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Ce communiqué de presse a été publié, par souci d'honnêteté envers les
autres médias, avant le 25 mars — date de levée de l'embargo — en raison
d'une rupture de cet embargo tout d'abord en Hollande par NRC
Handelsblad, sur son site web et dans son édition imprimée du soir du
23 mars, puis par l'agence de presse Bloomberg.
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L'effondrement de la demande mondiale qu'a entraîné la plus forte récession
économique observée depuis des décennies conduira à une baisse des exportations
d'environ 9 pour cent en volume1
en 2009, une contraction sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale, ont
prévu aujourd'hui les économistes de l'OMC. La contraction sera particulièrement
marquée dans les pays développés qui connaîtront cette année un recul de 10 pour
cent de leurs exportations. Dans les pays en développement, dont la croissance
est beaucoup plus tributaire des échanges, les exportations n'augmenteront que
de 2 à 3 pour cent en 2009, selon les économistes de l'OMC.
Le ralentissement de l'activité économique dans la majeure partie du monde
industrialisé et les fortes diminutions des exportations déjà affichées pour les
premiers mois de l'année par la plupart des grandes économies — en particulier
d'Asie — expliquent les prévisions exceptionnellement sombres pour le commerce
en 2009, a indiqué l'OMC dans son évaluation annuelle du commerce mondial.
Les signes d'une forte dégradation du commerce sont devenus manifestes à la fin
de 2008 lorsque la demande a fléchi et la production a ralenti. Même si la
croissance des échanges mondiaux a été de 2 pour cent en volume pour l'ensemble
de 2008, elle s'est essoufflée ces six derniers mois pour tomber à un niveau
nettement inférieur aux 6 pour cent de croissance en volume enregistrés en 2007.
“Ces 30 dernières années, la part du commerce dans l'activité économique n'a
cessé d'augmenter, la croissance des échanges dépassant souvent les gains de
production. Pour de nombreux produits, la production dépend de sources
d'approvisionnement disséminées dans le monde de sorte qu'il y a un effet
multiplicateur — quand la demande globale enregistre un fort recul, le commerce
ralentit encore plus. L'épuisement des fonds disponibles pour le financement du
commerce a contribué au déclin important des flux commerciaux, en particulier
dans les pays en développement”, a dit le Directeur général, M. Pascal Lamy.
“En conséquence, des milliers d'emplois liés au commerce disparaissent. Les
gouvernements doivent éviter d'aggraver encore cette situation déjà mauvaise en
recourant à des mesures protectionnistes qui en réalité ne protègent aucune
nation et risquent d'entraîner de nouvelles pertes d'emplois. Nous suivons de
près l'évolution des politiques commerciales. Il y a un recours croissant aux
mesures protectionnistes. Le risque augmente que ces mesures fassent caler le
moteur de la reprise que constitue le commerce. Nous devons être vigilants parce
que nous savons qu'en imposant des restrictions à l'importation nous ne faisons
qu'encourager nos partenaires commerciaux à faire de même et à s'en prendre à
nos exportations. Le commerce peut être un puissant outil pour sortir le monde
de cette crise économique. À Londres, les dirigeants du G 20 auront une occasion
unique de s'unir pour passer de la parole aux actes et s'abstenir de toute
mesure protectionniste supplémentaire qui rendrait les efforts de relance au
niveau mondial moins efficaces,” a dit M. Lamy.
La crise financière à l'origine de la récession
Suite à l'aggravation spectaculaire de la crise financière depuis septembre de
l'année dernière, la croissance réelle de la production mondiale a ralenti pour
tomber à 1,7 pour cent, contre 3,5 pour cent en 2007, et elle enregistrera
vraisemblablement une baisse de 1 à 2 pour cent en 2009. Il s'agit là du premier
recul de la production mondiale totale depuis les années 30 et son impact sur le
commerce est encore amplifié. Mais les économistes de l'OMC lancent une mise en
garde en disant que les turbulences extraordinaires observées sur les marchés
mondiaux ces derniers mois et l'incertitude qui persiste quant à l'évolution à
court terme de l'économie mondiale rendent particulièrement difficile
l'établissement des estimations préliminaires pour le commerce en 2008 et des
projections pour 2009.
Un aspect marquant du ralentissement actuel du commerce mondial est la
synchronisation des tendances, à savoir que les exportations et les importations
mensuelles des grandes économies développées et en développement connaissent
toutes une tendance parallèle à la baisse depuis septembre 2008 (voir
le graphique 1 de l'Appendice). Certains commentateurs avaient supposé que,
compte tenu de la part croissante des pays en développement dans les échanges
mondiaux et de la diversification géographique accrue de ces flux, il y aurait
eu un effet de “découplage” rendant les pays en développement moins vulnérables
aux turbulences économiques dans les pays développés. Cela n'a pas été le cas.
L'estimation préliminaire de l'OMC, à savoir une croissance de 2 pour cent du
volume des échanges mondiaux pour 2008, est sensiblement inférieure à la
prévision de 4,5 pour cent parue il y a un an. Cependant, les perspectives de
l'année dernière laissaient effectivement entrevoir des risques importants de
ralentissement liés à l'évolution des marchés financiers. La surestimation
s'explique en grande partie par la chute imprévue et très brutale de la
production mondiale qui est survenue au quatrième trimestre de 2008.
Perspectives commerciales pour 2009
Pour projeter la croissance du commerce en 2009, nous supposons un modèle de
récession normal dans lequel le commerce recule, reste faible pendant quelque
temps, puis reprend sa trajectoire ascendante et commence à retrouver la
tendance antérieure. Si ce scénario de base se vérifie, le volume du commerce
mondial des marchandises diminuera probablement d'environ 9 pour cent en volume
(c'est à dire sans compter les variations de prix) en 2009, les exportations des
pays développés baissant d'environ 10 pour cent en moyenne, et celles des pays
en développement diminuant de 2 à 3 pour cent.
Les perspectives commerciales pour 2009 sont fortement conditionnées par la
crise financière apparue il y a près de deux ans aux États Unis. La crise s'est
intensifiée de manière spectaculaire après l'effondrement de la banque
d'investissement de Wall Street Lehman Brothers en septembre de l'année dernière
et le sauvetage d'un certain nombre d'établissements financiers conduit par les
gouvernements aux États Unis et ailleurs. La tourmente financière et la pénurie
aiguë de crédit se sont inexorablement étendues à l'économie réelle. La baisse
des prix des actifs, la demande hésitante et la production en berne se sont
traduites par une diminution spectaculaire, et parfois une inversion, de la
croissance de la production et du commerce dans de nombreux pays. Le commerce a
également subi les effets d'une contraction brutale du crédit qui finance les
importations et les exportations.
Bien qu'ayant débuté aux États Unis, la crise a gravement touché les
établissements financiers et les économies de l'ensemble des pays développés et
des pays en développement. La détérioration de la situation économique a ébranlé
la confiance des consommateurs et des entreprises et entraîné une rétroaction
négative allant du secteur financier vers le reste de l'économie qui domine les
perspectives pour 2009.
Les mois écoulés depuis septembre dernier ont été marqués par des chutes
brutales de la production et du commerce, d'abord dans les pays développés, puis
dans les pays en développement. Les indices établis par l'Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE) à partir des principaux
indicateurs composites relatifs aux grands pays industrialisés ont plongé
jusqu'en janvier 2009, révélant une forte probabilité de poursuite de la baisse
de l'activité économique. Les gouvernements ont essayé diverses mesures pour
remédier à la crise, y compris le renflouement des banques importantes pour le
système économique et financier et, plus récemment, une assistance hypothécaire
en faveur des propriétaires en difficulté aux États Unis. Tout cela s'ajoute aux
politiques monétaires et budgétaires déployées depuis le début de la crise. La
politique monétaire classique a peut être atteint les limites de son efficacité
avec des taux d'intérêt qui avoisinent zéro aux États Unis et ailleurs. Le
moment de la reprise pourrait dépendre à présent de l'efficacité des plans de
stimulation fiscale proposés, qui représentent actuellement plus de 3 pour cent
de la production mondiale.
Depuis que la récession a fait son apparition au quatrième trimestre de 2008,
les perspectives commerciales pour 2009 ne laissent guère place à l'optimisme.
La crise financière a perturbé le fonctionnement normal du système bancaire et
privé les entreprises et les particuliers de crédits dont ils ont grand besoin.
La chute des marchés boursiers et des prix de l'immobilier a aussi exercé une
ponction sur la richesse aux États Unis et ailleurs, de sorte que les ménages ne
sont plus disposés à acquérir des biens durables tels que les automobiles car
ils s'efforcent de reconstituer leur épargne. La chute des prix des produits de
base, tout en étant une aubaine pour les consommateurs des pays importateurs, a
aussi privé de recettes d'exportation les pays producteurs de pétrole.
