
Ce projet de texte s'inspire pour beaucoup de l'excellent travail
accompli par les Présidents des organes de négociation et des autres
organes de l'OMC et incorpore ce travail. Cependant, il ne prétend pas
représenter un accord sauf dans les cas (Annexe C sur les services et
les recommandations du CNC concernant les négociations sur le Mémorandum
d'accord sur le règlement des différends) où cela est indiqué. Les
Membres sont bien conscients des divergences de vues considérables qui
persistent dans un certain nombre de domaines importants.
Le Président du Groupe de négociation sur l'accès aux marchés pour les
produits non agricoles, par exemple, a expliqué clairement dans sa
lettre du 9 juillet (distribuée à tous les Membres) les sérieuses
divergences en ce qui concerne les positions qui l'ont amené à conclure
que la seule option possible était de nous transmettre l'Annexe B du
texte Derbez, non en tant que texte convenu mais comme point de départ
pour la poursuite de la négociation qui sera manifestement nécessaire.
Il a mis en évidence dans sa lettre les aspects de ce texte sur
lesquels, à son sens, il faudrait encore travailler.
Le texte ci-joint est un premier projet, dont l'objet est d'offrir une
base pour la poursuite de la négociation entre les Membres. Il évoluera
sans doute avant d'être examiné par le Conseil général pour adoption à
sa réunion commençant le 27 juillet, et cette évolution sera au centre
des consultations intensives que nous mènerons dans le temps très limité
qu'il nous reste avant que le Conseil ne se réunisse.
Il est aussi utile que nous nous rappelions le but auquel ce texte est
censé répondre. Comme il a été répété à maintes reprises au cours des
réunions de ces derniers mois, notre tâche n'est pas d'élaborer une
Déclaration ministérielle comme nous devions le faire pour Cancún. En
fait, nous cherchons à prendre les mesures nécessaires à ce stade, au
niveau du Conseil général, afin d'assurer le progrès continu des
négociations et du programme de travail dans son ensemble.
Comme l'esquisse présentée le 8 juin, le présent projet met l'accent en
particulier sur un certain nombre de domaines qui, dans les discussions
qui ont suivi Cancún, se sont révélés être des préoccupations
importantes pour les Membres et des éléments clés pour les progrès
futurs. Comme il a été souligné à maintes reprises, cet accent ne réduit
en rien l'importance d'autres aspects des négociations ou du programme
de travail dans son ensemble. Ce texte commence et se termine par la
réaffirmation de l'attachement des Membres aux mandats de Doha dans leur
intégralité.
Nous demandons instamment aux Membres de considérer le présent projet de
texte dans un esprit constructif et en respectant les positions des
autres. Nous avons encore du chemin à faire avant de parvenir à un
consensus sur le texte global mais, en travaillant avec acharnement et
en faisant montre de bonne volonté, cela devrait être possible. Nous
allons continuer d'œuvrer avec vous tous pour faciliter un accord dans
le peu de temps qu'il nous reste.
Projet de décision du Conseil général du [...] juillet 2004
1. Le Conseil général réaffirme les Déclarations et
Décisions ministérielles adoptées à Doha et l'engagement sans réserve
de tous les Membres de leur donner effet. Le Conseil souligne la
détermination des Membres à achever le Programme de travail de Doha
dans son intégralité et à mener à bien les négociations lancées à
Doha. Compte tenu de la Communication ministérielle adoptée à Cancún
le 14 septembre 2003, et des déclarations du Président du Conseil et
du Directeur général à la réunion du Conseil des 15 16 décembre 2003,
le Conseil prend note du rapport du Président du Comité des
négociations commerciales (CNC) et convient de prendre les mesures ci
après:
a. Agriculture: le Conseil général adopte le cadre
figurant à l'Annexe A du présent document.
b. Coton: le Conseil général réaffirme l'importance de
l'Initiative sectorielle sur le coton et prend note des paramètres
figurant à l'Annexe A dans le cadre desquels les aspects liés au
commerce de cette question seront traités dans les négociations sur
l'agriculture. Le Conseil général attache aussi de l'importance aux
aspects relatifs au développement de l'Initiative sur le coton et
souhaite insister sur la complémentarité des aspects relatifs au
commerce et au développement. Le Conseil prend note du récent Atelier
sur le coton organisé à Cotonou les 23 et 24 mars 2004 par le
Secrétariat de l'OMC et des autres efforts faits aux plans bilatéral
et multilatéral pour accomplir des progrès en ce qui concerne les
aspects relatifs à l'aide au développement et donne pour instruction
au Secrétariat de continuer de travailler avec la communauté du
développement et de faire périodiquement rapport au Conseil sur les
faits nouveaux pertinents.
c. Accès aux marchés pour les produits non agricoles:
le Conseil général adopte le cadre figurant à l'Annexe B du présent
document.
d. Développement: les considérations en matière de
développement font partie intégrante de la Déclaration ministérielle
de Doha. Le Conseil général exhorte et engage à nouveau les Membres à
concrétiser pleinement la dimension développement du Programme de Doha
pour le développement, qui met les besoins et les intérêts des pays en
développement et des pays les moins avancés au centre du Programme de
travail de Doha. Le Conseil réaffirme le rôle important qu'un accès
aux marchés amélioré, des règles équilibrées et des programmes
d'assistance technique et de renforcement des capacités bien ciblés et
disposant d'un financement durable peuvent jouer dans le développement
économique de ces pays.
