
Genève,
octobre 1997
Préambule
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de page1.
Suite à notre réunion à Genève les 25 et
26 septembre 1997, à linvitation des
secrétariats de lOMC et de la CNUCED, nous, les
organisations non gouvernementales (ONG) participantes
énumérées plus loin, faisons part des considérations
suivantes à la Réunion de haut niveau:
-
Nous sommes préoccupées par l'appauvrissement des
48 pays les moins avancés et leur marginalisation
progressive dans le système commercial mondial. Ces pays
représentent 12 pour cent de la population mondiale
mais moins dun demi pour cent des échanges
mondiaux. En outre, la situation de certaines catégories
de la population de ces pays - notamment les
femmes - a tendance à se détériorer de façon
inacceptable.
-
Nous sommes préoccupées par le recul en termes réels
de lAPD, alors que celle-ci représente les deux
tiers du total des flux dinvestissements vers les
PMA, bien que les gouvernements se soient engagés à
l'accroître, notamment dans des résolutions successives
adoptées lors des sommets mondiaux postérieurs à la
CNUED tenue à Rio en 1992.
-
Nous nous félicitons que les Membres de lOMC se
soient engagés à mettre intégralement en oeuvre le
plan daction intégré adopté à Singapour et
espérons que la collaboration sans précédent engagée
entre lOMC et la CNUCED se poursuivra.
-
Nous nous félicitons que les pays Membres aient décidé
dorganiser la Réunion de haut niveau et que
lOMC, la CNUCED et les autres organisations
participantes ainsi que la communauté des donateurs
soient résolues à mieux définir, coordonner et mettre
en oeuvre des actions visant à remédier à cette
marginalisation, à cet appauvrissement et à cette
régression.
-
Nous sommes heureuses davoir loccasion, en
tant qu'ONG, de contribuer à ce processus et nous nous
félicitons de ces premières mesures visant à nous y
associer. Dans ce même esprit, nous espérons aussi
être invitées à contribuer à ce processus au niveau
national. Nous sommes convaincues quune plus grande
participation des ONG favorisera un processus de prise de
décisions plus responsable et plus démocratique et des
stratégies de commerce et dinvestissement plus
fécondes.
-
Soulignant que le commerce international et
linvestissement étranger direct ne sont pas des
fins en soi mais des moyens darriver à un
développement durable, la priorité absolue devant être
léradication de la pauvreté, nous prions
instamment les gouvernements et les six organisations
participantes de donner suite aux recommandations
ci-après.
Recommandations
Haut
de page
Concernant
la capacité déchanges
2.
Lassistance technique pour le développement des
échanges des pays les moins avancés doit respecter les
priorités de développement national du pays
récipiendaire en ce qui concerne la promotion de son
économie intérieure et de ses échanges internationaux.
Elle doit répondre à lévaluation que fait le
pays de ses propres besoins en matière de développement
et de commerce et viser tous les acteurs du processus de
développement, y compris les organisations non
gouvernementales et le secteur des affaires. La
fourniture de lassistance technique devrait, dans
tous les cas, suivre les lignes directrices
internationales généralement admises, telles que celles
élaborées au sein du CAD. En outre, nous recommandons:
3.
Que les programmes de développement des échanges
entrepris par le CCI, la Banque mondiale, le PNUD et la
CNUCED se concentrent sur le renforcement des capacités
des petites et moyennes entreprises (PME), des
coopératives et des micro-entreprises et des capacités
régionales par le biais de la création, du
développement ou de lamélioration:
a)
de services de vulgarisation fournissant des conseils,
une information et une coopération aux entreprises, aux
agriculteurs et à dautres acteurs-clés de la
production intérieure et internationale. Il faut
notamment les aider à satisfaire aux normes de qualité
et de quantité et leur offrir une formation en matière
de gestion et de développement dentreprises et en
économie.
b)
dinstitutions de microcrédit; l'implantation
locale de ces institutions (qui sont souvent des ONG) est
un facteur positif; néanmoins, les organisations
internationales sont instamment priées de leur fournir
une assistance adaptée en matière dinformation et
de gestion et, plus généralement, de renforcer leur
capacité de rendre service aux PME.
c)
de services de formation et déducation axés sur
le renforcement des connaissances locales au-delà des
rangs des pouvoirs publics, en direction des institutions
de la société civile, notamment les associations de
femmes et d'agriculteurs dont les efforts sont la pierre
angulaire de nos sociétés et dont les moyens de
subsistance sont souvent compromis par la libéralisation
des échanges. Laccent devrait être mis sur le
développement de produits, le transfert de technologies,
le développement de technologies appropriées et la
connaissance des règles et des procédures commerciales.
