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NOTE:
CET ARTICLE A POUR OBJET D’AIDER LE PUBLIC À MIEUX COMPRENDRE L’ÉVOLUTION
DE LA QUESTION À L’OMC. BIEN QUE TOUT AIT ÉTÉ FAIT POUR GARANTIR L’EXACTITUDE
DES RENSEIGNEMENTS QUI Y FIGURENT, L’ARTICLE NE PRÉJUGE PAS DES
DISPOSITIONS DES GOUVERNEMENTS MEMBRES. LE RÉSUMÉ OFFICIEL DES DÉBATS
FIGURE DANS LE COMPTE RENDU DE LA RÉUNION.
VOIR AUSSI:
POUR EN SAVOIR PLUS
sur les “trois sœurs” dans le domaine SPS — les organismes
internationaux de normalisation:
> Codex Alimentarius
> Organisation mondiale de la santé animale
> Convention internationale pour la protection des végétaux
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Ce point a été examiné, parmi de nombreux autres
problèmes commerciaux, à la réunion tenue les 23 et 24 juin par le Comité des
mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), qui s'occupe de la sécurité
sanitaire des produits alimentaires, de la santé des animaux et de la
préservation des végétaux.
Le Comité s'est également acheminé vers un accord sur
des lignes directrices temporaires permettant de faire appel au Président en
qualité de médiateur pour éviter les différends formels renforçant ainsi le rôle
du Comité dans le règlement des différends entre les Membres sur des questions
commerciales spécifiques. En outre, le Comité a poursuivi ses travaux sur les
normes privées.
COMPTE RENDU DÉTAILLÉ
Grippe H1N1 et autres problèmes spécifiques
L'une des fonctions les plus importantes du Comité SPS
est de donner aux Membres la possibilité d'exprimer leurs préoccupations au
sujet de leurs mesures SPS respectives. Il s'agit du domaine de travail habituel
du Comité dans le cadre de la supervision de la mise en œuvre de l'Accord SPS.
Les numéros de code, par exemple le “numéro 278”, renvoient à des questions
particulières et peuvent être utilisés pour des recherches dans le
Système de gestion des renseignements SPS de l'OMC.
Plusieurs des questions à l'ordre du jour avaient déjà
été soulevées lors de réunions précédentes. La liste complète des questions
figurant à l'ordre du jour se trouve dans la rubrique “P.S.”
ci dessous.
Grippe H1N1 Restrictions commerciales:
le Canada, le Mexique, le Japon, les États Unis, la Nouvelle Zélande, l'UE, le
Brésil, le Paraguay, l'Australie et la République dominicaine ont déclaré que la
lutte contre la grippe H1N1 ne justifiait pas l'interdiction d'importer des
porcs vivants et des produits d'origine porcine. Ils ont félicité les pays qui
avaient apporté des réponses fondées sur la science et ont critiqué ceux qui
avaient imposé des restrictions commerciales, en faisant valoir qu'elles
n'avaient aucune justification scientifique.
Certains d'entre eux ont fait référence à
une déclaration conjointe de l'Organisation pour l'agriculture et
l'alimentation des Nations Unies (FAO), de l'Organisation mondiale de la santé
animale (OIE) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), datée du 7 mai
2009, selon laquelle, “d'après ce que l'on sait, les virus grippaux ne se
transmettent pas à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou
d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc”.
Certains ont également mentionné
une déclaration émanant de trois organisations et de l'OMC, datée du 2 mai,
selon laquelle “aucune disposition du Code sanitaire de l'OIE pour les animaux
terrestres ne justifie actuellement l'application de mesures commerciales
restrictives sur les importations de porcs ou de produits qui en sont tirés”.
