
Je vous remercie tous d'avoir répondu à mon invitation. Je sais que vous
participez actuellement à des négociations très difficiles et que certains d'entre vous
ont dû reporter des réunions bilatérales pour être ici. J'ai toutefois jugé
nécessaire de vous rencontrer pour parler de l'état d'avancement des négociations sur
les télécommunications de base car, pour être franc, je pense qu'il y a lieu d'être
inquiet étant donné la somme de travail qui doit encore être accomplie dans le peu de
temps qui reste.Comme je l'ai dit à maintes
reprises, ces négociations sont capitales, et pas seulement du point de vue des avantages
économiques que la libéralisation des services de télécommunication apportera au reste
de l'économie mondiale. Il importe également, pour la préparation de la Réunion
ministérielle de Singapour, que ces négociations qui, avec celles sur les services
financiers, le mouvement des personnes physiques et les services de transport maritime,
constituent quatre étapes essentielles pour le système commercial multilatéral soient
achevées à temps et de manière satisfaisante.
Vu
l'importance des enjeux et étant donné que les utilisateurs de services de
télécommunication souhaitent vivement que les négociations aboutissent, un échec
serait tout simplement inacceptable. Comprenez-moi bien: je suis prêt à faire tout ce
qui est en mon pouvoir pour vous aider à les mener à bien.
A
ma connaissance, la situation se présente comme suit:
-
D'après le calendrier fixé pour ces négociations, les participants auraient dû
commencer à présenter des offres en juillet de l'année dernière. Il a été également
convenu que les offres révisées seraient présentées le 8 janvier et que les
listes finales concernant les télécommunications de base seraient déposées le
25 mars - soit lundi prochain.
-
Il y a aujourd'hui 37 participants à part entière aux négociations, l'Union
européenne comptant pour un, et ils représentent une très grande part du marché
mondial des télécommunications. Pour l'instant toutefois, ils ne sont que 24 à avoir
présenté des offres initiales et sept d'entre eux seulement ont révisé ou amélioré
leur offre.
Certes,
il incombe à chaque gouvernement de décider s'il prendra des engagements dans le cadre
de ces négociations et de déterminer la teneur de ces engagements. Même si, d'après
les renseignements dont je dispose, bon nombre d'entre vous sont en mesure d'apporter des
améliorations importantes à leurs offres et si d'autres qui n'ont pas encore présenté
d'offre vont probablement pouvoir le faire, je crains que les gouvernements ne soient sur
la réserve. Si je ne me trompe pas, c'est le manque de temps et non le manque de volonté
qui devrait surtout nous préoccuper. Si chacun attend que l'autre agisse en premier, nous
risquons vraiment de ne pas respecter l'échéance.
Le
deuxième point que je désire soulever concerne les principes réglementaires et le
document de référence à l'étude. Les informations qui m'ont été données
après les discussions qui ont eu lieu le mois dernier sur la question étaient
encourageantes. Il semblait que beaucoup de progrès avaient été réalisés. On ne peut
pas en dire autant de la réunion qui a eu lieu dans la semaine, mais vous conviendrez
tous que ce document doit vraiment être mis au point cette semaine. Il s'agit d'un
élément important des négociations, car certains des principes en question
contribueront de manière essentielle à donner une signification concrète aux
engagements en matière d'accès aux marchés. Si l'on considère le texte, il me semble
que les divergences qui subsistent devraient pouvoir être surmontées; certaines d'entre
elles concernent uniquement la rédaction. Puis-je vous demander donc de n'épargner aucun
effort aujourd'hui pour achever cette partie du travail, afin que le texte puisse être
pris en compte dans les négociations bilatérales qu'il vous reste à mener.
Je
suis convaincu que vous pouvez arriver à un bon résultat d'ici à l'échéance d'avril.
Je crois également qu'un résultat positif contribuera très utilement à la croissance
et au climat de confiance dans l'économie mondiale. J'aimerais maintenant entendre vos
vues sur ce que nous devons tous faire pour assurer la réussite de ces
négociations
Observations finales
La
discussion que nous venons d'avoir est encourageante, car elle a démontré que toutes les
délégations tenaient à ce que les travaux aboutissent. L'intérêt capital de ces
négociations a été reconnu; il s'agit en effet d'une des séries de négociations les
plus importantes pour le système commercial multilatéral.
Il
ressort clairement des observations qui ont été formulées que le délai du
30 avril ne sera pas modifié. Il nous faut maintenant forcer la cadence des
négociations. |