4.
Etant donné que le rôle de lOMC ne se limite pas
à la mise en oeuvre des accords mais comprend également
lélaboration de règles et le règlement de
différends, ainsi que lexamen, lévaluation
et lorientation des politiques multilatérales:
a)
le Secrétariat de lOMC, en association avec la
CNUCED et avec le concours du PNUD, devrait élaborer des
programmes intégrés de renforcement des capacités
visant principalement à aider les PMA à:
i)
participer efficacement à toutes les négociations
commerciales multilatérales;
ii)
tirer parti du mécanisme de règlement des
différends de lOMC;
iii)
participer de façon réaliste à l'élaboration et
à l'analyse des politiques;
b)
les gouvernements sont priés de charger le Secrétariat
de lOMC:
i)
d'analyser lincidence sur les PMA de la mise en
oeuvre de lAccord sur les ADPIC, en accordant
une attention particulière à la sécurité
alimentaire, en associant à ce travail les ONG, la
communauté des affaires et dautres
participants immédiatement concernés. Cette analyse
devra déboucher sur la formulation de
recommandations à l'intention des organes
compétents de lOMC quant aux moyens de mieux
combattre les effets négatifs que lAccord sur
les ADPIC pourrait avoir sur le développement des
PMA;
ii)
de fournir, en association avec le PNUD, la Banque
mondiale et la CNUCED, une assistance immédiate aux
pays les moins avancés pour quils puissent
participer de façon efficace à:
-
la future révision de
larticle 27.3 b) de lAccord sur
les ADPIC;
-
la définition des mandats de négociation dans le
cadre du cycle de libéralisation du commerce
agricole qui devrait commencer en 1999;
iii)
de recenser les secteurs dans lesquels des pratiques
commerciales restrictives et anticompétitives
affectent les échanges internationaux de produits de
base. Le Secrétariat de lOMC, en
sappuyant sur la longue expérience de la
CNUCED dans ce domaine, devrait formuler des
recommandations à la Réunion ministérielle de
lOMC de 1998 concernant les moyens de régler
ces questions;
iv)
d'élaborer une proposition concernant
létablissement dun mécanisme
dexamen, rendant compte au Conseil général,
afin de surveiller la mise en oeuvre effective des
recommandations de Singapour et de la Décision de
Marrakech concernant les effets négatifs du
programme de réforme agricole sur les PMA et les
pays en développement importateurs nets de produits
alimentaires. Ce mécanisme dexamen devrait
associer la FAO, la CNUCED et le Secrétariat de la
Convention sur la diversité biologique (Convention
sur la biodiversité) et porter, entre autres, sur:
-
la disponibilité des denrées (production, capacité
dimportation de denrées alimentaires,
fiabilité de loffre à limportation et
aide alimentaire); la stabilité de l'offre de
denrées (intérieure et internationale) et l'accès
aux denrées;
-
lévaluation des répercussions possibles du
commerce dorganismes génétiquement modifiés
(OGM) et d'aliments génétiquement modifiés,
notamment sur les marchés intérieurs des semences
et des denrées alimentaires, ainsi que sur la
balance des paiements et la balance commerciale;
v)
de tenir compte des sexospécificités dans
lanalyse des effets des échanges sur les PMA,
en fournissant des données ventilées par sexe et
autres données de base, et dans l'analyse et
l'examen des politiques commerciales.
5.
Les gouvernements sont priés de veiller à ce que la
CNUCED et le CCI, avec le concours du PNUD:
a)
établissent des programmes pour renforcer les capacités
des pays de prévoir, d'évaluer et de surveiller
leffet des politiques commerciales et des accords
commerciaux sur le bien-être social et le
développement, aspect essentiel de lévaluation
des répercussions des échanges au niveau national et
sous-national. Des données de bases aisément
accessibles sont indispensables aux organisations non
gouvernementales pour analyser des questions dont
l'étude est souvent jugée trop difficile ou trop
coûteuse pour que les gouvernements s'en chargent;
b)
établissent des programmes dassistance pour
permettre aux PMA de créer ou de consolider des
organismes nationaux de normalisation;
c)
élaborent des programmes qui permettent de renforcer
rapidement la capacité des PMA de participer activement
et efficacement à la définition internationale de
normes;
d)
encouragent et soutiennent techniquement des programmes
nationaux visant à aider les exportateurs à tous les
niveaux, mais plus particulièrement les petits
producteurs, à satisfaire à ces normes;
e)
recommandent aux organes compétents des moyens pour
rendre les informations sur les normes et les procédures
associées accessibles aux PMA.
