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Prenant
la parole à l'occasion de la Troisième Conférence des Nations Unies
sur les pays les moins avancés qui se tient à Bruxelles,
M. Moore a dit: “Nous sommes ici pour lutter contre la
pauvreté et la marginalisation économique avec lesquelles les pays
les plus démunis de la planète sont aux prises. Nous sommes ici pour
réitérer notre engagement envers les citoyens de ces pays qui
doivent lutter chaque jour pour survivre. Nous sommes ici pour
examiner ce que nous pouvons faire afin d'aider les plus démunis.”
M.
Moore a salué l'engagement en faveur du développement dont ont
témoigné d'autres personnalités internationales qui assistent à la
conférence, dont le Président de la France, M. Jacques Chirac,
le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan,
le Secrétaire général de la CNUCED, M. Rubens Ricupero et
le Président de la Banque mondiale, M. Jim Wolfensohn.
Faisant
fond sur les travaux effectués dans le cadre d'initiatives analogues
qui ont eu lieu à Paris en 1981 et 1990, la conférence a pour objet
d'examiner des solutions nationales et internationales appropriées
qui favoriseraient l'intégration à l'économie mondiale des
49 pays les moins avancés (qui comptent 10,5 pour cent de
la population mondiale).
“C'est
une occasion d'aider les pays les moins avancés, a dit M. Moore.
C'est une occasion que nous devons saisir. Les pays les moins avancés
sont mal équipés pour développer leur économie et garantir à
leurs citoyens un niveau de vie adéquat. Ils représentent le maillon
le plus faible de la communauté internationale et leur développement
économique et social constitue un défi de taille pour nous tous.
Cette conférence permettra d'examiner les obstacles que doivent
surmonter ces pays dans une économie mondialisée et, je l'espère,
de convenir des mesures que la communauté internationale peut prendre
pour les y aider.”
M.
Moore a dit que le développement était avant tout l'affaire des
gouvernements des PMA eux-mêmes. Il a ajouté cependant que la
communauté internationale devait faire davantage pour lutter contre
la pauvreté. Il a exhorté les pays donateurs à fournir plus d'aide
et d'assistance technique. Il les a incités à alléger plus
rapidement la dette des pays pauvres les plus lourdement endettés. Il
a invité les pays riches à ouvrir davantage leurs marchés aux
produits en provenance des PMA. Il a également préconisé le
lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales
multilatérales. Le Président Jacques Chirac et le Secrétaire
général Kofi Annan se sont joints à M. Moore pour
demander le lancement d'un nouveau cycle de négociations.
“À
l'heure actuelle, les pays les moins avancés sont à l'origine de
moins de 1 pour cent des exportations mondiales. Je crois qu'un
bon moyen d'éviter que les pays les moins avancés soient
marginalisés davantage dans l'économie mondiale est de lancer un
nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales. Un cycle
de négociations offre aux plus pauvres et aux plus démunis d'entre
nous les moyens d'obtenir un meilleur accès pour leurs produits, plus
de fonds pour l'assistance technique et une plus grande flexibilité
dans la mise en œuvre des engagements qu'ils ont pris aux termes des
règles actuelles de l'OMC.”
La
conférence se poursuit tout au long de la semaine. Le jeudi 17 mai,
le Directeur général prononcera une allocution dans le cadre d'une
session interactive sur le thème “Commerce international, produits
de base et services/tourisme”. Il devrait profiter de cette occasion
pour annoncer une série de résultats attendus de la part de l'OMC.
Il s'agit de mesures et d'activités visant à aider les pays les
moins avancés à mieux participer au système commercial
multilatéral.
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