Même la Chine, avec son économie dynamique, ne peut se protéger contre la
récession mondiale quand la plupart de ses grands partenaires commerciaux en
sont victimes. Les exportations du pays vers ses six principaux partenaires (en
considérant l'UE comme un seul) ont représenté 70 pour cent de ses exportations
totales en 2007. Tous ces partenaires connaissent actuellement une contraction
ou un ralentissement de leur économie, et leur demande d'exportation sera
probablement faible pendant un certain temps.
Les données mensuelles disponibles pour les principaux pays commerçants révèlent
de fortes baisses des exportations et des importations de marchandises durant
les deux premiers mois de 2009. Une exception à ce mouvement de recul des flux
commerciaux peut être observée pour certaines économies d'Asie; des chiffres
dénotant une croissance mensuelle positive des importations ont été enregistrés
pour la Chine (17 pour cent) de même que pour Singapour, le Taipei chinois et le
Viet Nam. Bien que ne portant que sur un mois, et devant donc être interprétées
avec prudence, ces données pourraient traduire un ralentissement voire une
stabilisation des tendances négatives de la croissance du commerce. La
croissance future du commerce dépendra bien entendu de l'évolution de la demande
ailleurs dans l'économie mondiale.
Par ailleurs, il faut se demander jusqu'à quel point le commerce pourrait
reculer durant l'année. Considérons par exemple les exportations chinoises. En
février, elles étaient inférieures de 26 pour cent au chiffre du même mois de
l'année précédente et de 28 pour cent à celui de janvier. Si l'on extrapole
cette détérioration, les exportations chinoises approcheraient de zéro dans un
délai de dix mois à un an. Il s'agit évidemment d'un scénario très peu
plausible, qui souligne que des baisses aussi fortes que celles auxquelles on
assiste depuis quelque temps ne persisteront pas.
Les estimations ci-dessus de la croissance du commerce sont étayées par les
résultats du modèle de prévision à série chronologique du Secrétariat de l'OMC,
qui prévoit pour les pays développés (plus précisément les membres de l'OCDE) un
ralentissement des importations de biens et de services d'environ 8,5 pour cent
(techniquement “sur la base de la balance des paiements”) (graphique 1).
Graphique 1: Croissance réelle du PIB et du commerce des pays de
l'OCDE, 2007-2008
Variation en pourcentage d'une année sur l'autre

Source: Comptes nationaux de l'OCDE.
Les estimations sont sensibles à l'ampleur de la baisse initiale et au rythme de
la reprise. Si la baisse du commerce mondial est plus forte que prévu ou si la
reprise survient plus rapidement, il faudra actualiser les prévisions de
croissance.
Malgré la grande ampleur de cette baisse attendue du commerce mondial, la
projection fait apparaître encore des risques élevés de dégradation de la
situation. De nouveaux événements défavorables sur les marchés financiers
pourraient prolonger la crise actuelle, de même qu'une montée du
protectionnisme. La reprise pourrait être plus lente que prévu si la
consommation des ménages ne retrouve pas prochainement un rythme de croissance
plus normal.
Par contre, la croissance pourrait reprendre plus vite que prévu si les réformes
du secteur financier sont appliquées rapidement et si les marchés du crédit
recommencent à fonctionner plus normalement. Les récessions contiennent
habituellement les ferments de leur propre remède, car la baisse de la
consommation implique une augmentation de l'épargne, laquelle est ensuite prêtée
aux emprunteurs qui le souhaitent pour un investissement dans la production
future. Malheureusement, cette issue pourrait être bloquée jusqu'à ce que le
secteur bancaire mondial soit remis en état.
Raisons de la contraction du commerce
Les données concernant la croissance du commerce font apparaître des baisses
supérieures aux ralentissements passés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer
cette situation.
L'un d'eux est que le fléchissement de la demande est plus largement répandu
qu'autrefois, car toutes les régions de l'économie mondiale sont touchées en
même temps par le ralentissement.
Une deuxième raison qui expliquerait l'ampleur des baisses récentes tient à la
présence grandissante de chaînes d'approvisionnement mondiales dans le commerce
total. La contraction ou l'expansion du commerce n'est plus seulement une
question de variation des flux commerciaux entre un pays producteur et un pays
consommateur — les marchandises traversent de nombreuses frontières durant le
processus de production, et les composantes du produit final sont décomptées à
chaque fois qu'elles traversent une frontière. Le seul moyen d'éviter cet effet
— dont l'ampleur globale ne peut être que supposée en raison de l'absence de
renseignements systématiques — serait de mesurer les transactions commerciales
sur la base de la valeur ajoutée à chaque étape du processus de production. Du
fait que la valeur ajoutée, ou le rendement des facteurs de production, est la
mesure réelle du revenu dans l'économie et que le commerce est un flux brut
plutôt qu'une mesure du revenu, il découle du raisonnement susmentionné que de
fortes augmentations ou diminutions des chiffres des courants d'échanges ne
devraient pas être interprétées comme un indicateur exact de ce qui se passe
réellement en matière de revenu et d'emploi.
Un troisième élément des conditions actuelles qui contribue probablement à la
contraction des échanges est la pénurie de financement du commerce. C'est de
toute évidence un problème et institutions internationales et gouvernements y
accordent une attention particulière. L'OMC joue un rôle de médiateur en
rassemblant les acteurs clés pour qu'ils s'emploient à rendre le financement du
commerce accessible et abordable.
Un quatrième facteur qui pourrait contribuer à la contraction des échanges est
la protection. Tout accroissement de la protection menacera les perspectives de
reprise et allongera la durée du ralentissement de l'activité. Le risque
d'aggravation du protectionnisme est à juste titre une source d'inquiétude pour
l'avenir.2
Aperçu de l'évolution du commerce et de la production en 2008
Croissance économique
La croissance économique mondiale — mesurée par la production totale ou le
produit intérieur brut (PIB) — a connu un ralentissement brutal en 2008, avec en
toile de fond la pire crise financière connue depuis les années 30. La baisse de
la demande dans les pays développés provoquée par la chute des prix des actifs
et par l'aggravation de l'incertitude économique a contribué à faire chuter la
croissance de la production mondiale à 1,7 pour cent, contre 3,5 pour cent
l'année précédente. En 2008, la croissance a été la plus lente depuis 2001, bien
inférieure à la moyenne de 2,9 pour cent enregistrée sur dix ans.
Les économies développées n'ont réussi à afficher l'an dernier qu'une maigre
croissance de 0,8 pour cent, contre 2,5 pour cent en 2007 et 2,2 pour cent en
moyenne entre 2000 et 2008. Les économies en développement, en revanche, ont
accru leur production de 5,6 pour cent en 2008, soit moins que les 7,5 pour cent
enregistrés en 2007 mais autant que le taux moyen de la période 2000 2008.
Les pays exportateurs de pétrole ont bénéficié d'une forte croissance avec 5,5
pour cent en moyenne en 2008, les exportations du Moyen Orient progressant à un
rythme encore plus rapide: 6,3 pour cent.
Les pays les moins avancés (PMA) ont progressé plus vite que tous les autres
groupes de pays avec 6,6 pour cent, soit plus que leur moyenne de 6,3 pour cent
durant la période 2000 2008.
L'Europe et l'Amérique du Nord n'ont progressé chacune que de 1 pour cent
environ en 2008, tandis que les régions exportatrices de pétrole d'Amérique du
Sud et centrale, la Communauté d'États indépendants, l'Afrique et le Moyen
Orient ont tous connu une croissance du PIB supérieure à 5 pour cent.
En 2008, la croissance économique (PIB) de l'Asie n'a pas dépassé 2 pour cent,
en raison surtout de la croissance négative ( 0,7 pour cent) enregistrée par le
Japon. En revanche, les pays en développement d'Asie (qui excluent le Japon,
l'Australie et la Nouvelle Zélande) ont progressé de 5,7 pour cent, emmenés par
la Chine qui a enregistré la plus forte croissance de toutes les grandes
économies avec 9,0 pour cent.
Le tableau général a été celui d'une poursuite de la croissance au premier
semestre, les pays exportateurs de pétrole en particulier ayant tiré profit du
niveau record des prix des produits de base. Puis, la croissance a vacillé et
une grave récession est apparue au second semestre, commençant par les États
Unis et les autres pays développés, pour se propager ensuite aux pays en
développement.
Taux de change et prix des produits de base
La valeur du dollar EU par rapport à un large groupe de monnaies — c'est à dire
son taux de change effectif réel — a augmenté en 2008, car la monnaie des États
Unis s'est renforcée par rapport à celles de leurs partenaires commerciaux. La
hausse du dollar faisait suite à un affaiblissement par rapport à d'autres
monnaies observé depuis 2002. Son appréciation en 2008 a été plus marquée au
second semestre en raison de l'aggravation de la crise financière. Elle semble
due en grande partie à une fuite des liquidités vers une monnaie perçue comme
“refuge”. Cela pourrait aussi expliquer l'affermissement du yen (voir ci
dessous).