6.
Nous recommandons que les gouvernements des pays
développés soutiennent les entreprises et les
programmes de "commerce équitable" (tels que
le label Max Havelaar en Suisse) pour la promotion des
exportations des petits producteurs des PMA par le biais,
entre autres, de capitaux de départ et d'autres
encouragements.
7.
Une meilleure coordination simpose pour que les
programmes de pays de la Banque mondiale et du FMI ne
compromettent pas la participation des PMA aux
négociations commerciales internationales mais au
contraire accroissent les possibilités dune telle
participation. La Banque mondiale et le FMI, avec le
concours du Secrétariat de lOMC, sont appelés à
élaborer des lignes directrices à cette fin, en
consultant les experts des organisations non
gouvernementales et de la société civile dans son
ensemble.
Accès
aux marchés et règles commerciales Haut
de page
8.
Les Membres de lOMC devraient mettre en oeuvre
dici la Réunion ministérielle de lOMC de
1998 l'"Initiative Ruggiero" (application de
droits nuls aux importations en provenance des PMA). Nous
prions instamment les gouvernements des pays dont les
marchés sont des débouchés traditionnels pour les
produits des PMA de mettre en oeuvre intégralement cette
initiative et, compte tenu de limportance
croissante que revêtent désormais dautres
marchés pour les exportations des PMA (comme il ressort
du document LDC/HL/3), nous demandons à tous les autres
pays développés et aux gouvernements des principaux
pays en développement de faire de même, en donnant la
priorité à lélimination de la progressivité des
droits de douane.
9.
Nous prions les Membres de lOMC de faciliter ce
processus, y compris par loctroi, si nécessaire,
de dérogations générales permettant aux pays en
développement daccorder un traitement de faveur
aux PMA, dans le cadre du Système global de
préférences commerciales d'un autre mécanisme, et de
renforcer ainsi les capacités d'échanges Sud-Sud et
d'échanges régionaux. Dans le même esprit, nous prions
aussi les Membres de lOMC de sengager lors de
la Réunion de haut niveau à octroyer une dérogation
pour le programme préférentiel renforcé Lomé V
en faveur des pays ACP.
10.
Etant donné limportance des pays voisins en tant
que débouchés à lexportation pour les PMA, le
Secrétariat de lOMC, en association avec la
CNUCED, devrait recenser les principaux obstacles,
tarifaires ou non tarifaires, aux exportations des PMA
vers ces marchés.
11.
Nous prions les gouvernements de charger le Secrétariat
de lOMC:
a)
de rechercher les possibilités damélioration et
de simplification des règles dorigine, notamment
sur les principaux marchés, afin de faciliter les
importations en provenance des PMA;
b)
sur la base d'une analyse faite en association avec la
CNUCED, la Banque mondiale et la FAO, de présenter à la
Réunion ministérielle de lOMC de 1998
différentes options pour réduire l'impact des
exportations de produits agricoles subventionnés de
lUE et des Etats-Unis:
i)
sur le développement et la sécurité alimentaire
des PMA; et
ii)
sur les possibilités dexportation de produits
agricoles ouvertes aux PMA;
c)
délaborer, dans le cadre dun processus
concerté associant la FAO, lOMS et le Secrétariat
de la Convention sur la biodiversité, des propositions
pour la création dun cadre normatif afin de
corriger l'impact du commerce dorganismes
génétiquement modifiés (OGM) sur les PMA, en accordant
une attention particulière à la sécurité alimentaire,
à la santé humaine, à la biosécurité, à la
protection de lenvironnement et à la lutte contre
les ravageurs. Des règles commerciales adaptées
devraient tout au moins:
i)
pallier le risque que le caractère obligatoire des
normes de lAccord sur les mesures sanitaires et
phytosanitaires/du Codex Alimentarius ne compromette
le système de lignes directrices facultatives du
Codex et l'assistance technique aux PMA en matière
d'innocuité des aliments;
ii)
favoriser la participation des premiers intéressés
à lexamen scientifique et à la définition
des concepts de "science", normes
"organiques", "principe de
précaution" et "consentement préalable
donné en connaissance de cause".
