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> Négociations en cours et mise en œuvre: le Programme de Doha
> La Déclaration de Doha expliquée
> La Décision de Doha sur la mise en œuvre expliquée
> Comment les négociations sont organisées
> Le Comité des négociations commerciales
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Merci à tous de votre présence à cette
réunion.
Comme je l'ai laissé entrevoir à la réunion
du Conseil général de mardi et dans le fax que j'ai envoyé aux
délégations pour convoquer cette réunion, je pense qu'il est utile
pour nous aujourd'hui d'examiner ce qui s'est passé cette semaine,
compte tenu du regain d'activité à Genève résultant du programme de
travail que nous avons adopté il y a un mois. Je pense aussi qu'il est
utile de discuter des prochaines étapes de nos travaux pour novembre,
de sorte que la semaine de négociations à laquelle participeront les
hauts fonctionnaires — du 23 au 27 novembre — puisse engendrer un
changement qualitatif dans la dynamique des négociations, ainsi que
des progrès sur le fond.
Comme je l'ai indiqué dans ma déclaration au
Conseil général, qui a été distribuée aux délégations sous la cote
JOB(09)/143, en plus des consultations des Présidents et des réunions
en petits groupes qui ont eu lieu cette semaine, j'ai mené des
consultations sur les questions essentielles dans les domaines de
l'agriculture, de l'AMNA et des services de concert avec les
Présidents concernés, et selon une géométrie variable, en vue de
donner aux Membres des axes d'engagement possibles. En outre, j'ai
tenu une réunion du Salon vert hier après midi, et je vous ferai
bientôt rapport sur ces consultations.
Permettez moi maintenant de passer
brièvement en revue chacun des domaines des négociations, en
commençant par les domaines dans lesquels j'ai eu des consultations ce
mercredi.
Tout d'abord, l'Agriculture. Il est
devenu clair, dans le courant de cette semaine, que les travaux
concernant l'agriculture progressaient de façon harmonieuse et avec le
soutien entier des Membres, selon une approche comportant deux axes.
L'un des axes — les travaux sur les modèles — progresse avec les
contributions de nombreux Membres. La première étape de ces travaux
consiste à identifier les données de base et les tableaux appropriés;
cette étape devrait s'achever bientôt, et en novembre débuteront les
travaux de la deuxième étape, à savoir l'élaboration des modèles qui
seront utilisés pour l'inscription des engagements.
L'autre axe des travaux concernant
l'agriculture est constitué par les consultations informelles du
Président sur les questions qui sont entre crochets ou autrement
annotées dans le projet de modalités et les documents connexes. Il y a
eu des discussions sur les questions relatives au soutien interne et à
l'accès aux marchés, y compris des travaux utiles sur les produits
sensibles, les plafonds tarifaires, l'accroissement des contingents
tarifaires et la simplification des tarifs. En novembre, ces
consultations aborderont les questions relatives au TSD dans les
modalités — MSS, produits spéciaux, produits tropicaux, érosion des
préférences — et il y aura ensuite la possibilité, en décembre, de
revenir sur certaines de ces questions.
Mon sentiment au sujet des consultations qui
ont eu lieu cette semaine est qu'il y a un effort collectif pour ne
pas abaisser le niveau actuel d'ambition dans le domaine de
l'agriculture.
En résumé, les travaux concernant
l'agriculture témoignent d'un regain d'engagement, ils ont le soutien
des Membres et ils progressent. Je vous encourage fortement à
continuer dans cette voie, sachant que toutes les questions doivent
être résolues pour que ces négociations aboutissent.
Passons maintenant à l'AMNA. Mes
consultations de cette semaine visaient surtout à déterminer comment
faire avancer la négociation sur les ONT. Vous vous rappellerez que
durant l'année, le Groupe de négociation a examiné les différentes
propositions de texte concernant les ONT en suivant un processus de
questions et réponses. Cet échange a contribué à une meilleure
compréhension et une clarification des différentes propositions.