Dans les négociations de Doha, tous les pays en développement
bénéficieront des dispositions générales relatives au traitement
spécial et différencié. En outre, la contribution des pays en
développement aux engagements de réduction dans le domaine de l'accès
aux marchés dans les négociations sur l'accès aux marchés pour les
produits non agricoles et l'agriculture devrait tenir compte de leurs
niveaux de développement dans des secteurs particuliers, ainsi que de
leurs préoccupations en matière de sécurité alimentaire, de
développement rural et de moyens d'existence et reconnaître leur
libéralisation unilatérale antérieure, pour ce qui est des critères à
convenir dans les négociations en cours. Les préoccupations
spécifiques des pays tributaires de préférences et de produits de base
et des pays en développement importateurs nets de produits
alimentaires seront traitées, dans le contexte des engagements en
matière de libéralisation au plan multilatéral de manière appropriée,
souscrits pendant le Cycle de Doha. En outre, les préoccupations des
petites économies en développement vulnérables seront prises en
compte, sans que ne soit créée une sous-catégorie de Membres.
Le Conseil réaffirme que les dispositions en matière de traitement
spécial et différencié font partie intégrante des Accords de l'OMC. Le
Conseil rappelle la décision prise par les Ministres à Doha de
réexaminer toutes les dispositions relatives au traitement spécial et
différencié en vue de les renforcer et de les rendre plus précises,
plus effectives et plus opérationnelles. Le Conseil reconnaît les
progrès qui ont été réalisés jusqu'ici. Le Conseil donne pour
instruction au Comité du commerce et du développement réuni en Session
extraordinaire d'achever rapidement le réexamen de toutes les
propositions en suspens axées sur des accords particuliers et de faire
rapport au Conseil général, en formulant des recommandations claires
en vue d'une décision, pour le [...]. Le Conseil donne en outre pour
instruction au Comité, dans le cadre des paramètres du mandat de Doha,
de s'occuper de tous les autres travaux en suspens, y compris au sujet
des questions transversales, du mécanisme de surveillance et de
l'incorporation du traitement spécial et différencié dans
l'architecture des règles de l'OMC, mentionnés dans le document TN/CTD/7
et de faire rapport, selon qu'il conviendra, au Conseil général.
Le Conseil donne également pour instruction à tous les organes de
l'OMC auxquels des propositions de la catégorie II ont été renvoyées
d'achever rapidement l'examen de ces propositions et de faire rapport
au Conseil général, en formulant des recommandations claires en vue
d'une décision, dès que possible et au plus tard le [...]. Ce faisant,
ces organes veilleront à ce que, dans toute la mesure du possible,
leurs réunions ne se chevauchent pas de manière à permettre une
participation pleine et effective des pays en développement à ces
discussions.
Le Conseil reconnaît les progrès qui ont été réalisés depuis la
Conférence ministérielle de Doha en ce qui concerne l'augmentation de
l'assistance technique liée au commerce (ATLC) accordée aux pays en
développement. Pour poursuivre cet effort, le Conseil affirme que les
pays en développement, et en particulier les pays les moins avancés,
devraient bénéficier d'une ATLC et d'un renforcement des capacités
accrus, pour accroître leur participation effective aux négociations,
pour faciliter leur mise en œuvre des règles de l'OMC, et pour leur
permettre d'ajuster et de diversifier leurs économies. Dans ce
contexte, le Conseil accueille avec satisfaction et encourage encore
l'amélioration de la coordination avec d'autres organismes, y compris
au titre du Cadre intégré pour l'ATLC pour les PMA et du Programme
intégré conjoint d'assistance technique (JITAP).
S'agissant des questions liées à la mise en œuvre, le Conseil
réaffirme les mandats que les Ministres ont donnés au paragraphe 12 de
la Déclaration ministérielle de Doha et dans la Décision de Doha sur
les questions et préoccupations liées à la mise en œuvre, et réaffirme
la détermination des Membres à trouver des solutions appropriées aux
questions en suspens. Le Conseil donne pour instruction au CNC, aux
organes de négociation et aux autres organes de l'OMC concernés de
redoubler d'efforts pour trouver des solutions appropriées à titre
prioritaire, et demande au Directeur général de poursuivre les
consultations qu'il a entreprises sur certaines questions, y compris
les questions relatives à l'extension de la protection des indications
géographiques prévue à l'article 23 de l'Accord sur les ADPIC à des
produits autres que les vins et les spiritueux. Le Conseil examinera
les progrès réalisés et prendra toute mesure appropriée au plus tard
le [...].
e. Autres organes de négociation: le Conseil général prend
note des rapports présentés au CNC par les Sessions extraordinaires du
Conseil du commerce des services, du Conseil des ADPIC, de l'Organe de
règlement des différends et du Comité du commerce et de
l'environnement ainsi que par le Groupe de négociation sur les règles
(1). Le
Conseil réaffirme l'engagement des Membres de progresser dans tous ces
domaines des négociations conformément aux mandats de Doha.
Le Conseil adopte les recommandations convenues par la Session
extraordinaire du Conseil du commerce des services, figurant à
l'Annexe C du présent document, sur la base desquelles de nouveaux
progrès dans les négociations sur les services seront recherchés.
Le Conseil adopte également la recommandation du CNC selon laquelle
les travaux de la Session extraordinaire de l'Organe de règlement des
différends devraient se poursuivre sur la base énoncée par le
Président de cet organe dans son rapport au CNC.
f. Facilitation des échanges: prenant note des travaux
accomplis sur la facilitation des échanges par le Conseil du commerce
des marchandises dans le cadre du mandat figurant au paragraphe 27 de
la Déclaration ministérielle de Doha et des travaux effectués sous les
auspices du Conseil général avant la cinquième Conférence
ministérielle et après sa conclusion, le Conseil général décide
d'engager des négociations sur la base des modalités énoncées à
l'Annexe D du présent document.