12.
Nous demandons lélimination immédiate des
restrictions quantitatives qui subsistent sur les
textiles, les vêtements et les produits agricoles
originaires des PMA.
Investissement
Haut
de page
13.
Soulignant quune bonne conduite des affaires
publiques, le respect des droits de lhomme et un
environnement social et politique sain sont
indispensables à la viabilité dune économie
nationale et à sa participation aux échanges
internationaux, nous rappelons que le marché a besoin
dun Etat fort et dune capacité nationale de
réglementation. Le recul de lAPD mentionné dans
le préambule est préoccupant et linvestissement
productif est un élément indispensable à toute
économie; sa promotion, en particulier par le biais de
l'accumulation de capitaux internes (lépargne),
que linvestissement étranger direct devrait
compléter, est une priorité. Etant donné le rôle
important des PME, des organisations communautaires, des
coopératives de femmes et des micro-entreprises dans le
développement des PMA, il convient d'encourager de
préférence les investissements étrangers directs qui
renforcent ces acteurs. En outre, nous faisons en
matière dassistance technique et de création
dun cadre international propice les recommandations
suivantes:
14.
Les pays Membres de lOMC, avec le concours des
secrétariats de lOMC et de la CNUCED, doivent
veiller à ce que les PMA soient associés à tout
processus visant à établir des règles multilatérales
sur l'investissement. De surcroît, ils doivent veiller
à ce que de telles règles tiennent compte de la
spécificité de linvestissement dans les petites
économies en développement et de sa contribution au
développement durable et à la réduction de la
pauvreté.
15.
Tout accord multilatéral en matière
dinvestissement doit être propice au
développement, appuyer les normes fondamentales du
travail et être compatible avec les accords
environnementaux multilatéraux.
16.
Comme les investisseurs internationaux sont très
sollicités, les incitations visant à attirer des
investissements ne sauraient provenir des seuls PMA; il
faut que les pays développés y contribuent, par exemple
sous forme d'avantages financiers directs et de crédits
d'impôts. En règle générale, les pays développés et
les grands pays en développement devraient promouvoir
des programmes qui encouragent linvestissement
étranger direct dans les PMA.
17.
Linvestissement nécessite de solides ressources
humaines et, par conséquent, il convient de donner une
place importante à léducation et au renforcement
des capacités dans les programmes dassistance
technique découlant de la Réunion de haut niveau; les
programmes dajustement structurel du FMI et de la
Banque mondiale devraient également tenir compte de
cette nécessité.
18.
La Réunion de haut niveau devrait charger les
organisations détablir une structure permanente
déchanges entre les représentants des PMA et les
investisseurs étrangers.
19.
Linvestissement destiné au développement
dinfrastructures dans les PMA ne peut pas être
laissé au seul secteur privé national et international.
Il nécessite un soutien considérable en provenance de
sources financières externes autres que
linvestissement étranger direct.
20.
Linvestissement intérieur peut savérer plus
stable et plus efficace que linvestissement
étranger direct en matière déradication de la
pauvreté. Par conséquent, il faut donner la priorité
au soutien aux programmes dinvestissements et
daccumulation de capitaux intérieurs par exemple
en offrant des garanties de prêts et en ciblant les
fonds de retraite locaux. Les investissements
internationaux de portefeuille devraient également être
orientés dans ce sens.
21.
La CNUCED, avec le soutien de la Banque mondiale, devrait
établir un programme afin de renforcer les capacités de
recherche et de surveillance des PMA en matière
d'évaluation de lincidence de
linvestissement étranger direct sur leur
économie. On pourrait à cet effet appuyer ou créer des
centres régionaux de recherche et faire appel aux
capacités de la société civile.
Rôle
des ONG
Haut
de page
22.
Les ONG et les gouvernements ont une mission de service
public commune mais des responsabilités et des aptitudes
différentes. Les ONG ont un rôle particulier à jouer
dans le renforcement de la capacité commerciale du fait
de leur expérience pratique de longue date au niveau de
la base. Tout comme les gouvernements, elles ont un rôle
vital et légitime à jouer pour faire en sorte que les
avantages et les coûts de la libéralisation des
échanges et de linvestissement étranger soient
distribués équitablement. En notre qualité de
représentants reconnus de la société civile, nous, les
ONG, souhaitons sincèrement contribuer à l'édification
du système commercial international de façon à
promouvoir le bien-être de nos peuples et de nos pays.
