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Avec la
prochaine Conférence ministérielle, ces travaux entrent maintenant dans
une phase critique. Il existe un certain nombre de propositions concernant
la façon dont les travaux de l’OMC dans ce domaine pourraient être
conduits à l’avenir. Une possibilité consisterait à conclure un
accord multilatéral sur la transparence dans le cadre d’un nouveau
cycle de négociations et une autre à poursuivre les travaux au Groupe de
travail. En outre, un certain nombre de Membres de l’OMC ont présenté
des projets d’accords et ont engagé des consultations intensives avec
leurs partenaires dans le cadre de l’OMC en vue d’élaborer un accord
sur la transparence des marchés publics qui pourrait être adopté par
les Ministres à Seattle.
Le
mandat défini à Singapour atteste l’importance cruciale accordée à
la transparence dans l’ensemble du système de règles et de pratiques
de l’OMC. La transparence est souvent considérée comme l’un des
trois principes fondamentaux de l’OMC, les autres étant le principe de
la nation la plus favorisée et celui du traitement national. C’est
peut-être dans les situations où l’incidence des règles
d’application générale sur les conditions commerciales est limitée et
où le pouvoir discrétionnaire en matière de prise de décisions est le
plus étendu que le rôle de la transparence est le plus important. Cela
est particulièrement vrai dans le cas des marchés publics. Le GATT, et
maintenant l’OMC, sont dotés depuis longtemps d’un accord plurilatéral,
comptant actuellement 26 Parties sur les 135 Membres de l’OMC, qui
contient des prescriptions détaillées concernant la transparence des
marchés publics. Les dispositions de cet accord relatives à la
transparence ont pour objet non seulement de garantir que l’information
pertinente sur les possibilités de marchés soit disponible et que les décisions
soient prises en toute équité, mais aussi de faciliter le suivi des
engagements pris au titre de cet accord et consistant à ne pas établir
de discrimination à l’égard des fournisseurs et des fournitures
originaires d’autres Parties.
Les
travaux multilatéraux actuels sur la transparence des marchés publics
ont une orientation quelque peu différente. Premièrement, ils sont évidemment
de nature multilatérale et visent à élaborer un accord auquel
l’ensemble des 135 Membres de l’OMC seront parties. Deuxièmement, le
sujet en est la transparence en tant que telle, plutôt que la
transparence comme moyen de surveiller la mise en œuvre des engagements
en matière d’accès aux marchés. Il est entendu, parmi les Membres de
l’OMC, que les travaux en cours sur la transparence des marchés publics
ne visent pas à réglementer l’ampleur des préférences accordées par
les gouvernements aux fournitures et fournisseurs nationaux, à condition
bien entendu que ces préférences soient transparentes. Toutefois,
certains Membres ont indiqué qu’ils souhaiteraient que les négociations
futures laissent également la possibilité d’aborder la question des
obstacles à l’accès aux marchés sur une base multilatérale.
Depuis
sa première réunion en mai 1997, le Groupe de travail de la transparence
des marchés publics de l’OMC s’est réuni neuf fois. Ses travaux ont
commencé avec la présentation d’exposés par les représentants
d’autres organisations intergouvernementales ayant des activités et des
instruments internationaux en rapport avec la transparence des marchés
publics, à savoir la Commission des Nations Unies pour le droit
commercial international (CNUDCI) et la Banque mondiale. Il a ensuite
examiné une étude comparative de l’OMC sur les dispositions relatives
à la transparence prévues dans les instruments internationaux existants
ainsi que dans les pratiques nationales. Cette étude englobait les procédures
visées par l’Accord plurilatéral de l’OMC sur les marchés publics,
la Loi type de la CNUDCI et les Directives de la Banque mondiale ainsi que
les renseignements disponibles concernant les pratiques nationales.
L’étape
suivante des travaux du Groupe de travail a consisté en une étude systématique
des 12 questions qui avaient été jugées importantes en matière de
transparence des marchés publics: définition et portée des marchés
publics; méthodes de passation des marchés; publication des informations
concernant les législations et les procédures nationales; information
concernant les possibilités de marchés, les appels d’offres et les
procédures de qualification; délais; transparence des décisions
concernant la qualification; transparence des décisions concernant
l’adjudication des marchés; procédures de réexamen nationales; autres
questions relatives à la transparence; établissement du procès-verbal
de la procédure de passation des marchés; technologies de
l’information; langue; lutte contre la corruption; renseignements à
fournir aux autres gouvernements (notification); procédures de règlement
des différends de l’OMC; et coopération technique et traitement spécial
et différencié en faveur des pays en développement. De nombreux Membres
ont présenté au Groupe de travail des communications écrites concernant
les pratiques nationales, les questions méritant d’être examinées et
des actions à envisager.
Les
travaux ont fait apparaître un large terrain d’entente sur biens des
points mentionnés ci-dessus. Les principales questions pour lesquelles
des travaux plus approfondis sont nécessaires comprennent la portée des
transactions qui seraient visées par un accord sur la transparence, le
traitement des pratiques de marché de gré à gré - qui sont par essence
moins transparentes - les procédures de réexamen ou de contestation
nationales ainsi que l’applicabilité des procédures de l’OMC au règlement
des différends entre gouvernements concernant les allégations de
non-respect des règles d’un accord sur la transparence.
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