Liens entre commerce et investissement, Interaction du commerce et
de la politique de la concurrence et Transparence des marchés publics:
le Conseil convient que ces questions, mentionnées aux paragraphes 20
à 22, 23 à 25 et 26 respectivement de la Déclaration ministérielle de
Doha, ne feront pas partie du Programme de travail énoncé dans ladite
Déclaration et que par conséquent il n'y aura pas de travaux en vue de
négociations sur l'une quelconque de ces questions dans le cadre de l'OMC
pendant le Cycle de Doha.
g. Autres éléments du programme de travail: le Conseil
général réaffirme la haute priorité que les Ministres ont donnée à
Doha aux éléments du Programme de travail qui ne comportent pas de
négociations. Notant qu'un certain nombre de ces questions présentent
un intérêt particulier pour les pays en développement Membres, le
Conseil souligne son engagement de s'acquitter des mandats donnés par
les Ministres dans tous ces domaines. À cette fin, le Conseil général
et les autres organes pertinents feront rapport conformément à leurs
mandats de Doha à la sixième session de la Conférence ministérielle.
Les moratoires visés au paragraphe 11.1 de la Décision ministérielle
de Doha sur les questions et préoccupations liées à la mise en œuvre
et au paragraphe 34 de la Déclaration ministérielle de Doha sont
prorogés jusqu'à la sixième Conférence ministérielle.
2. Le Conseil général exhorte tous les Membres à redoubler
d'efforts en vue d'arriver à un résultat global équilibré du Programme
de Doha pour le développement, conformément aux engagements pris par
les Ministres à Doha.
Annexe A haut
de page
Cadre pour l'établissement de modalités concernant l'agriculture
1. Le point de départ pour la phase actuelle des
négociations sur l'agriculture a été le mandat énoncé au paragraphe 13
de la Déclaration ministérielle de Doha. Celui-ci reposait quant à lui
sur l'objectif de réforme à long terme de l'Accord sur l'agriculture,
qui est d'établir un système de commerce qui soit équitable et axé sur
le marché par un programme de réforme fondamentale. Les éléments
ci-après offrent la précision additionnelle nécessaire à ce stade des
négociations et par conséquent la base pour les négociations sur les
modalités complètes au cours de la phase suivante. Le niveau
d'ambition fixé par le mandat de Doha continuera d'être le point de
référence essentiel.
2. L'équilibre final sera trouvé uniquement à la conclusion de ces
négociations ultérieures et dans le cadre de l'Engagement unique. Pour
arriver à cet équilibre, les modalités à élaborer devront inclure des
dispositions effectives d'un point de vue opérationnel et
significatives concernant le traitement spécial et différencié pour
les pays en développement. L'agriculture a une importance cruciale
pour le développement économique des pays en développement et ils
doivent être en mesure de mener des politiques agricoles propres à
soutenir leurs objectifs de développement, leurs stratégies de
réduction de la pauvreté et leur sécurité alimentaire et à répondre à
leurs préoccupations en matière de moyens d'existence. Les
considérations autres que d'ordre commercial, visées au paragraphe 13
de la Déclaration de Doha, seront prises en compte.
3. Les réformes concernant les trois piliers forment un tout
interdépendant et doivent être abordées d'une manière équilibrée et
équitable. Ces réformes aboutiront à des abaissements substantiels et
effectifs de la protection et du soutien ayant des effets de
distorsion des échanges, quoique les réductions se fassent à partir
des niveaux d'engagement. Les Membres dont les niveaux de protection
et de soutien ayant des effets de distorsion des échanges sont plus
élevés procèderont à des abaissements plus importants.
4. Le coton continue d'être une question vitale pour un certain nombre
de Membres. Elle sera traitée de manière ambitieuse et rapide en tant
que partie intégrante des négociations sur l'agriculture. Les
dispositions du présent cadre offrent une base pour cette approche:
-
En ce qui concerne le pilier soutien interne, il est prévu des
réductions substantielles et effectives du soutien par produit des
Membres, qui sera en premier lieu plafonné.
-
En ce qui concerne le pilier accès aux marchés, il est prévu une
amélioration substantielle de l'accès aux marchés pour chaque ligne
tarifaire.
-
En ce qui concerne le pilier concurrence à l'exportation, il est
prévu d'éliminer les subventions à l'exportation et d'éliminer les
éléments ayant des effets de distorsion des échanges des autres
instruments de concurrence à l'exportation.
5. La cohérence entre les aspects relatifs au commerce et au
développement de la question du coton sera recherchée ainsi qu'il est
indiqué au paragraphe 1.b du texte auquel le présent cadre est annexé.
SOUTIEN INTERNE
6. La Déclaration ministérielle de Doha préconise "des réductions
substantielles du soutien interne ayant des effets de distorsion des
échanges". En vue d'arriver à ces réductions substantielles, les
négociations concernant ce pilier assureront ce qui suit:
-
Le traitement spécial et différencié reste une composante faisant
partie intégrante du soutien interne. Les modalités à élaborer
incluront des périodes de mise en œuvre plus longues et des
coefficients de réduction plus faibles pour tous les types de soutien
ayant des effets de distorsion des échanges et le maintien de l'accès
aux dispositions au titre de l'article 6:2.
-
Il y aura un fort élément d'harmonisation dans les réductions
effectuées par les pays développés. Plus précisément, les niveaux de
soutien autorisé plus élevés, soit en termes absolus soit en termes
relatifs, seront soumis à des abaissements plus importants.
-
Chacun de ces Membres procédera à une réduction substantielle et
effective du niveau global de son soutien ayant des effets de
distorsion des échanges.
-
Outre cet engagement global, chaque élément individuel du soutien
interne ayant des effets de distorsion des échanges sera soumis à des
réductions à partir des niveaux autorisés (et, dans le cas de la
catégorie bleue, à une réduction à un niveau à convenir) afin
d'assurer des résultats qui soient cohérents avec l'objectif de
réforme à long terme. Toute clarification ou toute élaboration des
règles et des conditions devant régir le soutien ayant des effets de
distorsion des échanges tiendra compte de cela.