Au premier semestre de 2008, l'euro s'est apprécié de 7 pour cent par rapport au
dollar, avant de perdre 14 pour cent entre juillet et décembre. Entre janvier
2006 et son niveau maximal de juillet 2008, il avait gagné 30 pour cent. La
livre britannique, le dollar canadien et le won coréen ont tous suivi la même
tendance, chutant brutalement par rapport au dollar au second semestre de 2008,
après une longue période d'appréciation.
Le yen japonais et le yuan chinois se sont comportés différemment en réponse à
la crise financière. Tous deux s'étaient appréciés par rapport au dollar au
cours des dernières années. Avec la crise financière, le yen a fortement
augmenté, tandis que le yuan est resté à peu près stable.
Les prix des produits de base ont été très instables en 2008, ce qui explique en
grande partie que les résultats commerciaux au second semestre aient été si
différents de ceux du premier semestre. Après une hausse constante tout au long
de l'année 2007, les prix de l'énergie ont atteint des sommets avec un baril à
plus de 140 dollars au milieu de l'année, pour s'effondrer ensuite et retrouver
leur plus bas niveau depuis le début de 2005 en raison du ralentissement de la
demande dans les pays importateurs. Entre janvier 2007 et juillet 2008, les prix
des combustibles ont augmenté de 144 pour cent, c'est à dire qu'ils ont plus que
doublé. Mais, de juillet à la fin de 2008, ils ont reculé de 63 pour cent
(graphique 2).
Graphique 2: Prix de certains produits primaires, janvier
1998-janvier 2009
Indice, janvier 2002=100

Source: FMI, Statistiques financières internationales.
Les prix des autres produits primaires, y compris les métaux et les produits
alimentaires, ont également reculé par rapport à leur niveau record du début de
2008. Les pressions inflationnistes ont été maîtrisées dans la plupart des pays
du fait d'une baisse de la demande de marchandises dans le monde, et la
déflation pourrait représenter un plus grand risque à court terme dans certains
pays.
Commerce
La croissance du commerce des marchandises en termes réels (c'est à dire
corrigée des variations de prix) a notablement ralenti en 2008, revenant à 2
pour cent, contre 6 pour cent en 2007. Mais le commerce a encore progressé plus
vite que la production mondiale, comme c'est habituellement le cas lorsque la
croissance de la production est positive. Inversement, lorsque la croissance de
la production diminue, la croissance du commerce tend à baisser plus vite
encore, comme c'est le cas actuellement.
En dollars (ce qui inclut les variations de prix et les fluctuations des taux de
change), les exportations mondiales de marchandises ont progressé de 15 pour
cent en 2008, s'établissant à 15 800 milliards de dollars, tandis que les
exportations de services commerciaux ont augmenté de 11 pour cent, atteignant 3
700 milliards de dollars.
La part des économies en développement dans le commerce des marchandises a
atteint de nouveaux records en 2008, les exportations passant à 38 pour cent du
total mondial, et les importations à 34 pour cent.
En 2008, les exportations de marchandises de l'Allemagne, qui ont représenté 1
470 milliards de dollars, ont été légèrement supérieures à celles de la Chine (1
430 milliards de dollars), ce qui veut dire que l'Allemagne a conservé sa
position de premier exportateur mondial de marchandises.
Malgré ses bons résultats commerciaux globaux, la Chine a vu ses exportations
s'essouffler vers la fin de l'année pour certaines catégories de produits. Les
exportations de matériel de bureau et de matériel de télécommunications vers le
reste du monde, qui ont avoisiné 381,5 milliards de dollars en 2008, ont reculé
de 7 pour cent au quatrième trimestre par rapport à la période correspondante de
l'année précédente, après avoir progressé au taux moyen de 17 pour cent durant
les trois premiers trimestres. Les mêmes exportations vers les États Unis ont
enregistré une baisse plus forte encore de 13 pour cent au quatrième trimestre,
après une hausse de 10 pour cent au troisième trimestre. Dans l'ensemble, les
exportations de produits manufacturés chinois vers les États Unis ont augmenté
d'à peine 1 pour cent par rapport à l'année précédente, après avoir progressé de
14 pour cent au troisième trimestre.
L'un des secteurs les plus touchés par la récession mondiale a été l'industrie
automobile. Les exportations de produits automobiles japonais vers le reste du
monde ont baissé de 18 pour cent, tandis que ces mêmes exportations vers les
États Unis ont chuté de 30 pour cent au quatrième trimestre de 2008. Selon
l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), les
immatriculations de voitures particulières ont régressé de 18 pour cent en
Europe en février 2009 par rapport à l'année précédente. Les nouveaux États
membres de l'UE appartenant à l'Europe orientale ont été les plus touchés avec
une chute de 30 pour cent, tandis que l'Allemagne a représenté une exception
notable avec une hausse de près de 22 pour cent. Les ventes en Allemagne ont été
stimulées par la “prime à la casse” de 2 500 euros offerte par l'État aux
consommateurs qui remplaçaient leur ancien véhicule par un neuf. Ce programme
est destiné à compenser au moins en partie l'effondrement des exportations de
voitures allemandes. Selon l'association professionnelle allemande Verband der
Automobilindustrie (VDA), le nombre de véhicules exportés en février 2009 a
reculé de 51 pour cent par rapport à l'année précédente, tandis que le volume
des importations chutait de 47 pour cent. Autodata Corp. signale aussi une
baisse de 41 pour cent des ventes d'automobiles des États Unis en février 2009.
Comme pour les marchandises, les exportations de services commerciaux pour
lesquelles des données étaient disponibles ont diminué au quatrième trimestre de
2008 par rapport à l'année précédente — moins toutefois (7 à 8 pour cent) que
les marchandises (12 pour cent). Pour l'ensemble de l'année, les exportations de
services commerciaux ont progressé plus lentement que les exportations de
marchandises (sur la base de la balance des paiements), à savoir 11 pour cent
contre 15 pour cent. Les exportations de services de transport ont enregistré
une hausse de 15 pour cent en 2008, tandis que les services relatifs aux voyages
et les autres services commerciaux ont tous deux augmenté de 10 pour cent. Les
États Unis sont restés le principal exportateur et importateur de services
commerciaux, avec 522 milliards de dollars d'exportations et 364 milliards
d'importations.
L'un des indicateurs de la gravité de la détérioration du commerce mondial a été
la baisse des transports internationaux. Selon l'Association internationale du
transport aérien (IATA), le trafic aérien de marchandises a régressé de 23 pour
cent en décembre 2008 par rapport à la même période de l'année précédente, avec
un recul marqué de 26 pour cent dans la région Asie Pacifique. Pour situer
quelque peu l'ampleur de cette chute, la baisse enregistrée en septembre 2001,
lorsque la plupart des aéronefs du monde ont été temporairement immobilisés au
sol, n'avait été que de 14 pour cent.
Un autre élément depuis quelque temps est le Baltic Dry Index, qui mesure le
coût du transport par mer des cargaisons en vrac, publié par la société Baltic
Exchange à Londres, premier marché mondial de courtage des contrats de transport
maritime. Les variations de cet indice peuvent être corrélées avec la demande
mondiale de produits manufacturés. Entre juin et novembre 2008, le Baltic Dry
Index a chuté de 94 pour cent.
Les chiffres annuels du commerce en dollars ont été fortement influencés en 2008
par les variations des prix des produits de base et des taux de change. Bien que
les prix des combustibles aient terminé l'année au dessous de leur niveau le
plus bas de l'année 2007, les prix moyens en 2008 ont été supérieurs d'environ
40 pour cent à ceux de 2007, ce qui a eu tendance à faire augmenter les
importations totales de marchandises pour la plupart des pays. Aux États Unis,
par exemple, les importations de marchandises se sont accrues de 7 pour cent en
2008, mais les importations de produits autres que les combustibles n'ont
progressé que de 1 pour cent. Les prix des produits alimentaires et des boissons
ont également régressé par rapport aux niveaux records de l'année précédente.
Commerce des marchandises en volume (termes réels) en 2008
Le commerce des marchandises en volume (hors fluctuations des prix et des taux
de change) a progressé de 2 pour cent en 2008, alors qu'il avait gagné 6 pour
cent en 2007. La croissance sur l'année a été inférieure à la moyenne de 5,7
pour cent enregistrée durant la période 1998 2008. La croissance du commerce a
été très proche de celle du PIB en 2008, alors que, les années précédentes, elle
avait dépassé celle du PIB. Elle sera probablement inférieure à la croissance du
PIB en 2009 (Graphique 3).
