premiers mois de l'année, l'OMC s'inspirera de l'attitude du cygne - qui a l'air
imperturbable à la surface de l'eau, mais dont les pattes sont perpétuellement en
mouvement sous l'eau, a dit M. Moore.
M.
Moore a commencé la nouvelle année en se rendant en Inde le 9 janvier pour
rencontrer le Premier Ministre M. Vajpayee, également Ministre du commerce et de
l'industrie. Pendant son séjour à New Delhi, il a eu des réunions avec des
Ministres d'Afrique du Sud, de Norvège, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.
Les
17 et 18 janvier, il était à Bruxelles pour des pourparlers avec
M. Pascal Lamy, Commissaire au commerce de l'Union européenne, et avec des
représentants du Secrétariat de l'ACP, qui regroupe des États d'Afrique, des Caraïbes
et du Pacifique.
Les
19 et 20 janvier, M. Moore a eu des discussions avec de hautes personnalités du
gouvernement des États-Unis à Washington, dont Mme Charlene Barshefsky,
Représentante des États-Unis pour les questions commerciales internationales,
M. Dan Glickman, Secrétaire à l'agriculture, et M. Stuart Eizenstat,
Sous-Secrétaire au Trésor.
Le
Directeur général a aussi rencontré M. Kofi Annan, au siège de l'ONU à New York,
et il a échangé des idées sur les questions de développement et des problèmes communs
avec le Secrétaire général des Nations Unies et les dirigeants d'autres organismes
comme la CNUCED, l'Organisation internationale du travail et le Programme des Nations
Unies pour le développement.
Pendant
qu'il était à Washington, M. Moore a rencontré le Président de la Banque mondiale,
M. Jim Wolfensohn, pour examiner des questions de développement et des façons
de faire en sorte que les organisations internationales répondent mieux aux besoins de
leurs constituants, c'est-à-dire les peuples représentés par les gouvernements Membres.
M.
Moore a dit que chacune des organisations de la communauté internationale avait un rôle
spécifique à jouer pour améliorer le niveau de vie des populations actives partout dans
le monde et venir en aide aux gouvernements concernant des questions de développement et
de croissance économique.
Notre
mission et nos principes essentiels restent ceux qui ont été établis par les
gouvernements Membres. Si nous existons, c'est pour relever les niveaux de vie, créer
plus d'emplois et améliorer les revenus en négociant l'ouverture des marchés. Nous
savons que cela ne sera jamais suffisant en soi. Les questions concernant l'endettement,
l'investissement dans les infrastructures, l'éducation, la santé et le renforcement des
capacités sont toutes importantes lorsqu'il s'agit d'aider les nations à prospérer dans
un monde en évolution. Nous devons donc travailler en accord avec les autres institutions
internationales de manière cohérente et pragmatique, a dit M. Moore.
Le
Directeur général a indiqué que des discussions intensives se dérouleraient au cours
des prochaines semaines dans les capitales et avec les Ambassadeurs à Genève afin que
l'OMC puisse reprendre son programme de travail.
Dans
le calme qui a suivi la réunion de Seattle, où nous n'avons pas réussi à amener les
135 Membres de l'Organisation à un consensus, la situation a été évaluée de
manière posée et réaliste. Nous chercherons à faire en sorte que l'OMC réponde mieux
aux besoins des gouvernements Membres. Nous nous efforcerons de répondre aux besoins
immédiats de nos Membres, et partant de là, nous préparerons l'avenir. Sinon,
l'économie mondiale en souffrira, les besoins des nations les plus pauvres continueront
d'être ignorés et la croissance de stagner, a-t-il dit.
FIN |