
Les premiers examens des politiques commerciales du Belize et du
Suriname ont permis de mettre en lumière les politiques et les pratiques
suivies par ces pays dans le domaine du commerce et de l'investissement.
Ces éclaircissements ont pu être apportés grâce à la documentation
préparée pour la réunion, à la qualité des contributions faites par les
délégations du Belize et du Suriname, aux observations de notre
présentateur et à la participation de plusieurs membres de l'OEPC. Je me
réjouis du fait qu'en dépit de leurs emplois du temps chargés, MM.
Courtenay et Jong Tjien Fa aient choisi d'assister à cette réunion et je
considère cela comme une preuve de la volonté de leurs gouvernements de
démontrer concrètement leur engagement envers le système commercial
multilatéral.
Les Membres ont félicité le Belize et le Suriname de leurs efforts de
réforme dans les domaines économique et institutionnel, y compris des
initiatives autonomes et régionales visant à libéraliser le commerce et
l'investissement. Les progrès réalisés dans ces domaines sont sensibles.
Les Membres se sont félicités des efforts déployés par les deux pays en
dépit de leurs capacités institutionnelles limitées et de l'absence de
représentation permanente à Genève. Ils ont néanmoins exhorté le Belize
et le Suriname à s'acquitter, lorsqu'ils ne l'avaient pas encore fait,
de leurs obligations de notification dans le cadre de l'OMC, le cas
échéant avec l'aide du Secrétariat de l'OMC.
Certains Membres ont relevé l'importance de la participation du Belize
et du Suriname à la CARICOM comme tremplin vers une meilleure
intégration à l'économie mondiale et comme moteur de croissance. Ils ont
également demandé des éclaircissements au sujet de l'évolution future
dans le cadre de la CARICOM et des autres arrangements préférentiels
auxquels participaient le Belize et le Suriname.
Tout en notant les différences existant entre les résultats économiques
du Belize et ceux du Suriname, les Membres ont souligné la nécessité
d'accroître la cohérence de l'élaboration des politiques macro
économiques dans les deux pays en vue d'assurer une croissance durable.
Le Belize et le Suriname ont été encouragés à poursuivre la
diversification de leurs bases d'exportation, tant en ce qui concerne
les marchés que les produits. À cet égard, certains Membres ont estimé
que la réussite du Belize en ce qui concerne le développement de son
secteur touristique était un pas dans la bonne direction.
Les Membres se sont félicités de la baisse des droits NPF moyens
appliqués au Belize et au Suriname au cours des dernières années. Ils se
sont cependant dits préoccupés par les niveaux relativement élevés de
protection tarifaire dont bénéficie le secteur agricole dans les deux
pays. Le Belize et le Suriname ont été invités à ramener leurs
consolidations tarifaires à des niveaux plus proches des taux appliqués
afin d'accroître la prévisibilité de leur régime commercial. Les Membres
ont noté avec inquiétude que pour certains droits, les taux appliqués
dépassaient les taux consolidés.
Les Membres ont également posé au Belize et au Suriname des questions
concernant les pratiques douanières, les règlements techniques, les
mesures sanitaires et phytosanitaires, les programmes d'incitations, les
marchés publics, les entreprises d'État et la protection des droits de
propriété intellectuelle.
S'agissant des politiques sectorielles, les Membres se sont félicités
des efforts déployés par le Belize et le Suriname pour libéraliser le
commerce des services, mais ont souligné la nécessité de renforcer le
cadre réglementaire, de développer les infrastructures et d'encourager
la concurrence. Les Membres ont demandé des renseignements
complémentaires au sujet des politiques et des conditions d'accès aux
marchés dans les secteurs de l'électricité, des télécommunications, des
services bancaires, du tourisme, des services de distribution et des
services fournis aux entreprises. Notant le caractère actuellement
limité de leurs engagements au titre de l'AGCS, les Membres ont invité
le Belize et le Suriname à augmenter ces engagements dans le cadre du
Programme de Doha pour le développement.
S'agissant des questions spécifiques soulevées en ce qui concerne la
politique commerciale du Belize, certains Membres ont mis en cause le
fait que certaines taxes intérieures ne frappaient que les importations.
Plusieurs Membres se sont également dits préoccupés par les distorsions
pouvant résulter du régime de licences non automatiques du Belize et ont
encouragé le pays à mettre ce régime en conformité avec les disciplines
de l'OMC. Le Belize a réaffirmé sa détermination à respecter les
obligations pertinentes contractées dans le cadre de l'OMC et a déclaré
qu'il entendait entreprendre un examen de son régime de licences.
En ce qui concerne le Suriname, certains Membres ont jugé les procédures
d'approbation des investissements lourdes et ont souligné la nécessité
d'accélérer les réformes du secteur public et de réduire le degré
d'intervention du gouvernement dans l'économie. À cet égard, la récente
mise en place d'un guichet unique pour la délivrance de licences
d'exploitation constitue une étape potentiellement décisive. S'agissant
des consolidations tarifaires, ils ont demandé des détails sur l'état
d'avancement de la renégociation menée par le Suriname au titre de
l'article XXVIII du GATT. Le Suriname a été félicité pour avoir supprimé
le régime de licences précédemment mis en place pour protéger les
producteurs nationaux.
Nous remercions les délégations du Belize et du Suriname des réponses et
des explications qu'elles ont fournies par oral et par écrit.
En conclusion, j'ai le sentiment que cet examen a pleinement atteint son
objectif, qui était de nous permettre de mieux comprendre les régimes
commerciaux du Belize et du Suriname et le contexte dans lequel ils ont
été élaborés et mis en œuvre. À cet égard, nous avons été informés des
difficultés réelles que rencontrent le Belize et le Suriname pour
participer au système multilatéral. Venir à bout de ces difficultés est
important dans la mesure où l'OMC reste le forum le plus indiqué pour
établir un système commercial fondé sur des règles. Forts des vues
exprimées par les Membres à cette réunion, le Belize et le Suriname sont
maintenant mieux armés pour procéder à de futurs ajustements politiques
qui serviront les intérêts du système commercial multilatéral et
répondront à leurs propres besoins en matière de développement.
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