Graphique 3: Croissance du volume du commerce mondial des
marchandises et du PIB mondial
Variation annuelle en pourcentage

Source: Secrétariat de l'OMC.
L'Amérique du Sud et centrale a vu ses exportations croître de 1,5 pour cent et
ses importations progresser de 15,5 pour cent. La croissance des importations a
été plus rapide que dans toutes les autres régions (tableau 1).
Elle a été supérieure à la croissance du PIB, tandis que le volume des
exportations a été inférieur à la production.
La région où le volume des exportations a augmenté le plus en 2008 est la
Communauté d'États indépendants (CEI — groupe d'anciens États de l'Union
soviétique), qui a enregistré une hausse de 6 pour cent par rapport à 2007.
Cette région a également été au deuxième rang pour la croissance des
importations, avec un taux de 15 pour cent par rapport à l'année précédente.
Au Moyen Orient, les volumes d'exportations et d'importations ont enregistré une
baisse importante en 2008, la croissance des exportations tombant de 4 pour cent
en 2007 à 3 pour cent, et celle des importations de 14 pour cent à 10 pour cent.
La croissance des exportations et des importations de l'Afrique s'est elle aussi
ralentie en 2008, tombant de 4,5 pour cent en 2007 à 3 pour cent pour les
exportations et de 14 pour cent à 13 pour cent pour les importations.
Tableau 1: PIB et commerce des marchandises par
région, 2006-2008
Variation annuelle en pourcentage, à prix constants
|
PIB |
|
Exportations |
|
Importations |
|
2006 |
2007 |
2008 |
|
2006 |
2007 |
2008 |
|
2006 |
2007 |
2008 |
Monde |
3,7 |
3,5 |
1,7 |
|
8,5 |
6,0 |
2,0 |
|
8,0 |
6,0 |
2,0 |
Amérique du Nord |
2,9 |
2,1 |
1,1 |
|
8,5 |
5,0 |
1,5 |
|
6,0 |
2,0 |
-2,5 |
États-Unis |
2,8 |
2,0 |
1,1 |
|
10,5 |
7,0 |
5,5 |
|
5,5 |
1,0 |
-4,0 |
Amérique du Sud et centrale
a |
6,1 |
6,6 |
5,3 |
|
4,0 |
3,0 |
1,5 |
|
15,5 |
17,5 |
15,5 |
Europe |
3,1 |
2,8 |
1,0 |
|
7,5 |
4,0 |
0,5 |
|
7,5 |
4,0 |
-1,0 |
Union européenne (27) |
3,0 |
2,8 |
1,0 |
|
7,5 |
3,5 |
0,0 |
|
7,0 |
3,5 |
-1,0 |
Communauté d'États indépendants (CEI)
|
7,5 |
8,4 |
5,5 |
|
6,0 |
7,5 |
6,0 |
|
20,5 |
20,0 |
15,0 |
Afrique |
5,7 |
5,8 |
5,0 |
|
1,5 |
4,5 |
3,0 |
|
10,0 |
14,0 |
13,0 |
Moyen-Orient |
5,2 |
5,5 |
5,7 |
|
3,0 |
4,0 |
3,0 |
|
5,5 |
14,0 |
10,0 |
Asie |
4,6 |
4,9 |
2,0 |
|
13,5 |
11,5 |
4,5 |
|
8,5 |
8,0 |
4,0 |
Chine |
11,6 |
11,9 |
9,0 |
|
22,0 |
19,5 |
8,5 |
|
16,5 |
13,5 |
4,0 |
Japon |
2,0 |
2,4 |
-0,7 |
|
10,0 |
9,5 |
2,5 |
|
2,0 |
1,5 |
-1,0 |
Inde |
9,8 |
9,3 |
7,9 |
|
11,0 |
13,0 |
7,0 |
|
8,0 |
16,0 |
12,5 |
Économies
nouvellement
industrialisées (4)
b |
5,6 |
5,6 |
1,7 |
|
13,0 |
9,0 |
3,5 |
|
8,0 |
6,0 |
3,5 |
a Y compris les Caraïbes.
b Hong Kong, Chine; République de Corée; Singapour; et Taipei chinois.
Source: Secrétariat de l'OMC.
Les exportations et les importations de l'Asie ont connu une baisse sensible en
volume. La croissance des exportations a été de 4,5 pour cent en 2008, alors
qu'elle était de 11,5 pour cent en 2007 et de 13,5 pour cent en 2006.
La croissance des importations en 2008 a été plus faible encore à 4 pour cent,
alors qu'elle se situait à 8 pour cent l'année précédente.
L'Europe a enregistré l'an dernier la plus faible croissance des exportations de
toutes les régions, avec à peine 0,5 pour cent, contre 4 pour cent en 2007. La
croissance des importations a été négative en 2008 avec un recul de 1 pour cent.
Les exportations de l'Amérique du Nord ont progressé de 1,5 pour cent en 2008,
tandis que les importations ont reculé de 2,5 pour cent. Exportations et
importations ont été très inférieures aux niveaux de 2007
(Graphique 4).
Graphique 4: Croissance réelle du commerce des marchandises par
région, 2008
Variation annuelle en pourcentage

a Y compris les Caraïbes.
Source: Secrétariat de l'OMC.
Commerce des marchandises et des services en valeur (nominale) en 2008
Prix et taux de change
Les régions exportatrices nettes de pétrole ont bénéficié des prix records des
combustibles en 2008 avec un baril de pétrole qui dépassait 140 dollars au
milieu de l'année. Ce prix a toutefois baissé après juillet, pour terminer
l'année au dessous de 50 dollars en raison de l'accalmie de la demande et du
ralentissement de l'économie mondiale.
Les prix beaucoup plus élevés de l'énergie en 2008 ont eu un puissant effet sur
les valeurs (c'est à dire compte tenu des variations de prix et de taux de
change) et les taux de croissance du commerce des marchandises en termes
nominaux par rapport à 2007. Ils ont augmenté de 40 pour cent en moyenne, tandis
que les prix des produits alimentaires et des boissons ont progressé de 23 pour
cent. Les prix des matières premières agricoles ont baissé de moins de 1 pour
cent, tandis que ceux des métaux ont reculé de 8,0 pour cent (Graphique 5).
Graphique 5: Prix à l'exportation de certains produits primaires 2006-2008
Variation annuelle en pourcentage

a Y compris le café, les fèves de cacao et le thé.
Source: FMI, Statistiques financières internationales.
L'appréciation du dollar à la fin de 2008 par rapport
aux autres monnaies, notamment l'euro, a aussi influencé l'évolution du commerce
estimée en valeur nominale. La croissance du commerce dans les pays de la zone
euro est probablement sous estimée du fait qu'elle est exprimée en dollars.
Le dollar canadien, la livre britannique et le won
coréen ont suivi des trajectoires analogues à celle de l'euro, s'appréciant par
rapport au dollar durant les années récentes, puis inversant fortement la
tendance avec l'aggravation de la crise financière. Le yuan chinois a
progressivement augmenté par rapport au dollar à partir de 2005, mais il est
resté assez stable au second semestre de 2008, alors que l'agitation s'aggravait
sur les marchés financiers. Le yen japonais a aussi connu une forte appréciation (Graphique 6).
Graphique 6: Taux de change de certaines grandes monnaies par rapport
au dollar, janvier 2001-janvier 2009
Indices, janvier 2000=100

Source: FMI, Statistiques financières internationales.
Les exportations mondiales de marchandises en dollars
nominaux ont augmenté de 15 pour cent en 2008, passant à 15 800 milliards de
dollars, tandis que les exportations de services commerciaux ont progressé de 11
pour cent, s'établissant à 3 700 milliards de dollars. La croissance plus rapide
du commerce des marchandises peut s'expliquer par la hausse des prix des
produits de base durant l'année, notamment celle de 40 pour cent du prix de
l'énergie (tableau 2).
Tableau 2: Exportations mondiales de marchandises et de services
commerciaux, 2000 2008
(en milliards de dollars et en pourcentage)
|
Valeur |
Variation annuelle en pourcentage |
|
2008 |
2000-2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
Marchandises |
15 775 |
12 |
16 |
16 |
15 |
Services commerciaux |
3 730 |
12 |
13 |
19 |
11 |
Source: Secrétariat de l'OMC.
Commerce des marchandises
L'Amérique du Nord a connu la plus faible croissance
du commerce des marchandises, aussi bien pour les exportations que pour les
importations. Les exportations ont progressé de 10 pour cent, passant à 2 000
milliards de dollars en 2008, tandis que les importations ont augmenté de 7 pour
cent, pour s'établir à 2 900 milliards de dollars. Selon le Bureau national de
la recherche économique, organisme qui date traditionnellement les récessions
aux États Unis, l'économie américaine est en récession depuis décembre 2007, ce
qui explique ses résultats commerciaux relativement faibles (tableau
1 de l'Appendice).