Certains ont relevé que plusieurs des pays qui imposaient des restrictions à
l'importation comptaient des cas de grippe dans leurs populations (mais
n'appliquaient pas de restrictions sur les échanges intérieurs). Les États Unis
ont souligné que pas un seul cas de l'épidémie actuelle de grippe H1N1 “n'avait
pu être relié, même sous réserve de confirmation,” à l'ingestion de viande
porcine ou au contact avec des porcs vivants. Plusieurs pays, dont le Mexique —
qui a décrit en détail ses mesures —, ont également indiqué que leurs cheptels
de porcs n'avaient pas été contaminés par la maladie, bien que celle ci fût
présente dans la population humaine.
Le Canada a fait remarquer que l'appellation populaire
de “grippe porcine” pour décrire la maladie était trompeuse car la pandémie
touchait la population humaine et non les porcs.
Certains des pays appliquant des restrictions
(l'Ukraine, l'Indonésie, la Chine, la Jordanie) ont déclaré que ces mesures
étaient temporaires et avaient été ou seraient levées dès que les preuves
scientifiques auraient été examinées. La Chine a dit devoir agir très rapidement
compte tenu de l'importance de sa population vulnérable, de la charge pesant sur
son système de santé publique, de la grande taille de son cheptel porcin et de
sa forte consommation de viande de porc, et du fait que le virus H1N1 et la
grippe touchant les porcs ont des caractéristiques génétiques communes.
Grippe H1N1 — informer les autres Membres:
plusieurs délégations de pays exportateurs se sont aussi plaintes de ce que bon
nombre des pays imposant des restrictions n'en avaient pas informé les autres
Membres dans le cadre de l'OMC. Le Mexique a indiqué que 20 pays, dont 14
Membres de l'OMC, avaient appliqué des restrictions à ses exportations et que
sept d'entre eux continuaient d'appliquer ces mesures: l'Arménie, Bahreïn, la
Chine, le Gabon, l'Indonésie, la Jordanie et le Suriname.
(L'Accord SPS impose aux Membres de notifier les mesures qu'ils introduisent.
Voir l'Annexe
B. Jusqu'à présent, cinq pays ont présenté une notification formelle à l'OMC:
l'Albanie, la Chine, l'Équateur, la Jordanie et l'Ukraine.)
Autres problèmes commerciaux spécifiques:
un certain nombre des autres points soulevés avaient déjà fait l'objet de
discussions, comme les restrictions prises à cause de la maladie de la vache
folle (encéphalopathie spongiforme bovine ou ESB, n° 193) et de la grippe
aviaire. S'agissant de cette dernière, l'UE et les États Unis ont continué de se
plaindre de l'absence de justification scientifique des restrictions appliquées
par l'Inde aux porcs et à la viande porcine, en dépit des modifications
apportées à ces mesures; l'Inde a de nouveau avancé qu'elle détenait des preuves
scientifiques du risque (n° 185).
Plusieurs pays asiatiques (la Chine, l'Indonésie, le
Japon et la République de Corée) restaient opposés au projet de norme concernant
la spongieuse asiatique de l'Organisation nord américaine pour la protection des
plantes; les États Unis, le Canada et le Mexique ont dit prendre en
considération les préoccupations de ces pays et ont annoncé la publication d'un
nouveau texte en août, en soulignant toutefois que la spongieuse asiatique était
un parasite destructeur et que son éradication était onéreuse.
Certains pays (le Brésil, le Japon, le Paraguay) se
sont de nouveau plaints des restrictions à l'importation appliquées à certaines
plantes et produits végétaux au titre de l'Accord instituant la Commission
phytosanitaire pour l'Asie et le Pacifique.
Médiation du Président
La proposition du Président concernant des lignes
directrices temporaires constitue un compromis entre deux positions au sein des
Membres. Les Membres sont convenus d'examiner un projet lors de la prochaine
réunion, en octobre.
L'Argentine et les États Unis ont proposé des lignes
directrices régissant l'application de l'article
12:2 de l'Accord SPS, relatif aux consultations entre les Membres pour
résoudre les problèmes. Ces lignes directrices prévoient, en particulier, que
les Membres feront plus largement appel aux “bons offices” du Président pour
régler des problèmes commerciaux spécifiques (G/SPS/W/233
et
G/SPS/W/241).