Réduction globale: une formule étagée
7. La somme de la totalité du soutien ayant des effets de distorsion
des échanges, mesurée par la MGS totale consolidée finale plus le de
minimis autorisé et un niveau à déterminer pour les versements de la
catégorie bleue sera réduite suivant une formule étagée. En vertu de
cette formule, les Membres dont les niveaux de soutien ayant des
effets de distorsion des échanges sont plus élevés procéderont à des
réductions globales plus importantes pour arriver à un résultat
harmonisateur.
8. Les paramètres ci-après guideront la poursuite de la négociation de
cette formule étagée:
-
Cet engagement s'appliquera en tant qu'engagement global minimal. Il
ne sera pas appliqué pas en tant que plafond des réductions du soutien
global ayant des effets de distorsion des échanges, si les formules
distinctes et complémentaires à élaborer pour la MGS totale, le de
minimis et les versements de la catégorie bleue devaient, prises
conjointement, se traduire par un abaissement plus important du
soutien global ayant des effets de distorsion des échanges pour tel ou
tel Membre.
-
La base pour mesurer la composante catégorie bleue sera le plus
élevé des éléments suivants: les versements existants de la catégorie
bleue pendant une période représentative récente à convenir et le
plafond à établir en vertu du paragraphe 14 ci dessous.
MGS totale consolidée finale: une formule étagée
9. Pour arriver à des réductions ayant un effet harmonisateur:
-
La MGS totale consolidée finale sera réduite substantiellement, à
l'aide d'une approche étagée.
-
Les Membres ayant une MGS totale plus élevée, soit en termes absolus
soit en termes relatifs, procéderont à des réductions plus
importantes.
-
Pour empêcher le contournement de l'objectif de l'Accord par des
transferts d'un soutien interne inchangé entre différentes catégories
de soutien, les MGS par produit seront plafonnées à leurs niveaux
moyens respectifs pendant une période de base antérieure à convenir.
-
Certains de ces plafonds par produit seront ensuite réduits.
10. Les Membres pourront procéder à des réductions supérieures à
celles qui découlent de la formule pour obtenir le niveau requis
d'abaissement du soutien global ayant des effets de distorsion des
échanges.
De minimis
11. Le de minimis sera réduit d'un pourcentage à convenir.
12. Les Membres pourront procéder à des réductions supérieures à
celles qui découlent de la formule pour obtenir le niveau requis
d'abaissement du soutien global ayant des effets de distorsion des
échanges.
Catégorie bleue
13. Les Membres reconnaissent le rôle de la catégorie bleue dans la
promotion de la réforme de l'agriculture. Compte tenu de cela,
l'article 6:5 de l'Accord sera modifié de sorte que les Membres
puissent avoir recours aux mesures ci-après:
Ou
14. À la fin de la période de mise en œuvre à convenir, le soutien de
la catégorie bleue ne dépassera pas un pourcentage convenu de la
valeur totale moyenne de la production agricole au cours d'une période
antérieure. Le pourcentage et la période antérieure seront tous deux
établis dans les négociations. Dans les cas où un Membre a placé un
pourcentage exceptionnellement élevé de son soutien ayant des effets
de distorsion des échanges dans la catégorie bleue, une certaine
flexibilité sera ménagée pour faire en sorte qu'un Membre concerné, en
réduisant le soutien de la catégorie bleue pour se rapprocher de ce
plafond convenu, ne soit pas appelé à procéder à une réduction
totalement disproportionnée.
15. Les critères ci dessus seront examinés plus avant pour faire en
sorte que les versements de la catégorie bleue restent des mesures
ayant moins d'effets de distorsion des échanges que les mesures
entrant dans la MGS, étant entendu que:
Les Membres qui ont utilisé récemment la catégorie bleue comme
instrument de réforme essentiel devront être sûrs que cet examen
n'aurait pas l'effet pervers d'annuler leurs réformes.
Catégorie verte
16. Les critères de la catégorie verte seront réexaminés en vue de
faire en sorte que les mesures de la catégorie verte aient des effets
de distorsion des échanges ou des effets sur la production nuls, ou au
plus minimes. Ce réexamen devra faire en sorte que les concepts
fondamentaux, les principes et le caractère effectif de la catégorie
verte soient préservés et tiennent dûment compte des considérations
autres que d'ordre commercial. Les obligations améliorées concernant
le suivi et la surveillance de toutes les nouvelles disciplines
prévues au paragraphe 50 ci dessous seront particulièrement
importantes en ce qui concerne la catégorie verte.
CONCURRENCE À L'EXPORTATION
17. La Déclaration ministérielle de Doha préconise la "réduction de
toutes les formes de subventions à l'exportation, en vue de leur
retrait progressif". En tant que résultat des négociations, les
Membres conviennent d'engagements assurant l'élimination parallèle de
toutes les formes de subventions à l'exportation et des disciplines
concernant toutes les mesures à l'exportation d'effet équivalent pour
une date butoir crédible.
Point d'aboutissement
18. Les mesures ci après seront éliminées pour la date butoir à
convenir:
-
Subventions à l'exportation comme prévu.
-
L'élément des crédits à l'exportation et des garanties de crédits à
l'exportation qui a un effet de distorsion des échanges en réduisant
la période de remboursement aux conditions commerciales (180 jours) et
en établissant des disciplines à convenir avec comme référence
l'appendice 5 de l'annexe 1 du document TN/AG/10 (2).
-
Pratiques ayant des effets de distorsion des échanges en ce qui
concerne les ventes à l'exportation des entreprises commerciales
d'État y compris, entre autres, les subventions directes et indirectes
et la garantie contre les pertes. Des procédures effectives visant à
assurer la transparence des entreprises commerciales d'État seront
établies. La question de l'utilisation future des pouvoirs de monopole
sera négociée plus avant.