L'Amérique du Sud et centrale a bénéficié d'une croissance plus ferme avec 21
pour cent pour les exportations (602 milliards de dollars) et 30 pour cent pour
les importations (595 milliards de dollars).
Comme l'Amérique du Nord, l'Europe a faiblement
progressé en 2008 par rapport à 2007, mais ce résultat a été influencé en partie
par la dépréciation de l'euro au cours de l'année. Les exportations ont
progressé de 12 pour cent, à 6 500 milliards de dollars, tandis que les
importations ont augmenté de 12 pour cent, à 6 800 milliards de dollars.
La Communauté d'États indépendants (CEI) a enregistré
une solide croissance de ses exportations et de ses importations reposant sur la
vigueur de ses industries extractives. Les exportations ont progressé de 35 pour
cent, à 703 milliards de dollars, tandis que les importations ont augmenté de 31
pour cent, à 493 milliards de dollars.
L'Afrique, comme les autres régions riches en
ressources naturelles, a aussi enregistré en 2008 une forte expansion de ses
exportations et de ses importations. Les exportations ont progressé de 29 pour
cent, à 561 milliards de dollars, et les importations sont passées à 466
milliards de dollars, soit 27 pour cent de plus qu'en 2007. Le Moyen Orient est
la région qui a connu la plus forte croissance des exportations en 2008 avec 36
pour cent (1 000 milliards de dollars), tandis que les importations ont augmenté
de 23 pour cent (575 milliards de dollars). Enfin, les exportations de l'Asie
ont progressé de 15 pour cent en valeur nominale, à 4 400 milliards de dollars,
et ses importations ont augmenté de 20 pour cent, à 4 200 milliards de dollars.
L'Allemagne est restée le premier exportateur de marchandises en 2008 avec 1 470
milliards de dollars, bien que sa part dans les exportations mondiales soit
tombée de 9,5 pour cent en 2007 à 9,1 pour cent (tableau
3 de l'Appendice). La Chine s'est classée au deuxième rang, avec 1 430
milliards de dollars d'exportations, soit une part de 8,9 pour cent. Parmi les
cinq principaux exportateurs mondiaux viennent ensuite les États Unis (1 300
milliards de dollars, soit 8,1 pour cent des exportations mondiales), le Japon
(782 milliards de dollars, soit 4,9 pour cent) et les Pays-Bas (634 milliards de
dollars, soit 3,9 pour cent).
Les États-Unis ont continué d'occuper le premier rang
parmi les importateurs de marchandises avec 2 170 milliards de dollars (13,2
pour cent). Vient ensuite l'Allemagne avec une part de 7,3 pour cent
représentant 1 210 milliards de dollars. Parmi les cinq plus grands importateurs
mondiaux il y a encore la Chine à la troisième place (1 130 milliards de
dollars, soit 6,9 pour cent), le Japon à la quatrième (762 milliards de dollars,
soit 4,6 pour cent) et la France à la cinquième (708 milliards de dollars, soit
4,3 pour cent).
Si l'on considère l'Union européenne (c'est à dire les
27 États membres actuels) comme une seule entité et que l'on exclut les échanges
intra-UE, les cinq principaux exportateurs ont été les suivants: Union
européenne (15,9 pour cent), Chine (11,8 pour cent), États Unis (10,7 pour
cent), Japon (6,4 pour cent) et Fédération de Russie (3,9 pour cent). En 2008,
les exportations de l'UE ont représenté 1 930 milliards de dollars
(tableau 4 de l'Appendice).
Commerce des services commerciaux
Les exportations mondiales de services commerciaux ont
augmenté de 11 pour cent en 2008, passant à 3 700 milliards de dollars. Parmi
les trois grandes catégories de services exportés, celles qui ont progressé le
plus vite l'an dernier sont les transports (15 pour cent), les voyages (10 pour
cent) et les autres services commerciaux (10 pour cent). Les autres services
commerciaux, qui incluent les services financiers, ont représenté légèrement
plus de la moitié du total (51 pour cent), tandis que les voyages et les
transports ont représenté environ un quart chacun (25 et 23 pour cent,
respectivement)
(tableau 3).
Tableau 3: Exportations mondiales de services commerciaux par grande
catégorie, 2008
en milliards de dollars et variation en pourcentage
|
Valeur |
Variation annuelle en pourcentage |
|
2008 |
2000-2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
Services commerciaux |
3 730 |
12 |
13 |
19 |
11 |
Transports |
875 |
12 |
10 |
20 |
15 |
Voyages |
945 |
9 |
10 |
15 |
10 |
Autres services commerciaux |
1 910 |
14 |
16 |
22 |
10 |
Source: Secrétariat de l'OMC.
En 2008, les exportations de services commerciaux de
l'Amérique du Nord ont progressé de 9 pour cent pour s'établir à 603 milliards
de dollars, tandis que les importations ont augmenté de 6 pour cent, passant à
473 milliards de dollars (tableau 2
de l'Appendice).
La crise financière apparaît clairement dans les données trimestrielles sur le
commerce des services commerciaux pour l'Amérique du Nord. Le commerce de la
région, qui avait progressé rapidement au cours des neuf premiers mois de 2008
(13 pour cent pour les exportations et 10 pour cent pour les importations), a
brusquement ralenti au dernier trimestre (-2 pour cent pour les exportations et
-3 pour cent pour les importations). Le secteur le plus touché a été celui des
voyages, qui inclut le tourisme (-2 pour cent pour les exportations et -6 pour
cent pour les importations).
En Europe, les exportations de services commerciaux
ont progressé de 11 pour cent en 2008, atteignant 1 900 milliards de dollars,
tandis que les importations ont augmenté de 10 pour cent, se chiffrant à 1 600
milliards de dollars.
L'impact de la crise financière apparaît également
dans le cas de l'Europe. D'après les données disponibles, les exportations de
services commerciaux de la région, qui avaient progressé de 19 pour cent durant
les neuf premiers mois de 2008, ont connu une baisse de 11 pour cent au dernier
trimestre. Il convient de noter que les effets des taux de change au dernier
trimestre de 2008 ont probablement amplifié l'impact de la crise, mais ils ne
suffisent pas à expliquer cet effondrement.
Les exportations de services commerciaux de l'Amérique
du Sud et centrale ont progressé de 16 pour cent (109 milliards de dollars),
tandis que les importations ont augmenté de 20 pour cent (117 milliards de
dollars).
La Communauté d'États indépendants a vu ses
exportations progresser de 26 pour cent, à 83 milliards de dollars, tandis que
ses importations ont augmenté de 25 pour cent, à 114 milliards de dollars.
Les exportations de services commerciaux de l'Afrique
ont progressé de 13 pour cent en 2008, à 88 milliards de dollars. Les
importations ont également augmenté, de 15 pour cent, pour passer à 121
milliards de dollars.
Les exportations de services commerciaux du Moyen
Orient ont atteint 94 milliards de dollars en 2008, soit 17 pour cent de plus
que l'année précédente. Les importations ont progressé de 13 pour cent, à 158
milliards de dollars.
Les exportations de l'Asie, évaluées à 837 milliards
de dollars, ont été supérieures de 12 pour cent à leur niveau de 2007. Les
importations ont aussi augmenté de 12 pour cent, à 858 milliards de dollars.
Les États Unis ont vu leurs exportations de services commerciaux progresser de
10 pour cent en 2008, à 522 milliards de dollars, ce qui a fait d'eux le premier
exportateur mondial. Leur part dans les exportations mondiales de services a été
de 14 pour cent en 2008 (tableau 5
de l'Appendice). Le Royaume Uni est resté au deuxième rang des exportateurs
avec une part de 7,6 pour cent représentant 283 milliards de dollars.
L'Allemagne (6,3 pour cent, soit 235 milliards de
dollars), la France (4,1 pour cent, soit 153 milliards de dollars) et le Japon
(3,9 pour cent, soit 144 milliards de dollars) figurent également parmi les cinq
premiers, le Japon gagnant un rang au détriment de l'Espagne.
Le Secrétariat estime que la Chine est restée au
septième rang avec 137 milliards de dollars d'exportations (3,7 pour cent du
total mondial). L'Inde occupe la neuvième place, avec une part de 2,8 pour cent
du total mondial représentant 106 milliards de dollars, et les Pays-Bas ont
remplacé l'Irlande au dixième rang.