Nous possédons de solides connaissances et sommes
dévoués à notre mission, ce qui nous permet de
contribuer à la croissance productive des échanges
internationaux conformément aux priorités du
développement en offrant conseils et appui pour la
conception et la fourniture de services à la
collectivité et aux pouvoirs publics. Plus
spécifiquement, nous recommandons:
23.
Que la Réunion de haut niveau encourage et aide les
gouvernements des PMA à tirer parti de
lexpérience spécialisée et des connaissances
techniques que les ONG ont amassées dans leurs
activités, quil sagisse de la poursuite
dinitiatives commerciales, de lanalyse de
branches de production ou de marchés ou de la conception
et de l'exécution de programmes de développement. Plus
spécifiquement, les ONG peuvent:
a)
appuyer les processus commerciaux nationaux et
internationaux en complétant activement la participation
des gouvernements aux travaux de lOMC et des autres
organisations commerciales internationales;
b)
aider à la collecte et à la diffusion
dinformations et de données, activités pour
lesquelles l'Etat manque souvent de ressources;
c)
contribuer à la mise en valeur des ressources humaines,
qui doit être une activité rentable et favoriser
l'autonomie.
24.
Que lOMC et les cinq autres organisations
internationales participant à la Réunion de haut niveau
tirent meilleur parti des compétences spécialisées des
ONG.
25.
Que les gouvernements associent les ONG à l'examen
périodique de leur politique commerciale dans le cadre
de lOMC.
26.
Que lOMC et les autres organisations participantes
fassent appel aux ONG afin de diffuser linformation
dune manière plus efficace.
27.
Que les ONG aient un rôle dans la surveillance des
effets de linvestissement étranger direct sur les
petites économies vulnérables.
28.
Que les gouvernements nationaux appuient
linitiative de M. Ricupero, Secrétaire
général, visant à associer davantage les ONG, y
compris les associations professionnelles, aux travaux de
la CNUCED, ainsi que les initiatives qui aident les ONG
à mieux comprendre les organes qui élaborent les
politiques commerciales et les institutions commerciales
multilatérales et à collaborer de façon constructive
avec eux.
Suivi
Haut
de page
29.
La Réunion de haut niveau devrait instituer un
mécanisme de suivi systématique, prévoyant notamment
une réunion périodique, par exemple tous les deux ans.
Afin de donner tout leur poids aux mesures découlant de
cette Réunion de haut niveau, il faudrait élargir
lordre du jour des réunions futures et y englober
l'examen dautres problèmes macro-économiques qui
entravent le développement des PMA et leur participation
à léconomie mondiale, par exemple les problèmes
du prix des produits de base, de la dette et des
importations agricoles.
30.
La coordination entre les six organisations associées à
la Réunion de haut niveau devrait se poursuivre, avec
une participation permanente des ONG en qualité
dobservateurs et de sources dinformations, de
capacités et dexpérience du terrain.
31.
Nous demandons officiellement au Président de la
Réunion de haut niveau de soumettre aux participants les
recommandations qui précèdent.
Annexes
Liste
des documents soumis au colloque. Ces documents peuvent
être obtenus sur demande auprès du Secrétariat de
lOMC, Division des relations extérieures.
Liste
définitive des participants
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de page
Nom
du représentant
|
Abréviation
|
Pays
|
| M.
Martin LIDEGAARD |
EUROSTEP |
Belgique |
| Mlle
Janice FØRDE |
ICDA |
Belgique
|
| M.
John KRAUS |
ICC |
France |
| M.
Antoine de RAVIGNAN |
SOLAGRAL |
France |
| M.
H.C. GOLCHHA |
WASME |
Inde |
| M.
Christophe BELLMANN M.
Richard GERSTER
M.
Migues BAUMANN
|
SWISSAID |
Suisse
|
| M.
B. Raj BHANDARI |
GLOBAL
TRADERS CONFERENCE |
Suisse |
| M.
Ricardo MELENDEZ-ORTIZ M.
Andrew CROSBY
Mlle
Maud JOHANSSON, FORUM SYD
M.
Klaus PEIPEL, MISEREOR
M.
Mark HALLE, IUCN
Mlle
Myriam VANDER STICHELE, TNI
Mlle
Mariama WILLIAMS, WIDE
M.