-
Fourniture d'une aide alimentaire qui n'est pas conforme aux
disciplines effectives d'un point de vue opérationnel à convenir.
L'objectif de ces disciplines sera de faire en sorte que l'aide
alimentaire ne soit pas utilisée en tant que mécanisme d'écoulement
des excédents et d'empêcher le détournement commercial.
Mise en œuvre
19. Sans préjudice des droits et des obligations existant dans le
cadre de l'OMC, les engagements et disciplines énoncés au paragraphe
18 seront mis en œuvre conformément à un calendrier et à des modalités
à convenir. Les engagements de réduction seront mis en œuvre par
tranches annuelles progressives. Leur échelonnement tiendra compte de
la nécessité d'une certaine cohérence avec les mesures de réforme
internes des Membres.
20. La négociation des éléments figurant au paragraphe 18 et leur mise
en œuvre assureront des engagements équivalents et parallèles de la
part des Membres.
Traitement spécial et différencié
21. Les pays en développement bénéficieront de périodes de mise en
œuvre plus longues pour le retrait progressif de toutes les formes de
subventions à l'exportation.
22. Jusqu'à ce que le retrait progressif de toutes les formes de
subventions à l'exportation et la mise en œuvre de toutes les
disciplines définies ci dessus soient achevés, les pays en
développement continueront de bénéficier des dispositions relatives au
traitement spécial et différencié de l'article 9:4 de l'Accord sur
l'agriculture.
23. Les participants feront en sorte que les disciplines concernant
les crédits à l'exportation à convenir prévoient de manière appropriée
un traitement différencié en faveur des pays les moins avancés et des
pays en développement importateurs nets de produits alimentaires ainsi
qu'il est prévu au paragraphe 4 de la Décision sur les mesures
concernant les effets négatifs possibles du programme de réforme sur
les pays les moins avancés et les pays en développement importateurs
nets de produits alimentaires.
Circonstances spéciales
24. Dans des circonstances exceptionnelles, des arrangements
temporaires ad hoc en matière de financement qui n'ont pas pour effet
de compromettre les engagements relatifs à la concurrence à
l'exportation pourront être convenus par les Membres sur la base de
critères et de procédures de consultation à établir.
ACCÈS AUX MARCHÉS
25. La Déclaration ministérielle de Doha préconise "des améliorations
substantielles de l'accès aux marchés". Les Membres sont aussi
convenus que le traitement spécial et différencié pour les Membres en
développement ferait partie intégrante de tous les éléments des
négociations.
L'approche unique: une formule étagée
26. Pour faire en sorte qu'une approche unique pour les pays
développés et les pays en développement puisse tenir compte de leurs
structures tarifaires différentes, les réductions tarifaires seront
opérées au moyen d'une formule à plusieurs niveaux.
27. Pour faire en sorte qu'une telle formule conduise à une expansion
globale substantielle du commerce, les principes ci-après guideront la
poursuite de sa négociation:
-
Les réductions tarifaires seront opérées à partir des taux
consolidés. L'obtention de réductions tarifaires globales
substantielles et effectives sera un point de repère pour évaluer le
résultat final des négociations.
-
Tous les Membres (autres que les PMA) feront une contribution. Des
dispositions spéciales et différenciées feront partie intégrante de
tous les éléments.
-
La progressivité des réductions tarifaires sera obtenue au moyen
d'abaissements plus importants des tarifs plus élevés avec des
flexibilités pour les produits sensibles. Des améliorations
substantielles de l'accès aux marchés seront obtenues pour tous les
produits.
28. Le nombre de fourchettes, les seuils pour la définition des
fourchettes et le type de réduction tarifaire dans chaque fourchette
continuent de faire l'objet de négociations. Le rôle d'un plafond
tarifaire dans une formule étagée avec un traitement distinct pour les
produits sensibles nécessite une évaluation plus poussée.
Produits sensibles
29. Les sensibilités des pays développés et des pays en développement
Membres dans l'agriculture sont, comme leurs structures tarifaires,
fondamentalement différentes. Il est aussi particulièrement difficile
de définir une contribution équitable des pays en développement en ce
qui concerne leurs produits sensibles tant que l'on n'aura pas une
idée plus claire de ce que sera probablement la contribution des pays
développés.
30. La façon dont les sensibilités des pays en développement peuvent
être prises en compte au mieux est donc une question à traiter dans la
phase de l'après-cadre. Les éléments clés de cette négociation sont
énoncés aux paragraphes 39 à 45.
31. Par contre, en raison des liens d'interdépendance entre les trois
piliers et des responsabilités particulières des pays développés pour
ce qui est des piliers soutien interne et concurrence à l'exportation,
il est nécessaire à ce stade d'étoffer quelque peu l'approche
fondamentale pour traiter les produits sensibles, qui est
nécessairement déterminée par les structures tarifaires et les
instruments utilisés par les pays développés.
Sélection
32. Les lignes tarifaires qui comprennent actuellement des taux de
tarifs hors contingent seront considérées comme étant une
approximation très proche du nombre admissible maximal de lignes
tarifaires pour les produits sensibles.
Traitement
33. Le principe de l'"amélioration substantielle" s'appliquera à
chaque ligne tarifaire.
34. L'"amélioration substantielle" sera obtenue au moyen de
combinaisons d'engagements en matière de contingents tarifaires et de
réductions tarifaires s'appliquant à chaque ligne tarifaire.
Toutefois, un équilibre dans cette négociation sera trouvé uniquement
si le résultat négocié final reflète aussi de la sensibilité du
produit considéré.