Du côté des importations, les États Unis sont restés
au premier rang avec une hausse de 7 pour cent, à 364 milliards de dollars (10,5
pour cent des importations mondiales de services commerciaux). L'Allemagne s'est
classée au deuxième rang avec 285 milliards de dollars (8,2 pour cent du total
mondial). Venaient ensuite les trois pays suivants: le Royaume Uni (199
milliards de dollars, soit 5,7 pour cent du total mondial), le Japon (166
milliards de dollars, soit 4,8 pour cent) et la Chine (152 milliards de dollars,
soit 4,4 pour cent). Le seul changement dans le classement des dix premiers
importateurs a été l'arrivée de la République de Corée à la dixième place, en
remplacement des Pays Bas, qui ont reculé à la onzième.
Appendice -
Graphique 1:
Exportations et importations mensuelles de marchandises pour certaines
économies, janvier 2006-février 2009
(en milliards de dollars)






Sources: Statistiques financières internationales du FMI, base de données GTA de
la société Global Trade Information Services, statistiques nationales.
Appendice — Tableau 1
Commerce mondial des marchandises par région et pour certains pays, 2008
en milliards de dollars et en pourcentage
|
Exportations |
Importations |
|
Valeur |
Variation annuelle en % |
Valeur |
Variation annuelle en % |
|
2008 |
2000-2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
2008 |
2000-2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
Monde |
15 775 |
12 |
16 |
16 |
15 |
16 120 |
12 |
15 |
15 |
15 |
Amérique du Nord |
2 049 |
7 |
13 |
11 |
10 |
2 909 |
7 |
11 |
6 |
7 |
États‑Unis |
1 301 |
7 |
15 |
12 |
12 |
2 166 |
7 |
11 |
5 |
7 |
Canada |
456 |
6 |
8 |
8 |
8 |
418 |
7 |
11 |
9 |
7 |
Mexique |
292 |
7 |
17 |
9 |
7 |
323 |
7 |
15 |
10 |
9 |
Amérique du Sud et centrale
a |
602 |
15 |
21 |
14 |
21 |
595 |
14 |
22 |
25 |
30 |
Brésil |
198 |
17 |
16 |
17 |
23 |
183 |
15 |
23 |
32 |
44 |
Autres pays d'Amérique du Sud et centrale
a |
404 |
14 |
23 |
13 |
20 |
413 |
14 |
21 |
23 |
24 |
Europe |
6 456 |
12 |
13 |
16 |
12 |
6 833 |
12 |
15 |
16 |
12 |
Union européenne (27) |
5 913 |
12 |
13 |
16 |
11 |
6 268 |
12 |
14 |
16 |
12 |
Allemagne |
1 465 |
13 |
14 |
19 |
11 |
1 206 |
12 |
17 |
16 |
14 |
France |
609 |
8 |
7 |
11 |
10 |
708 |
10 |
7 |
14 |
14 |
Pays‑Bas |
634 |
13 |
14 |
19 |
15 |
574 |
13 |
15 |
18 |
16 |
Italie |
540 |
11 |
12 |
18 |
10 |
556 |
11 |
15 |
14 |
10 |
Royaume‑Uni
b |
458 |
6 |
16 |
‑2 |
4 |
632 |
8 |
17 |
4 |
1 |
Communautés d'États independants (CEI) |
703 |
22 |
25 |
20 |
35 |
493 |
25 |
30 |
35 |
31 |
Fédération de Russie c
|
472 |
21 |
25 |
17 |
33 |
292 |
26 |
31 |
36 |
31 |
Afrique |
561 |
18 |
19 |
18 |
29 |
466 |
17 |
16 |
24 |
27 |
Afrique du Sud |
81 |
13 |
13 |
20 |
16 |
99 |
16 |
26 |
12 |
12 |
Afrique sans l'Afrique du Sud |
481 |
19 |
20 |
17 |
32 |
367 |
18 |
13 |
28 |
31 |
Pays exportateurs de pétrole d
|
347 |
21 |
21 |
18 |
36 |
137 |
21 |
9 |
31 |
37 |
Pays non exportateurs de pétrole |
133 |
15 |
18 |
15 |
22 |
229 |
16 |
15 |
27 |
28 |
Moyen-Orient |
1 047 |
19 |
22 |
16 |
36 |
575 |
17 |
12 |
25 |
23 |
Asie |
4 355 |
13 |
17 |
16 |
15 |
4 247 |
14 |
16 |
15 |
20 |
Chine |
1 428 |
24 |
27 |
26 |
17 |
1 133 |
22 |
20 |
21 |
19 |
Japon |
782 |
6 |
9 |
10 |
10 |
762 |
9 |
12 |
7 |
22 |
Inde |
179 |
20 |
21 |
22 |
22 |
292 |
24 |
21 |
25 |
35 |
Économies nouvellement industrialisées (4) e
|
1 033 |
10 |
15 |
11 |
10 |
1 093 |
10 |
16 |
11 |
17 |
Pour mémoire: |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Économies en développement |
6 025 |
15 |
20 |
17 |
20 |
5 494 |
15 |
17 |
18 |
21 |
MERCOSUR
f |
279 |
16 |
16 |
18 |
25 |
259 |
14 |
24 |
31 |
41 |
ANASE
g |
990 |
11 |
17 |
12 |
15 |
936 |
12 |
14 |
13 |
21 |
Échanges extra-UE (27) |
1 928 |
12 |
11 |
17 |
13 |
2 283 |
12 |
16 |
16 |
16 |
Pays les moins avancés
(PMA) |
176 |
22 |
25 |
24 |
36 |
157 |
17 |
15 |
24 |
27 |
a. Y compris les Caraïbes. Pour la
composition des groupes, voir les Notes techniques des Statistiques du commerce
international 2008 de l'OMC.
b. La variation annuelle en 2007 est due à une réduction des échanges
liée à une fraude à la TVA. Pour plus de renseignements, voir les notes
spéciales de la publication mensuelle
UK Trade First Release.
c. Importations f.a.b.
d. Algérie, Angola, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Libye,
Nigéria, Soudan, Tchad.
e. Hong Kong, Chine; République de Corée; Singapour; et Taipei chinois.
f. Marché commun du cône Sud: Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay.
g. Association des nations de l'Asie du Sud-Est: Brunéi, Cambodge,
Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Viet Nam..
Source: Secrétariat de l'OMC.
Appendice — Tableau 2
Exportations mondiales de services commerciaux par région et pour certains pays,
2008
en milliards de dollars et en pourcentage
|
Exportations |
Importations |
|
Valeur |
Variation annuelle en % |
Valeur |
Variation annuelle en % |
|
2008 |
2000‑
2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
2008 |
2000‑
2008 |
2006 |
2007 |
2008 |
Monde |
3 730 |
12 |
13 |
19 |
11 |
3 470 |
12 |
12 |
18 |
11 |
Amérique du Nord |
603 |
8 |
12 |
14 |
9 |
473 |
7 |
12 |
9 |
6 |
États‑Unis |
522 |
8 |
13 |
16 |
10 |
364 |
7 |
12 |
9 |
7 |
Amérique du Sud et centrale
b |
109 |
11 |
14 |
18 |
16 |
117 |
10 |
14 |
21 |
20 |
Brésil |
29 |
16 |
21 |
26 |
27 |
44 |
14 |
21 |
28 |
28 |
Europe |
1 919 |
13 |
12 |
21 |
11 |
1 628 |
12 |
10 |
19 |
10 |
Union européenne (27) |
1738 |
13 |
12 |
21 |
10 |
1516 |
12 |
10 |
19 |
10 |
Allemagne |
235 |
15 |
16 |
16 |
11 |
285 |
10 |
8 |
15 |
11 |
Royaume‑Uni |
283 |
12 |
13 |
20 |
2 |
199 |
9 |
8 |
16 |
1 |
France |
153 |
9 |
3 |
15 |
6 |
137 |
11 |
8 |
15 |
6 |
Italie |
123 |
10 |
11 |
13 |
12 |
132 |
12 |
11 |
21 |
12 |
Espagne |
143 |
13 |
13 |
21 |
11 |
108 |
16 |
17 |
26 |
10 |
Communauté d'États indépendants (CEI) |
83 |
22 |
23 |
27 |
26 |
114 |
22 |
17 |
30 |
25 |
Fédération de Russie |
50 |
23 |
25 |
27 |
29 |
75 |
21 |
16 |
32 |
29 |
Afrique |
88 |
14 |
13 |
22 |
13 |
121 |
16 |
16 |
31 |
15 |
Égypte |
25 |
12 |
10 |
24 |
26 |
16 |
11 |
8 |
27 |
25 |
Afrique du Sud
a |
13 |
13 |
7 |
13 |
... |
17 |
15 |
18 |
16 |
... |
Moyen-Orient |
94 |
14 |
18 |
13 |
17 |
158 |
16 |
21 |
29 |
13 |
Israël |
24 |
6 |
10 |
10 |
13 |
20 |
7 |
8 |
20 |
11 |
Asie |
837 |
13 |
16 |
20 |
12 |
858 |
11 |
14 |
18 |
12 |
Japon |
144 |
10 |
13 |
10 |
13 |
166 |
6 |
9 |
11 |
11 |
Chine
a |
137 |
... |
24 |
33 |
... |
152 |
... |
21 |
29 |
... |
Inde
a |
106 |
... |
35 |
22 |
... |
91 |
... |
33 |
23 |
... |
Quatre entités commerçantes d'Asie
de l'Est |
271 |
11 |
14 |
17 |
10 |
247 |
10 |
12 |
15 |
7 |
a. Estimations du Secrétariat.
b. Y compris les Caraïbes. Pour la composition des groupes, voir le
chapitre IV, Métadonnées, des Statistiques du commerce international de l'OMC,
2008.
c. Taipei chinois; Hong Kong, Chine; République de Corée; et Singapour..