Toutefois, il reste beaucoup à faire. C'est ce qui émerge des
consultations que j'ai menées. Il y a des propositions qui sont à un
stade plus avancé que d'autres, il y a des textes qui se rapportent au
même secteur et qu'il serait peut être nécessaire de combiner et,
enfin, il y a encore des propositions qu'il reste à développer pour en
faire des textes juridiques.
S'agissant des prochaines étapes, il y a une
semaine AMNA qui débute le 2 novembre et durant laquelle certaines
propositions concernant les ONT seront débattues dans le cadre d'une
réunion ouverte. À la suite de cette réunion, le Président entend
mener des consultations sous différentes formes au sujet des
différentes propositions, de manière à progresser à cet égard. Par
conséquent, comme il a été dit, il reste un travail technique
considérable à accomplir dans ce domaine complexe de la négociation
sur l'AMNA, et les négociateurs doivent maintenant s'employer à
élaborer un texte.
S'agissant des Services, le but de
mes consultations était de clarifier la voie à suivre et la meilleure
manière de faire avancer les négociations à ce stade. L'axe principal
était le pilier de l'accès aux marchés, mais l'élaboration des règles
ainsi que la question des modalités concernant les PMA ont été, elles
aussi, brièvement évoquées.
Il a été souligné que les négociations sur
les services ne pouvaient être dissociées du reste du PDD et que, à
mesure que nous progressions dans les domaines de l'agriculture et de
l'AMNA, nous devions avoir un degré correspondant de clarté au
chapitre des services. Il y avait aussi le sentiment général que, même
si un certain temps s'était écoulé depuis la conférence d'annonce
d'intentions de juillet 2008, et même s'il était admis que les
annonces étaient conditionnelles, nul n'avait l'intention de faire
marche arrière. Il a été reconnu qu'il faudrait rechercher une plus
grande clarté à la faveur de réunions bilatérales et plurilatérales,
mais il était aussi entendu que le fruit de ces efforts, quel qu'il
soit, ne devrait pas être désigné comme des “offres finales”.
S'agissant du volet élaboration des règles,
le sentiment général était que les travaux sur la réglementation
intérieure devraient être intensifiés et que les hauts fonctionnaires
devraient prêter une plus grande attention au programme concernant
l'élaboration des règles dans le domaine des services, en privilégiant
les négociations fondées sur des textes. La semaine du 9 novembre a
été désignée comme une “semaine des services” en vue de rechercher les
niveaux de satisfaction désirés dans tous les aspects des négociations
sur les services, y compris la mise en œuvre des modalités concernant
les PMA, qui ont maintenant atteint un stade d'élaboration permettant
la participation d'un plus grand nombre de Membres.
Permettez moi aussi de profiter de
l'occasion offerte par cette réunion pour évoquer brièvement les
autres domaines dans lesquels des négociations ont eu lieu ces
dernières semaines.
Dans le domaine des Règles, les
travaux se sont poursuivis conformément au programme de travail du
Groupe. Le Groupe a tenu une série de réunions sur deux semaines, du
16 au 25 septembre, et une autre série de réunions est prévue pour la
semaine prochaine. S'agissant des mesures antidumping et des
subventions, le Groupe continue d'examiner le texte du Président
datant de décembre 2008, y compris les questions entre crochets,
celles pour lesquelles les crochets ont été supprimés et celles qui
n'ont pas été traitées, et ce processus devrait s'achever au début de
l'année prochaine. Pour ce qui est des subventions à la pêche, le
Groupe prévoit d'achever les discussions portant sur la feuille de
route et d'entamer l'examen des nouvelles propositions, selon les
demandes des diverses délégations, d'ici à décembre. Le Groupe tiendra
la semaine prochaine toute une série de réunions consacrées aux
règles, durant lesquelles les délégations auront une nouvelle
possibilité d'engagement. S'agissant des accords commerciaux régionaux
(ACR), le Président mène actuellement des consultations informelles
avec les Membres sur la manière de progresser sur diverses questions
qui concernent aussi bien la transparence des ACR que les aspects
systémiques.