35. Un certain élément d'accroissement des contingents tarifaires sur
une base NPF sera nécessaire pour chaque ligne visée par un contingent
tarifaire. Une base sera établie pour un tel accroissement, compte
tenu de critères cohérents et équitables à élaborer dans les
négociations. Un abaissement minimal du taux de tarif hors contingent
sera établi.
Autres éléments
36. Les autres éléments qui donneront la flexibilité nécessaire pour
parvenir à un résultat final équilibré comprennent la réduction ou
l'élimination des taux de tarifs contingentaires et des améliorations
de l'administration des contingents tarifaires pour les contingents
tarifaires existants.
37. La progressivité des tarifs sera traitée au moyen d'une formule à
convenir.
38. La question de la sauvegarde spéciale pour l'agriculture (SGS)
continue de faire l'objet de négociations.
Traitement spécial et différencié
39. Eu égard à leurs besoins en matière de développement rural, de
sécurité alimentaire et/ou de garantie des moyens d'existence, un
traitement spécial et différencié pour les pays en développement fera
partie intégrante de tous les éléments de la négociation.
40. Une proportionnalité sera obtenue en exigeant des engagements de
réduction tarifaire moindres de la part des pays en développement dans
chaque fourchette de l'approche étagée.
41. Reflétant les considérations énoncées aux paragraphes 29 à 31, une
base pour la sélection et le traitement des produits sensibles dans le
cas des pays en développement sera établie dans les négociations. Une
cohérence est nécessaire ici en ce qui concerne la question des
produits spéciaux, les conditions relatives au Mécanisme de sauvegarde
spéciale (MSS) et la sélection et le traitement des produits
sensibles.
42. Compte tenu de la nécessité pour les pays en développement de
répondre effectivement à leurs besoins en matière de sécurité
alimentaire, de garantie des moyens d'existence et de développement
rural, les pays en développement Membres auront la flexibilité de
désigner, à des conditions à convenir dans les négociations, un
certain nombre de lignes tarifaires en tant que produits spéciaux
(PS). Il ne sera pas exigé d'accroître les contingents tarifaires pour
les produits spéciaux.
43. Un mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) sera établi pour
utilisation par les Membres en développement à des conditions à
convenir.
44. La mise en œuvre intégrale de l'engagement de longue date
d'obtenir la libéralisation la plus complète du commerce des produits
agricoles tropicaux et pour les produits qui revêtent une importance
particulière pour la diversification de la production en remplacement
des cultures de plantes narcotiques illicites reste à réaliser et sera
traitée de manière effective dans les négociations sur l'accès aux
marchés.
45. L'importance des préférences de longue date est pleinement
reconnue. La question de l'érosion des préférences sera traitée à des
conditions à convenir. Pour la poursuite de l'examen à cet égard, le
paragraphe 16 et les autres dispositions pertinentes de l'annexe 1 du
document TN/AG/10 serviront de référence (3).
PAYS LES MOINS AVANCÉS
46. Les pays les moins avancés, qui auront pleinement accès à toutes
les dispositions ci-dessus relatives au traitement spécial et
différencié, ne sont pas tenus de prendre des engagements de
réduction.
47. Les travaux sur le coton au titre des trois piliers refléteront
l'importance vitale de ce secteur pour certains PMA Membres.
48. La question de l'accès en franchise de droits et sans contingent
pour les PMA reste à l'examen.
MEMBRES AYANT ACCÉDÉ RÉCEMMENT
49. Les préoccupations particulières des Membres ayant accédé
récemment seront traitées à des conditions à convenir.
SUIVI ET SURVEILLANCE
50. L'article 18 de l'Accord sur l'agriculture sera amendé en vue
d'améliorer le suivi de façon à assurer effectivement une pleine
transparence, y compris au moyen de notifications présentées en temps
voulu et complètes au sujet des engagements en matière d'accès aux
marchés, de soutien interne et de concurrence à l'exportation. Les
préoccupations particulières des pays en développement à cet égard
seront traitées.
AUTRES QUESTIONS
51. Il reste comme questions à traiter les initiatives sectorielles,
les taxes à l'exportation différenciées, les indications
géographiques.
Annexe B haut
de page
Cadre pour l'établissement de
modalités concernant l'accès aux marchés
pour les produits non agricoles
1. Nous réaffirmons que les négociations sur l'accès
aux marchés pour les produits non agricoles viseront à réduire ou, selon qu'il
sera approprié, à éliminer les droits de douane, y compris à réduire ou à
éliminer les crêtes tarifaires, les droits élevés et la progressivité des
droits, ainsi que les obstacles non tarifaires, en particulier pour les produits
dont l'exportation présente un intérêt pour les pays en développement. Nous
réaffirmons également l'importance du traitement spécial et différencié et d'une
réciprocité qui ne soit pas totale pour ce qui est des engagements de réduction
en tant que parties intégrantes des modalités.
2. Nous reconnaissons les travaux substantiels
effectués par le Groupe de négociation sur l'accès aux marchés et les progrès
sur la voie d'un accord concernant les modalités de négociation. Nous prenons
note du dialogue constructif au sujet du Projet d'éléments des modalités
présenté par le Président (TN/MA/W/35/Rev.1) et confirmons notre intention
d'utiliser ce document comme référence pour les travaux futurs du Groupe de
négociation. Nous donnons pour instruction au Groupe de négociation de
poursuivre ses travaux, ainsi qu'il est prescrit par le paragraphe 16 de la
Déclaration ministérielle de Doha avec ses références correspondantes aux
dispositions pertinentes de l'article XXVIIIbis du GATT de 1994 et aux
dispositions citées au paragraphe 50 de la Déclaration ministérielle de Doha,
sur la base indiquée ci-après.