Bien que les Membres approuvent généralement cette
idée, certains (l'UE, l'Inde, la Norvège, etc.) craignent que l'existence de
lignes directrices SPS ne compromette les négociations concernant des lignes
directrices similaires pour toutes les questions qui sont menées dans le cadre
des négociations de Doha sur l'accès aux marchés pour les produits non agricoles
(AMNA). D'autres préféreraient na pas devoir attendre la conclusion des
discussions sur l'AMNA (le Japon, le Chili, le Costa Rica, le Canada,
l'Australie, la Nouvelle Zélande, etc.)
S'il était accepté, le compromis n'instaurerait des
lignes directrices SPS que jusqu'à l'entrée en vigueur de l'accord sur l'AMNA
issu du Cycle de Doha.
Normes du secteur privé
Le Comité a examiné un document descriptif élaboré par
le Secrétariat à partir des réponses des Membres à un questionnaire sur leur
expérience des normes du secteur privé. Après la pause estivale, le Secrétariat
s'attellera à l'élaboration d'un document analytique basé sur ces
renseignements, qui énoncera des recommandations en vue de possibles actions par
le Comité SPS. Une première version de ce rapport analytique sera examinée lors
de la prochaine réunion en octobre. Par la suite, les travaux menés dans
certaines organisations intergouvernementales de normalisation pourront
également être pris en considération.
Lorsqu'elle a été soulevée pour la première fois en
2005, cette question a fait entrer le Comité SPS en territoire relativement
inconnu — le Comité s'intéresse généralement aux normes établies par des
organisations internationales de normalisation ou par les pouvoirs publics. Bien
qu'il soit dit dans l'Accord que les gouvernements devraient faire en sorte que
les entités non gouvernementales se conforment à l'Accord, rien n'indique la
façon dont ils devraient procéder. Plusieurs pays en développement, en
particulier, craignent que les normes du secteur privé n'affaiblissent les
disciplines négociées dans le cadre de l'Accord SPS (voir aussi:
Nouvelles Archives SPS).
Autres sujets
Il convient de mentionner, entre autres: la poursuite
des travaux sur un projet de texte visant à améliorer la transparence en ce qui
concerne le traitement spécial accordé par les pays développés aux pays en
développement (les discussions se sont poursuivies lors d'une réunion
informelle); les examens de l'Accord SPS; et les renseignements communiqués par
les organisations internationales de normalisation et les autres organisations
ayant le statut d'observateur.
Présidente: Mme Miriam Chaves de
l'Argentine
Prochaines réunions
Ces dates (des réunions informelles se tiendront les autres jours de la semaine) pourraient encore être modifiées:
- 28-29 octobre 2009
- 17-18 mars 2010
- 30 juin-1 juillet 2010
- 20-21 octobre 2010
P.S.
Voici quelques-unes des questions/préoccupations soulevées ou informations communiquées
pendant la réunion.