Note: Des données provisoires pour l'ensemble de l'année étaient
disponibles au début de mars pour 50 pays représentant plus des deux tiers du
commerce mondial des services commerciaux, mais les estimations pour la plupart
des autres pays sont fondées sur des données relatives aux trois premiers
trimestres (les six premiers mois dans le cas de la Chine).
Source: Secrétariat de l'OMC.
Appendice — Tableau 3
Commerce mondial des marchandises: principaux exportateurs et importateurs en
2008
en milliards de dollars et en pourcentage
Rang |
Exportateurs |
Valeur |
Part |
Variation annuelle en pourcentage |
Rang |
Importateurs |
Valeur |
Part |
Variation annuelle en pourcentage |
1 |
Allemagne |
1 465 |
9,1 |
11 |
1 |
États-Unis |
2 166 |
13,2 |
7 |
2 |
Chine |
1 428 |
8,9 |
17 |
2 |
Allemagne |
1 206 |
7,3 |
14 |
3 |
États-Unis |
1 301 |
8,1 |
12 |
3 |
Chine |
1 133 |
6,9 |
19 |
4 |
Japon |
782 |
4,9 |
10 |
4 |
Japon |
762 |
4,6 |
22 |
5 |
Pays-Bas |
634 |
3,9 |
15 |
5 |
France |
708 |
4,3 |
14 |
6 |
France |
609 |
3,8 |
10 |
6 |
Royaume-Uni |
632 |
3,8 |
1 |
7 |
Italie |
540 |
3,3 |
10 |
7 |
Pays-Bas |
574 |
3,5 |
16 |
8 |
Belgique |
477 |
3,0 |
10 |
8 |
Italie |
556 |
3,4 |
10 |
9 |
Fédération de Russie |
472 |
2,9 |
33 |
9 |
Belgique |
470 |
2,9 |
14 |
10 |
Royaume-Uni |
458 |
2,8 |
4 |
10 |
Corée, République de |
435 |
2,7 |
22 |
11 |
Canada |
456 |
2,8 |
8 |
11 |
Canada |
418 |
2,5 |
7 |
12 |
Corée, République de |
422 |
2,6 |
14 |
12 |
Espagne |
402 |
2,5 |
3 |
13 |
Hong Kong, Chine |
370 |
2,3 |
6 |
13 |
Hong Kong, Chine |
393 |
2,4 |
6 |
|
- exportations de produits d'origine locale |
17 |
0,1 |
... |
|
- importations définitives |
98 |
0,6 |
... |
|
- réexportations |
353 |
2,2 |
... |
|
|
|
|
|
14 |
Singapour |
338 |
2,1 |
13 |
14 |
Mexique |
323 |
2,0 |
9 |
|
- exportations de produits d'origine locale |
176 |
1,1 |
13 |
|
|
|
|
|
|
- réexportation |
162 |
1,0 |
13 |
|
|
|
|
|
15 |
Arabie saoudite
a
|
329 |
2,0 |
40 |
15 |
Singapour |
320 |
1,9 |
22 |
|
|
|
|
|
|
- importations définitives
b
|
157 |
1,0 |
31 |
16 |
Mexique |
292 |
1,8 |
7 |
16 |
Fédération de Russie c |
292 |
1,8 |
31 |
17 |
Espagne |
268 |
1,7 |
6 |
17 |
Inde |
292 |
1,8 |
35 |
18 |
Taipei chinois |
256 |
1,6 |
4 |
18 |
Taipei chinois |
240 |
1,5 |
10 |
19 |
Émirats arabes unis
a |
232 |
1,4 |
28 |
19 |
Pologne |
204 |
1,2 |
23 |
20 |
Suisse |
200 |
1,2 |
16 |
20 |
Turquie |
202 |
1,2 |
19 |
21 |
Malaisie |
200 |
1,2 |
13 |
21 |
Australie |
200 |
1,2 |
21 |
22 |
Brésil |
198 |
1,2 |
23 |
22 |
Autriche |
184 |
1,1 |
13 |
23 |
Australie |
187 |
1,2 |
33 |
23 |
Suisse |
183 |
1,1 |
14 |
24 |
Suède |
184 |
1,1 |
9 |
24 |
Brésil |
183 |
1,1 |
44 |
25 |
Autriche |
182 |
1,1 |
11 |
25 |
Thaïlande |
179 |
1,1 |
28 |
26 |
Inde |
179 |
1,1 |
22 |
26 |
Suède |
167 |
1,0 |
10 |
27 |
Thaïlande |
178 |
1,1 |
17 |
27 |
Émirats arabes unis
a |
159 |
1,0 |
20 |
28 |
Pologne |
168 |
1,0 |
20 |
28 |
Malaisie |
157 |
1,0 |
7 |
29 |
Norvège |
168 |
1,0 |
23 |
29 |
République tchèque |
142 |
0,9 |
20 |
30 |
République tchèque |
147 |
0,9 |
20 |
30 |
Indonésie |
126 |
0,8 |
36 |
|
Total
d |
13 120 |
81,4 |
- |
|
Total
d |
13 409 |
81,7 |
- |
|
Monde
d |
16127 |
100,0 |
15 |
|
Monde
d |
16 415 |
100,0 |
15 |
a. Estimations du Secrétariat.
b. Les importations définitives de Singapour s'entendent des
importations moins les réexportations.
c. Importations f.a.b.
d. Y compris des réexportations importantes ou des importations
destinées à la réexportation.
Source: Secrétariat de l'OMC.
Appendice — Tableau 4
Commerce mondial des marchandises: principaux exportateurs et
importateurs en 2008
(non compris les échanges intra-UE (27))
en milliards de dollars et en pourcentage
Rang |
Exportateurs |
Valeur |
Part |
Variation annuelle en pourcentage |
Rang |
Importateurs |
Valeur |
Part |
Variation annuelle en pourcentage |
1 |
Exportations
extra-UE (27) |
1 928 |
15,9 |
13 |
1 |
Importations
extra-UE (27) |
2 283 |
18,4 |
16 |
2 |
Chine |
1 428 |
11,8 |
17 |
2 |
États-Unis |
2 166 |
17,4 |
7 |
3 |
États-Unis |
1 301 |
10,7 |
12 |
3 |
Chine |
1 133 |
9,1 |
19 |
4 |
Japon |
782 |
6,4 |
10 |
4 |
Japon |
762 |
6,1 |
22 |
5 |
Fédération de Russie |
472 |
3,9 |
33 |
5 |
Corée, République de |
435 |
3,5 |
22 |
6 |
Canada |
456 |
3,8 |
8 |
6 |
Canada |
418 |
3,4 |
7 |
7 |
Corée, République de |
422 |
3,5 |
14 |
7 |
Hong Kong, Chine |
393 |
3,2 |
6 |
|
|
|
|
|
|
- importations définitives |
98 |
0,8 |
... |
8 |
Hong Kong, Chine |
370 |
3,0 |
6 |
8 |
Mexique |
323 |
2,6 |
9 |
|
- exportations de produits d'origine locale |
17 |
0,1 |
... |
|
|
|
|
|
|
- réexportations |
353 |
2,9 |
... |
|
|
|
|
|
9 |
Singapour |
338 |
2,8 |
13 |
9 |
Singapour |
320 |
2,6 |
22 |
|
- exportations de produits d'origine locale |
176 |
1,4 |
13 |
|
- importations définitives
a |
157 |
1,3 |
31 |
|
- réexportations |
162 |
1,3 |
13 |
|
|
|
|
|
10 |
Arabie saoudite
b |
329 |
2,7 |
40 |
10 |
Fédération de Russie
c |
292 |
2,3 |
31 |
11 |
Mexique |
292 |
2,4 |
7 |
11 |
Inde |
292 |
2,3 |
35 |
12 |
Taipei chinois |
256 |
2,1 |
4 |
12 |
Taipei chinois |
240 |
1,9 |
10 |
13 |
Émirats arabes unis b
|
232 |
1,9 |
28 |
13 |
Turquie |
202 |
1,6 |
19 |
14 |
Suisse |
200 |
1,7 |
16 |
14 |
Australie |
200 |
1,6 |
21 |
15 |
Malaisie |
200 |
1,6 |
13 |
15 |
Suisse |
183 |
1,5 |
14 |
16 |
Brésil |
198 |
1,6 |
23 |
16 |
Brésil |
183 |
1,5 |
44 |
17 |
Australie |
187 |
1,5 |
33 |
17 |
Thaïlande |
179 |
1,4 |
28 |
18 |
Inde |
179 |
1,5 |
22 |
18 |
Émirats arabes unis
b |
159 |
1,3 |
20 |
19 |
Thaïlande |
178 |
1,5 |
17 |
19 |
Malaisie |
157 |
1,3 |
7 |
20 |
Norvège |
168 |
1,4 |
23 |
20 |
Indonésie |
126 |
1,0 |
36 |
21 |
Indonésie |
139 |
1,1 |
18 |
21 |
Arabie saoudite b
|
112 |
0,9 |
24 |
22 |
Turquie |
132 |
1,1 |
23 |
22 |
Afrique du Sud b
|
99 |
0,8 |
12 |
23 |
Iran, Rép.