3. Nous reconnaissons qu'une approche fondée sur une
formule est essentielle pour réduire les droits de douane, et réduire ou
éliminer les crêtes tarifaires, les droits élevés et la progressivité des
droits. Nous convenons que le Groupe de négociation devrait poursuivre ses
travaux sur une formule non linéaire appliquée ligne par ligne qui tiendra
pleinement compte des besoins et intérêts spéciaux des pays en développement et
pays les moins avancés participants, y compris au moyen d'une réciprocité qui ne
soit pas totale pour ce qui est des engagements de réduction.
4. Nous convenons en outre des éléments suivants
concernant la formule:
-
la gamme de produits visés sera complète et sans exclusion a
priori;
-
les réductions ou l'élimination des droits commenceront à partir
des taux consolidés après la mise en œuvre intégrale des concessions courantes;
toutefois, pour les lignes tarifaires non consolidées, la base pour commencer
les réductions tarifaires sera [deux] fois le taux NPF appliqué au cours de
l'année de base;
-
l'année de base pour les taux de droits NPF appliqués sera 2001
(taux applicables le 14 novembre);
-
un crédit sera accordé pour la libéralisation autonome opérée
par les pays en développement à condition que les lignes tarifaires aient été
consolidées sur une base NPF à l'OMC depuis la conclusion du Cycle d'Uruguay;
-
tous les droits non ad valorem seront convertis en équivalents
ad valorem sur la base d'une méthodologie à déterminer et consolidés en termes
ad valorem;
-
les négociations commenceront sur la base de la nomenclature du
SH96 ou du SH2002, les résultats des négociations devant être finalisés dans la
nomenclature du SH2002;
-
la période de référence pour les chiffres des importations sera
1999-2001.
5. Nous convenons en outre que, à titre d'exception,
les participants pour lesquels la portée des consolidations pour les lignes
tarifaires concernant les produits non agricoles est inférieure à [35] pour cent
seraient exemptés des réductions tarifaires utilisant la formule. Au lieu de
cela, nous attendons d'eux qu'ils consolident [100] pour cent des lignes
tarifaires pour les produits non agricoles à un niveau moyen qui n'excède pas la
moyenne globale des droits consolidés pour tous les pays en développement après
la mise en œuvre intégrale des concessions courantes.
6. Nous reconnaissons qu'une composante tarifaire
sectorielle, visant à l'élimination ou à l'harmonisation, est un autre élément
essentiel pour atteindre les objectifs du paragraphe 16 de la Déclaration
ministérielle de Doha en ce qui concerne la réduction ou l'élimination des
droits de douane, en particulier pour les produits dont l'exportation présente
un intérêt pour les pays en développement. Nous reconnaissons que la
participation de tous les participants sera importante à cet effet. Nous donnons
par conséquent pour instruction au Groupe de négociation de poursuivre ses
discussions sur une telle composante, en vue de définir les produits visés, la
participation et des dispositions adéquates en matière de flexibilité pour les
pays en développement participants.
7. Nous convenons que les pays en développement
participants auront des périodes de mise en œuvre plus longues pour les
réductions tarifaires. En outre, ils se verront ménager la flexibilité suivante:
-
a) appliquer des abaissements inférieurs à des abaissements
fondés sur la formule à un maximum de [10] pour cent des lignes tarifaires pour
autant que les abaissements ne sont pas inférieurs à la moitié des abaissements
fondés sur la formule et que ces lignes tarifaires ne dépassent pas [10] pour
cent de la valeur totale des importations du Membre; ou
-
b) laisser des lignes tarifaires non consolidées, à titre d'exception, ou ne pas
appliquer les abaissements fondés sur la formule, pour un maximum de [5] pour
cent des lignes tarifaires pour autant qu'elles ne dépassent pas [5] pour cent
de la valeur totale des importations du Membre.
Nous convenons en outre que cette flexibilité ne pourrait pas
être utilisée pour exclure des chapitres entiers du SH.
8. Nous convenons que les pays les moins avancés participants ne
seront pas tenus d'appliquer la formule ni de participer à l'approche
sectorielle; toutefois, il est attendu d'eux qu'à titre de contribution à ce
cycle de négociations, ils accroissent substantiellement leur niveau
d'engagements en matière de consolidation.
9. En outre, reconnaissant la nécessité d'améliorer
l'intégration des pays les moins avancés dans le système commercial multilatéral
et de soutenir la diversification de leur base de production et d'exportation,
nous demandons aux pays développés participants et aux autres participants qui
en décident ainsi d'accorder sur une base autonome l'accès aux marchés en
franchise de droits et sans contingent pour les produits non agricoles
originaires des pays les moins avancés d'ici à l'année [...].
10. Nous reconnaissons que les Membres ayant accédé
récemment auront recours à des dispositions spéciales pour les réductions
tarifaires afin de tenir compte des engagements de vaste portée en matière
d'accès aux marchés qu'ils ont pris dans le cadre de leur accession et du fait
que des réductions tarifaires échelonnées sont encore mises en œuvre dans de
nombreux cas. Nous donnons pour instruction au Groupe de négociation de
travailler encore à l'élaboration de ces dispositions.
11. Nous convenons que, dans l'attente d'un accord sur
les modalités de base pour les droits de douane, les possibilités de modalités
supplémentaires telles que l'élimination sectorielle zéro pour zéro,
l'harmonisation sectorielle, et les demandes et offres, devraient rester
ouvertes.
12. En outre, nous demandons aux pays développés
participants et aux autres participants qui en décident ainsi d'envisager
l'élimination des droits peu élevés.
13. Nous reconnaissons que les OTC font partie
intégrante de ces négociations et en sont une partie également importante et
donnons pour instruction aux participants d'intensifier leurs travaux sur les
OTC. En particulier, nous encourageons tous les participants à présenter des
notifications sur les OTC d'ici au 31 octobre 2003 et à procéder à
l'identification, à l'examen, au classement en catégories, et au bout du compte
aux négociations sur les OTC. Nous prenons note de ce que les modalités visant à
traiter les OTC dans ces négociations pourraient inclure des approches
demandes/offres, horizontale ou verticale; et devraient tenir pleinement compte
du principe du traitement spécial et différencié pour les pays en développement
et pays les moins avancés participants.