Pour ce qui est des négociations sur le
registre des indications géographiques pour les vins et spiritueux,
le Président a tenu des consultations avec un petit groupe de
délégations le 18 septembre, durant la première semaine de réunions
des hauts fonctionnaires, et il a alors proposé un programme de
travail pour les mois à venir. S'agissant de la méthodologie, il a
indiqué que son objectif serait de passer des échanges sur les
différentes positions actuellement sur la table à un débat de fond axé
sur une liste de quatre questions suggérées par lui même, pour aboutir
à des “documents du Président”.
Une réunion informelle ouverte a eu lieu le
2 octobre, par souci de transparence et aussi pour une concertation
avec les délégations sur la manière d'organiser les travaux en octobre
et novembre. Le Président a indiqué qu'il avait l'intention de
présenter un bref rapport de passation de fonctions pour faire le
point sur les aspects techniques déjà traités dans le rapport de son
prédécesseur (TN/IP/18 de juin 2008) et pour donner quelques
indications sur le cheminement vers une solution. À cette réunion
informelle, le Président a indiqué qu'il tiendrait une réunion
formelle qui aurait lieu cet après midi et se poursuivrait dans
l'après midi du 28 octobre, afin d'entamer les discussions de fond sur
sa liste de quatre questions. Une autre session formelle est prévue
pour le 25 novembre 2009.
S'agissant du volet Commerce et
environnement, le CCE réuni en Session extraordinaire a tenu, fin
septembre, un atelier sur les biens et services environnementaux avec
la participation d'experts issus des gouvernements, du secteur privé
et d'autres organisations internationales. L'atelier a fourni
l'occasion d'examiner en profondeur les différents secteurs de biens
environnementaux, en se concentrant particulièrement sur les biens et
technologies pertinents, leurs avantages environnementaux, ainsi que
les leviers du marché et les obstacles d'ordre commercial auxquels ces
secteurs sont confrontés. Il a aussi permis d'aborder certains aspects
du mandat qui sont liés au développement, y compris la question du
transfert de technologie.
Ces discussions devraient fournir aux
délégations une base utile pour s'engager dans la prochaine phase,
visée au paragraphe 31 iii) du programme de travail, en vue de
laquelle le Président a invité les Membres à identifier les biens
environnementaux présentant pour eux de l'intérêt. Des consultations
sur cette question, ainsi que sur d'autres volets du mandat de
négociation, auront lieu en prélude à la prochaine réunion du CCE en
Session extraordinaire, qui est prévue pour novembre.
Dans le domaine de la Facilitation des
échanges, le nouvel accord prend forme. Conformément au programme
de travail, le Groupe de négociation a mené à bien la première partie
de sa tâche consistant à produire un texte de négociation consolidé.
Ce texte couvre les articles V (transit) et X (transparence) du GATT,
et les travaux ont débuté pour ce qui est de consolider le texte
relatif au traitement spécial et différencié. Pour la prochaine
réunion du Groupe en novembre, il est prévu de consolider le texte de
négociation sur l'article VIII du GATT (redevances et formalités), la
coopération douanière et les questions transversales dans le nouvel
Accord, et d'achever la tâche consistant à produire un texte de
négociation consolidé sur le traitement spécial et différencié.
Tous les Membres ont apporté une
contribution constructive à cette activité. Le Président s'est dit
confiant, certain que le Groupe parviendra à atteindre son objectif
qui est de produire un projet de texte de négociation consolidé sur la
facilitation des échanges après sa prochaine réunion, prévue dans la
semaine du 9 novembre.
À l'étape suivante et finale des
négociations, il s'agira d'aplanir les divergences dont témoigne
actuellement le texte, de manière à parvenir à un accord par
consensus.
Quant aux négociations relatives au
Traitement spécial et différencié, les discussions sur la base
d'un texte concernant le mécanisme de surveillance se sont poursuivies
à partir de la note informelle du Président. Je suis heureux
d'apprendre que les Membres ont pu faire quelques progrès et affiner
davantage certains des éléments contenus dans la note. Le Président
révise donc actuellement sa note informelle, qui servira de base pour
la suite des discussions sur le mécanisme de surveillance. Ces travaux
se poursuivront en petits groupes, et des réunions ouvertes auront
lieu selon qu'il conviendra, pour informer l'ensemble des Membres des
faits nouveaux éventuels ainsi que pour leur donner une possibilité de
contribuer au processus.