Activités des Membres
-
Canada — Renseignements sur les activités relatives
à la grippe H1N1
-
Paraguay — Conférence mondiale sur la fièvre
aphteuse
-
Paraguay — Exportations de mangues
-
Argentine — Nouveau système pour la délivrance
d'autorisations phytosanitaires d'importer
-
Zambie — Rapport sur les programmes de prospection
des organismes nuisibles
-
Costa Rica — Mesures visant à prévenir l'entrée de
la maladie du dragon jaune (G/SPS/GEN/930)
Problèmes commerciaux spécifiques
Nouvelles questions
-
Mexique — Restrictions à l'importation des produits
du porc appliquées à cause de la grippe H1N1 par l'Arménie, Barheïn, la Chine,
la Croatie, le Gabon, l'Indonésie, la Jordanie, la Thaïlande et l'Ukraine (G/SPS/GEN/921,
G/SPS/N/CHN/116,
G/SPS/N/JOR/20,
G/SPS/N/UKR/2)
-
UE — Nouvelles conditions d'importation de la viande
appliquées par l'Indonésie
-
Brésil — Restrictions à l'importation de gélatine
produite à partir de cuirs et de peaux de têtes de bovins imposées par la
Colombie en application de prescriptions concernant l'ESB
-
Chine — Avis d'exécution du Service de la sécurité
sanitaire et de l'inspection des aliments des États Unis concernant les
produits alimentaires contenant une faible quantité d'ingrédients à base de
viande, de volaille ou d'ovoproduits transformés (G/SPS/N/USA/1913)
-
Brésil — Limites maximales de résidus (LMR) de
pesticides du Japon
-
Chine — Règle proposée par les États Unis concernant
l'importation d'articles d'artisanat en bois en provenance de Chine (G/SPS/N/USA/1921)
Questions soulevées précédemment
Les numéros de code, par exemple le “numéro 278”,
renvoient à des questions particulières et peuvent être utilisés pour des
recherches dans le
Système de gestion des renseignements SPS de l'OMC.
-
Mexique — Norme d'hygiène pour les eaux de vie et les
boissons alcooliques dérivées imposée par la Chine (G/SPS/N/CHN/111)
(n° 278)
-
UE — Non respect par l'Inde des normes
internationales, en particulier en relation avec la grippe aviaire (n° 185)
-
UE — Restrictions générales à l'importation en raison
de l'ESB (n° 193)
-
Chine — Système pour l'application des limites
maximales de résidus (LMR) du Japon (n° 267)
-
Canada — Système d'inspection et d'essai appliqué par
la Grèce aux céréales importées (n° 206)
-
Chine — Restrictions à l'importation de pommes
imposées par les États Unis (n° 269)
Renseignements communiqués par les Membres sur
leur situation concernant les parasites ou les maladies
-
Belize — Territoire exempt de la mouche
méditerranéenne des fruits (G/SPS/GEN/922)
-
Brésil — Projet du FANDC sur la compartimentation
sanitaire dans la chaîne de production de la viande de volaille
-
Indonésie — Territoire exempt du trogoderme (G/SPS/GEN/946)
Surveillance de l'utilisation des normes internationales
Nouvelles questions
Questions soulevées précédemment
-
Chine — Norme régionale NAPPO n° 33: directives
pour la réglementation du mouvement des navires et des cargaisons à bord des
navires en provenance de zones infestées par la spongieuse asiatique
-
Brésil — Compatibilité des normes régionales avec
les normes internationales. Accord instituant la Commission phytosanitaire
pour l'Asie et le Pacifique: Restrictions à l'importation d'hévéas en
provenance de pays extérieurs à la région

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Le nombre magique de cette réunion
5
C'est le nombre de pays qui ont notifié des
mesures commerciales en réaction à la grippe H1N1
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• notification: obligation de transparence en vertu de
laquelle les gouvernements Membres doivent déclarer leurs
mesures commerciales à l’organe pertinent de l’OMC si ces
mesures sont susceptibles d’affecter d’autres Membres.
• régionalisation:
reconnaissance du fait qu’une région exportatrice (partie d’un
pays ou zone située de part et d’autre d’une frontière) est
exempte (ou à faible prévalence) de maladies ou d’organismes
nuisibles.
• Mesures
sanitaires et phytosanitaires (SPS): mesures relatives à
la sécurité sanitaire des produits alimentaires, à la santé
des animaux et à la préservation des végétaux.
Sanitaire: relatif à la santé en général, mais dans le
domaine SPS relatif à la santé des personnes et des animaux.
Phytosanitaire: relatif aux végétaux et aux produits
d'origine végétale.
• traitement
spécial et différentiel: traitement spécial accordé aux
pays en développement au titre des Accords de l’OMC: délais
plus longs pour l’application progressive des obligations,
obligations plus souples, etc.
> Mieux comprendre le jargon: glossaire
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