Charles ARDEN-CLARKE, WWF
|
ICTSD |
Suisse |
| Mlle
Caroline Le QUESNE |
OXFAM |
Royaume-Uni |
| M.
Peter MADDEN |
CHRISTIAN
AID |
Royaume-Uni
|
| Mlle
Kristin DAWKINS |
IATP |
Etats-Unis |
| M.
Maximilien da SILVA |
ASED |
Bénin |
| Mme
Sylvie KABORE |
PRODIA |
Burkina
Faso |
| M.
Pierre KANIKA |
CNONGD |
République
démocratique du Congo |
| M.
Ismaël DAHER |
AMITERD |
Djibouti |
| M.
Laeke M. DEMESSIE |
RADEV |
Ethiopie |
| Mlle
Mariama ASHCROFT |
TANGO |
Gambie |
| Mme
Charlotte KARIBUHOYE |
TINIGUENA |
Guinée-Bissau |
| M.
Panoël RAKOTOVAO |
APEM |
Madagascar |
| M.
Issa SISSOUMA |
CCA-ONG |
Mali |
| M.
Diallo HOUSSEYNE |
WORLD
VISION INT'L |
Mauritanie |
| M.
Sunil MANANDHAR |
SEWA |
Népal |
| Mlle
Mary RUSIMBI |
TANGO |
Tanzanie |
| M.
David P. KALETE |
DENIVA |
Ouganda |
Liste
recapitulative des documents
presentes lors du colloque
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1.
Encourager linvestissement dans les pays les moins
avancés: exemple du Burkina Faso, Promotion du
développement industriel-artisanal et agricole
(PRODIA-AC), Burkina Faso,
Mme Kabore Sylvie, Conseiller des affaires
économiques, Administrateur de PRODIA. (Français et
anglais)
2.
Développer la capacité déchanges dans les pays
les moins avancés, Centre de documentation
dinformation et de formation pour le développement
(CEDIFOD), République centrafricaine,
M. Marc Karangaze, Président/Fondateur.
(Français et anglais)
3.
Promotion of Investment in Least Developed Countries with
Special Reference to Nepal World Association for Small
and Medium Enterprises (WASME),
M. Hulas Chand Golha, Immediate Past
President. (Résumé en anglais et français, document en
anglais seulement)
4.
Encourager linvestissement dans les pays les moins
avancés, Madagascar, Association pour la promotion de
lentreprise à Madagascar (APEM), M. P. Rakatovao.
(Français et anglais)
5.
Encourager linvestissement dans les pays les moins
avancés, Comité de coordination des actions des ONG au
Mali (CCA-ONG), M. Issa Sissouma, Le Trésorier
Général. (Français et anglais)
6.
Encourager linvestissement dans les pays les moins
avancés, World Vision International, Mauritanie, M.
Diallo Housseyne, Training Coordinator. (Français et
anglais)
7.
Building the Capacity to Trade, Swiss Coalition of
Development Organisations,
M. Christophe Bellmann, Coordinator for
Development Policy. (Anglais et français)
8.
Prerequisites of Enhanced Participation of Least
Developed Countries in Global Trade, Global Traders
Conference, Switzerland, M. B. Raj Bhandari, Chief
Consultant. (Anglais seulement)
9.
Rapport sur le développement de la capacité
déchanges des pays les moins avancés,
Fédération des Organisations non gouvernementales au
Togo (FONGTO). (Français et anglais)
10.
Building the Capacity to Trade in Least Developed
Countries , Oxfam, United Kingdom.
Ms. Caroline LeQuesne, Policy Adviser, Trade
and Environment. (Anglais et français)
11.
Building the "capacity to trade" through
trade-related policy reform towards revising the
Agreement on Agriculture and the Agreement on
Trade-Related Intellectual Property Rights, Institute for
Agriculture and Trade Policy, United States, Ms. Kristin
Dawkins, Director, Trade and Agriculture. (Anglais et
français)
12.
Building the Capacity to Trade in Least Developed
Countries. DENIVA. Uganda.
Mr. David P. Kalete. (Anglais seulement)
13.
Développer la capacité déchanges dans les pays
les moins avancés. ASED, République du Bénin. M.
Maximilien da Silva. (Français seulement)
14.
Les mesures pour résoudre les obstacles à laccès
aux marchés pour les PMA, à lexemple des petits
producteurs agricoles de Guinée-Bissau. TINIGUENA,
Guinée-Bissau. Mme Charlotte Karibuhoye.
(Français seulement)
|