Permettez moi de mentionner aussi les
négociations relatives au Mémorandum d'accord sur le règlement des
différends, bien qu'elles ne fassent pas partie de l'engagement
unique. Dans la semaine du 12 octobre, le Président de l'ORD siégeant
en Session extraordinaire a tenu une série de consultations afin de
discuter de certaines questions abordées dans le texte du Président
datant de juillet 2008, qui sert de base aux travaux actuels. Ces
consultations ont porté sur des propositions qui concernent la
transparence, les mémoires d'amicus curiae, le renvoi ainsi que
la flexibilité et le contrôle exercé par les Membres. Elles ont été
suivies d'une réunion informelle ouverte de la Session extraordinaire,
pour rendre compte des consultations à l'ensemble des Membres. Une
autre série de consultations est prévue pour la semaine du 9 novembre.
Ces consultations porteront sur la chronologie, l'après-rétorsion, le
traitement spécial et différencié, y compris les aspects relatifs à la
conformité, et les échéanciers. Avec ces consultations, toutes les
propositions incluses dans le texte du Président auront été débattues
cette année. L'intention du Président demeure d'élaborer un texte
révisé dès que possible.
Permettez moi de vous rendre brièvement
compte de la réunion du Salon vert que j'ai tenue hier après midi.
Pour l'essentiel, la réunion a surtout permis de faire le bilan des
différentes activités et réunions qui avaient eu lieu durant la
semaine, y compris mes consultations, et sur les prochaines étapes du
processus menant à la troisième semaine de novembre, durant laquelle
les hauts fonctionnaires viendront à Genève. De plus, un certain
nombre de délégations ont fait rapport sur les processus bilatéraux et
plurilatéraux auxquels elles avaient participé.
Mon impression générale est que la semaine
écoulée a été marquée par une participation utile à des discussions
ciblées et constructives. Il n'y a pas eu de recul quant au niveau
d'ambition. Mais en même temps, nous n'avons pas encore vu de progrès
tangibles dans les négociations et, globalement, je dirais que la
vitesse à laquelle nous avançons à l'heure actuelle est trop lente
pour nous permettre de parvenir à des modalités au plus tard au début
de l'an prochain comme nous devons le faire pour pouvoir conclure le
Cycle l'an prochain. Telle est selon moi la réalité.
L'essentiel à présent n'est pas le
processus, mais plutôt ce qui se passe dans les négociations. Plus
précisément, nous devons maintenant amorcer des négociations fondées
sur des textes en vue de rapprocher les positions, en particulier sur
l'agriculture et l'AMNA, qui demeurent des questions cruciales pour
ces négociations, mais aussi sur les services et les autres questions
inscrites à notre programme. C'est seulement ainsi que les
négociations pourront porter leurs fruits.
Je continuerai de travailler, comme
d'habitude, en étroite concertation avec les Présidents des groupes de
négociation et le Président du Conseil général pour essayer de vous
aider à vous attaquer aux questions de fond qui demeurent ouvertes. Je
continuerai aussi de vous consulter régulièrement et sous diverses
configurations pour préparer la prochaine réunion des hauts
fonctionnaires qui aura lieu en novembre. Les travaux demeurent, comme
il se devrait, focalisés sur le processus multilatéral, qui se
poursuivra dans tous les domaines des négociations, dans l'esprit avec
lequel nous avons travaillé jusqu'ici — une approche par étape et
ascendante, dans le plein respect du caractère inclusif et de la
transparence.
La semaine des hauts fonctionnaires en
novembre doit être minutieusement préparée, de manière à engendrer des
progrès dont la Conférence ministérielle puisse prendre acte. Elle
doit être une session de négociation, pas une session de discussions,
et nous devons nous y préparer collectivement!
Ainsi s'achève mon rapport d'aujourd'hui.
Par souci de transparence, je suggère que les Membres qui ont pris
l'initiative de tenir des discussions bilatérales et plurilatérales
cette semaine fassent eux aussi rapport sur leurs activités.

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