Variétés
végétales:
article 27:3 b) haut
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Larticle 27 de
lAccord sur les ADPIC définit les types dinventions qui doivent être
brevetables et celles qui peuvent être exclues de la brevetabilité. Il sagit à la
fois de produits et de procédés qui relèvent de tous les domaines de la
technologie.
Cest
lalinéa b) (article 27:3 b)) qui fait lobjet dun examen - comme
lexige lAccord sur les ADPIC - et cest à son sujet que des propositions
ont été soumises pour Seattle.
En
gros,
larticle 27:3 b) autorise les gouvernements à exclure de la brevetabilité les
végétaux, les animaux et les procédés essentiellement biologiques
(mais
les micro-organismes et les procédés non biologiques et microbiologiques doivent être
brevetables). Toutefois, les variétés végétales doivent pouvoir être protégées soit
par des brevets soit par un système créé spécifiquement dans ce but (sui
generis) ou par une combinaison de ces deux moyens. Ainsi, des pays pourraient
adopter une loi sur la protection des variétés végétales basée sur un modèle établi
par lUnion internationale pour la protection des obtentions végétales
(UPOV).
Lexamen de
larticle 27:3b) a commencé en 1999, comme lexigeait lAccord sur les
ADPIC. Parmi les questions soulevées on peut citer notamment: les avantages et les
inconvénients de divers types de protection (brevets, UPOV, etc.); comment traiter les
questions morales et éthiques (les formes de vie inventées doivent-elles être
brevetables?); comment traiter le savoir traditionnel et les droits des communautés
doù sont issus les matériaux génétiques; y a-t-il conflit entre lAccord
sur les ADPIC et la Convention sur la diversité biologique. Des opinions très diverses
ont été exprimées sur tous ces sujets et certains pays souhaitent obtenir des
éclaircissements par exemple sur le sens du terme micro-organisme ou sur la
différence entre les procédés biologiques et les procédés
microbiologiques.
Certains pays en
développement veulent que lAccord sur les ADPIC tienne compte de préoccupations
plus spécifiques, comme leur souci de permettre aux agriculteurs de continuer à
conserver et à échanger les semences quils ont récoltées et de lutter contre les
pratiques anticoncurrentielles qui menacent la souveraineté alimentaire des
pays en développement.
Il reste à voir si ce
sujet sera examiné uniquement au Conseil des ADPIC ou sil deviendra un thème de
négociation.
Situations
de non-violation (Article 64:2) haut
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En
principe, les
différends portés devant lOMC reposent sur des allégations selon lesquelles un
pays à violé un accord ou rompu un engagement.
Au titre des accords
sur les marchandises (GATT) et les services (AGCS), les pays peuvent introduire une
plainte devant lOrgane de règlement des différends sils peuvent montrer
quils ont été privés dun avantage escompté en raison de mesures prises par
un gouvernement (par exemple loctroi dune nouvelle subvention à la production
pour un produit ayant fait lobjet dune concession tarifaire) - même si ces
mesures ne violent pas lun de ces accords. Lobjectif de ces recours en cas de
non-violation est de préserver léquilibre des possibilités
daccès aux marchés auquel les pays sont parvenus au cours des négociations
multilatérales.
LAccord sur les
ADPIC exclut temporairement les différends en situation de non-violation (article 64:2):
des différends ne peuvent être portés devant lOMC au titre de lAccord sur
les ADPIC que sil est spécifiquement allégué quun pays a violé une
disposition dudit accord. Larticle 64:2 prévoit que les plaintes en situation de
non-violation ne pourront pas faire lobjet dune procédure de règlement des
différends devant lOMC pendant les cinq premières années dapplication de
lAccord sur lOMC (cest-à-dire pendant la période 1995-1999).
Un certain nombre de
pays veulent que cette interdiction soit maintenue, du moins jusquà ce que les
conséquences en aient été examinées de manière plus approfondie. Ils font valoir que
lAccord sur les ADPIC ne ressemble pas au GATT ni à lAGCS parce quil
définit des normes minimales et non pas des règles en matière daccès aux
marchés ni des listes dengagements. Un pays au moins a dit que les plaintes en
situation de non-violation devraient pouvoir être portées devant lOMC de manière
à décourager les Membres de sadonner à une activité législative
créatrice leur permettant de contourner les engagements pris dans le domaine des
ADPIC.
Application
par les pays en développement
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Le 1er janvier 2000,
les pays en développement devront se conformer à lAccord sur les
ADPIC. (Les pays
les moins avancés ont jusquau 1er janvier 2006.) Plusieurs pays en développement
demandent un délai plus long afin de faire face à la lourde charge législative et
administrative que cela représente.
Transfert
de technologie haut
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Les propositions
présentées pour la réunion de Seattle prévoient notamment un renforcement des
dispositions relatives au transfert de technologie en général (articles 7 et 8) et de
lobligation faite aux pays développés doffrir des incitations aux
entreprises et institutions afin de promouvoir le transfert de technologie vers les pays
les moins avancés (article 66:2)
Produits
pharmaceutiques haut
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Certains Membres
proposent que les médicaments essentiels inscrits sur la liste de lOrganisation
mondiale de la santé soient exclus de la brevetabilité ou que les pays en développement
soient autorisés à délivrer des licences obligatoires pour ces médicaments
(cest-à-dire obliger le détenteur du brevet à accorder des licences à
dautres fabricants, à certaines conditions appropriées telles que le versement de
redevances) afin que les médicaments puissent être fournis à des prix
raisonnables.
Examen
de lAccord sur les ADPIC haut
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Cet examen doit être
effectué en 2000, au titre de larticle 71:1. Le Conseil des ADPIC abordera la
question à sa première réunion de lan 2000 (actuellement prévue pour le mois de
mars). Ce que cet examen impliquera dépend du résultat de la Conférence ministérielle
de Seattle et des consultations informelles qui auront lieu entre les Membres et le
Président du Conseil.
Parmi les sujets
quil est proposé dexaminer à Seattle figurent: la prise en compte par
lAccord sur les ADPIC, de manière efficace et neutre, des nouvelles découvertes et
pratiques technologiques; lincorporation des nouveaux traités concernant les droits
de propriété intellectuelle qui touchent au commerce adoptés hors de lOMC; et la
simplification des aspects administratifs grâce par exemple à lharmonisation de
certains aspects du traitement des demandes de brevet dans les pays. Certaines de ces
propositions émanent de pays développés. |