
Les mesures sanitaires
et phytosanitaires portent sur des normes concernant linnocuité des produits
alimentaires, la santé des animaux et la préservation des végétaux. LOMC ne fixe
pas les normes. LAccord SPS encourage les pays Membres à utiliser les normes
fixées par les organisations internationales (voir encadré), mais il permet aussi aux
pays de fixer leurs propres normes.
Ces normes peuvent
être plus rigoureuses que celles qui ont été convenues au niveau international, mais
lAccord dit quelles doivent être fondées sur des preuves scientifiques et
quelles ne doivent pas établir de discrimination entre les pays ni constituer une
restriction déguisée au commerce.
Les dispositions
permettent de trouver un compromis entre deux objectifs dégale importance, à
savoir aider les gouvernements à protéger les consommateurs et la santé des animaux et
à préserver les végétaux contre des dangers connus et des risques
potentiels, et
éviter dutiliser les réglementations en matière de santé et de sécurité comme
une forme déguisée de protectionnisme.
Les questions ci-après figurent parmi celles qui ont été soulevées pendant la période qui a
précédé la Conférence ministérielle. Reste à savoir si lon acceptera
quelles soient incluses dans les travaux futurs ou si elles feront partie des
négociations. Elles pourraient être considérées comme une mise en
uvre de lAccord actuel ou étudiées par un groupe de travail sans
quelles débouchent nécessairement sur des négociations visant à réviser
lAccord SPS. Les pays pourraient décider quils préfèrent ne pas revenir sur
cet accord.
Clarification
des dispositions vagues haut
de page
Un certain nombre de
Membres, en particulier des pays en développement, souhaitent que le libellé de
lAccord soit plus rigoureux et que certains engagements contractés de manière
facultative deviennent obligatoires.
Par
exemple,
larticle 2 fait mention de légalité de traitement pour les pays où
existent des conditions identiques ou similaires. Certains pays en développement se
plaignent que leurs produits ne bénéficient pas de légalité de traitement parce
quil nest pas tenu compte des conditions identiques ou similaires.
Ils souhaiteraient que cette expression soit clarifiée. Certains pays aimeraient aussi
quun plus grand nombre de pays en développement soient englobés dans les accords
par lesquels des gouvernements reconnaissent les mesures SPS prises par chacun deux
comme équivalentes, y compris les procédures dinspection et de certification.
LAccord SPS
utilise des termes comme un délai raisonnable dans les dispositions
concernant lannonce à lavance des nouvelles réglementations ou la
possibilité donnée aux pays en développement dadapter leurs exportations aux
normes plus rigoureuses des pays développés.
Les propositions vont
dune simple demande de clarification du délai applicable à loption
consistant à laisser au moins 12 mois aux pays en développement pour
sadapter aux nouvelles réglementations. Plusieurs pays veulent que la totalité de
larticle 10, qui traite du traitement spécial et différencié pour les pays en
développement, ait un caractère obligatoire.
Certains pays
considèrent la clarification comme faisant partie de lamélioration de la mise en
uvre de lAccord SPS. Dautres disent quétant donné quelle
implique une interprétation et une modification de lAccord, elle devrait être
englobée dans les nouvelles négociations. Certains disent aussi que les questions de
mise en uvre ont déjà été débattues au Comité SPS pendant lexamen du
fonctionnement et de la mise en uvre de lAccord (qui a eu lieu en 1998), et
que le Comité devrait continuer dêtre le cadre de discussion de ces questions.
Autres
préoccupations des pays en développement haut
de page
Outre le fait de
demander une clarification des points susmentionnés, un certain nombre de pays en
développement ont exprimé des préoccupations liées à leur manque de ressources pour
mettre en uvre lAccord. Les problèmes quils rencontrent sont dus à
divers facteurs, dont:
- lobligation de
tenir informés les autres Membres, par le biais du Comité SPS de lOMC, de leurs
réglementations (notification),
- le suivi des nouvelles
réglementations sur leurs marchés dexportation,
- la difficulté
quils ont à démontrer quil existe des preuves scientifiques suffisantes pour
justifier leurs propres mesures ou contester celles des autres.
Ces pays demandent à
la fois une assistance technique et davantage de temps pour faire face à leurs
obligations. |