islamique d'
b |
116 |
1,0 |
31 |
23 |
Norvège |
89 |
0,7 |
11 |
24 |
Rép. bolivarienne du Venezuela |
94 |
0,8 |
35 |
24 |
Ukraine |
84 |
0,7 |
39 |
25 |
Koweït b |
93 |
0,8 |
49 |
25 |
Viet Nam |
80 |
0,6 |
28 |
26 |
Nigéria
b |
82 |
0,7 |
24 |
26 |
Israël
b |
67 |
0,5 |
14 |
27 |
Afrique du Sud |
81 |
0,7 |
16 |
27 |
Chili |
62 |
0,5 |
31 |
28 |
Algérie |
78 |
0,6 |
30 |
28 |
Philippines b
|
59 |
0,5 |
2 |
29 |
Kazakhstan |
71 |
0,6 |
49 |
29 |
Argentine |
57 |
0,5 |
28 |
30 |
Argentine |
71 |
0,6 |
27 |
30 |
Iran, Rép. islamique d'
b |
57 |
0,5 |
27 |
|
Total
d |
10 873 |
89,5 |
- |
|
Total d
|
11 215 |
90,2 |
- |
|
Monde
d
(non compris les échanges intra-UE (27)) |
12 142 |
100,0 |
17 |
|
Monde
d
(non compris les échanges intra-UE (27)) |
12 430 |
100,0 |
17 |
a. Les importations définitives de Singapour s'entendent des
importations moins les réexportations.
b. Estimations du Secrétariat.
c. Importations f.a.b.
d. Y compris réexportations ou importations pour la réexportation
importantes.
Source: Secrétariat de l'OMC.
Appendice — Tableau 5
Commerce des services: principaux exportateurs et importateurs en
2008
en milliards de dollars et en pourcentage
| Rang |
Exportateurs |
Valeur |
Part |
Variation annuelle
en pourcentage |
Rang |
Importateurs |
Valeur |
Part |
Variation
annuelle
en pourcentage |
1 |
États-Unis |
522 |
14,0 |
10 |
1 |
États-Unis |
364 |
10,5 |
7 |
2 |
Royaume-Uni |
283 |
7,6 |
2 |
2 |
Allemagne |
285 |
8,2 |
11 |
3 |
Allemagne |
235 |
6,3 |
11 |
3 |
Royaume-Uni |
199 |
5,7 |
1 |
4 |
France |
153 |
4,1 |
6 |
4 |
Japon |
166 |
4,8 |
11 |
5 |
Japon |
144 |
3,9 |
13 |
5 |
Chine
a |
152 |
4,4 |
... |
6 |
Espagne |
143 |
3,8 |
11 |
6 |
France |
137 |
3,9 |
6 |
7 |
Chine
a |
137 |
3,7 |
... |
7 |
Italie |
132 |
3,8 |
12 |
8 |
Italie |
123 |
3,3 |
12 |
8 |
Espagne |
108 |
3,1 |
10 |
9 |
Inde
a |
106 |
2,8 |
... |
9 |
Irlande
a |
103 |
3,0 |
9 |
10 |
Pays-Bas
a |
102 |
2,7 |
8 |
10 |
Corée, République de |
93 |
2,7 |
12 |
11 |
Irlande
a |
96 |
2,6 |
8 |
11 |
Pays-Bas
a |
92 |
2,6 |
10 |
12 |
Hong Kong, Chine |
91 |
2,4 |
9 |
12 |
Inde
a |
91 |
2,6 |
... |
13 |
Belgique
a |
89 |
2,4 |
16 |
13 |
Canada |
84 |
2,4 |
5 |
14 |
Suisse |
74 |
2,0 |
15 |
14 |
Belgique
a |
84 |
2,4 |
16 |
15 |
Corée, République de |
74 |
2,0 |
20 |
15 |
Singapour |
76 |
2,2 |
6 |
16 |
Danemark |
72 |
1,9 |
17 |
16 |
Fédération de Russie |
75 |
2,2 |
29 |
17 |
Singapour |
72 |
1,9 |
3 |
17 |
Danemark |
62 |
1,8 |
16 |
18 |
Suède |
71 |
1,9 |
13 |
18 |
Suède |
54 |
1,6 |
13 |
19 |
Luxembourg
a |
68 |
1,8 |
5 |
19 |
Thaïlande |
46 |
1,3 |
22 |
20 |
Canada |
62 |
1,7 |
2 |
20 |
Australie |
45 |
1,3 |
18 |
21 |
Autriche |
62 |
1,7 |
12 |
21 |
Brésil |
44 |
1,3 |
28 |
22 |
Fédération de Russie |
50 |
1,3 |
29 |
22 |
Hong Kong, Chine |
44 |
1,3 |
7 |
23 |
Grèce |
50 |
1,3 |
16 |
23 |
Norvège |
44 |
1,3 |
12 |
24 |
Norvège |
46 |
1,2 |
13 |
24 |
Autriche |
42 |
1,2 |
8 |
25 |
Australie |
46 |
1,2 |
15 |
25 |
Luxembourg
a |
40 |
1,2 |
8 |
26 |
Pologne |
35 |
0,9 |
20 |
26 |
Suisse |
37 |
1,1 |
10 |
27 |
Turquie |
34 |
0,9 |
22 |
27 |
Émirats arabes unis
a |
35 |
1,0 |
... |
28 |
Taipei chinois |
34 |
0,9 |
8 |
28 |
Arabie saoudite a |
34 |
1,0 |
... |
29 |
Thailande |
33 |
0,9 |
11 |
29 |
Taipei chinois |
34 |
1,0 |
-2 |
30 |
Malaisie |
30 |
0,8 |
5 |
30 |
Pologne |
30 |
0,9 |
25 |
|
Total |
3 135 |
84,1 |
- |
|
Total |
2 835 |
81,7 |
- |
|
Monde |
3 730 |
100,0 |
11 |
|
Monde |
3 470 |
100,0 |
11 |
a. Estimations du Secrétariat.
Note: Alors que des données provisoires pour l'année complète
étaient disponibles au début de mars pour 50 pays représentant plus des
deux tiers du commerce mondial des services commerciaux, les estimations
pour la plupart des autres pays sont fondées sur des données relatives
aux trois premiers trimestres (les six premiers mois dans le cas de la
Chine).
Source: Secrétariat de l'OMC.
Notes:
1.
La production et le commerce peuvent être mesurés en termes de volume
(“réels”) ou de valeur (“nominaux”). Les chiffres de la production et du
commerce en volume ou en termes réels sont ajustés en fonction des variations
des prix et ne tiennent pas compte des variations des taux de change, ce qui
permet d'évaluer l'évolution effective des flux. Les variations des flux
exprimées en valeur ou en termes nominaux incluent les variations effectives
ainsi que les variations des prix tendanciels et des taux de change. Ces deux
types de mesures sont utilisés dans le présent document. retour
au texte
2. Deux
facteurs qui pourraient accentuer l'ampleur des baisses d'une année sur l'autre
dans les données mensuelles en valeur sont les prix plus élevés des produits de
base en vigueur il y a un an et les hausses du dollar EU par rapport à la
plupart des autres monnaies. L'estimation de la croissance des exportations en
2009 faite par l'OMC n'est cependant pas influencée par ces considérations
puisqu'elle est calculée en valeur réelle plutôt que nominale (voir la note de
bas de page 1 ci dessus). retour au texte

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