14. Nous reconnaissons que des études et des mesures
de renforcement des capacités appropriées feront partie intégrante des modalités
à convenir. Nous reconnaissons également les travaux qui ont déjà été entrepris
dans ces domaines et demandons aux participants de continuer à identifier ces
questions pour améliorer la participation aux négociations.
15. Nous reconnaissons les défis auxquels peuvent être
confrontés les Membres bénéficiant des préférences non réciproques et les
Membres qui sont actuellement fortement tributaires des recettes tarifaires à la
suite de ces négociations sur les produits non agricoles. Nous donnons pour
instruction au Groupe de négociation de prendre en considération, au cours de
ses travaux, des besoins particuliers qui peuvent survenir pour les Membres
concernés.
16. Nous encourageons en outre le Groupe de
négociation à travailler en étroite collaboration avec le Comité du commerce et
de l'environnement réuni en Session extraordinaire en vue de traiter la question
des biens environnementaux non agricoles visés au paragraphe 31 iii) de la
Déclaration ministérielle de Doha.
Annexe C
haut
de page
Recommandations de la Session extraordinaire
du Conseil du commerce des services
a) Les Membres qui n'ont pas encore présenté
leurs offres initiales doivent le faire dès que possible.
b) Une date pour la présentation d'une série
d'offres révisées devrait être établie dès que possible.
c) En vue d'assurer à tous les Membres un
accès effectif aux marchés et de garantir un résultat concret, les Membres
s'emploieront à assurer la bonne qualité des offres, en particulier dans les
secteurs et pour les modes de fourniture qui intéressent les pays en
développement du point de vue des exportations, une attention spéciale devant
être accordée aux pays les moins avancés.
d) Les Membres s'efforceront d'obtenir une
élévation progressive des niveaux de libéralisation sans qu'aucun secteur de
service ou mode de fourniture ne soit exclu a priori et accorderont une
attention spéciale aux secteurs et aux modes de fourniture qui intéressent les
pays en développement du point de vue des exportations. Les Membres notent
l'intérêt des pays en développement, ainsi que d'autres Membres pour le mode 4.
e) Les Membres doivent intensifier leurs
efforts pour conclure les négociations sur l'élaboration de règles dans le cadre
des articles VI:4, X, XIII et XV de l'AGCS conformément à leurs mandats et
délais respectifs.
f) Une assistance technique ciblée devrait
être accordée en vue de permettre aux pays en développement de participer de
manière effective aux négociations.
g) Aux fins de la sixième Réunion
ministérielle, la Session extraordinaire du Conseil du commerce des services
examinera les progrès réalisés dans ces négociations et présentera au Comité des
négociations commerciales un rapport complet, incluant d'éventuelles
recommandations.
Annexe D haut
de page
Modalités pour les négociations sur la facilitation des
échanges
1. Les négociations viseront, en clarifiant et
en améliorant les aspects pertinents des articles V, VIII et X du GATT de 1994,
à établir un accord en vue de l'accélération accrue du mouvement, de la
mainlevée et du dédouanement des marchandises, y compris les marchandises en
transit. Les négociations viseront aussi à accroître l'assistance technique et
le soutien pour le renforcement des capacités dans ce domaine.
2. Dans l'élaboration de nouvelles
disciplines, l'étendue des engagements et le moment auquel ils seront contractés
seront liés aux capacités de mise en œuvre des Membres en développement et
Membres les moins avancés. Il est convenu en outre que ces Membres ne devraient
pas être obligés d'entreprendre des investissements dans des projets
d'infrastructure majeurs dépassant leurs moyens.
3. En tant que partie intégrante des
négociations, les Membres examineront et prendront en considération les coûts
pertinents liés à toutes mesures proposées.
4. Les négociations tiendront aussi pleinement
compte du principe du traitement spécial et différencié pour les pays en
développement et les pays les moins avancés. Les Membres reconnaissent que ce
principe peut aller au-delà de l'octroi de périodes de transition
traditionnelles pour la mise en œuvre des engagements.
5. Reconnaissant les besoins des pays en
développement et des pays les moins avancés pour ce qui est d'une assistance
technique et d'un renforcement des capacités accrus dans ce domaine, les Membres
s'engagent à assurer ce soutien et cette assistance de manière adéquate aussi
bien pendant les négociations qu'après leur conclusion. Les Membres réaffirment
en outre leur engagement d'intensifier leurs activités d'assistance courantes en
dehors du cadre des négociations de l'OMC sur la facilitation des échanges. Il
est reconnu que l'octroi d'une assistance technique et d'un soutien pour le
renforcement des capacités est vital pour les pays en développement et les pays
les moins avancés afin de leur permettre de participer pleinement aux
négociations et d'en tirer parti.
6. Afin de rendre plus effectifs et plus
opérationnels l'assistance technique et le renforcement des capacités et
d'assurer une meilleure cohérence, un effort de collaboration sera entrepris
avec d'autres organisations internationales, y compris la Banque mondiale, la
CNUCED, le FMI, l'OCDE et l'OMD, à cet égard. Il sera dûment tenu compte des
travaux pertinents d'autres organisations internationales dans ce domaine.
7. Les paragraphes 45 à 51 de la Déclaration
ministérielle de Doha s'appliqueront à ces négociations. À sa première réunion
après la session de juillet du Conseil général, le Comité des négociations
commerciales établira un Groupe de négociation sur la facilitation des échanges
et en désignera le Président. À sa première réunion, le Groupe de négociation
conviendra d'un plan de travail et d'un calendrier des réunions.
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