
La réunion de trois jours était organisée par le Secrétariat de l'OMC avec le concours
financier des gouvernements de la Norvège, de la Corée et de la République tchèque.
Elle avait principalement pour but d'aider les ministres des pays les moins avancés à
mieux connaître l'OMC, ses objectifs et ses fonctions, à évaluer l'importance d'un
rôle accru dans le système commercial multilatéral ainsi qu'à examiner les exigences
et les possibilités découlant du nouvel environnement commercial.Dans son allocution,
M. Renato Ruggiero a évoqué trois priorités immédiates pour l'avenir:
-
aider les pays les moins avancés à se faire mieux entendre à l'OMC et à utiliser
davantage le système, comme les pays en développement le font déjà;
-
utiliser les nouvelles technologies pour élargir le cercle des connaissances et
compétences dans le domaine du commerce et permettre à vos décideurs et
négociants de prendre davantage conscience des possibilités qu'offre le système
commercial mondial et d'être mieux à même de les exploiter. Le développement des
nouvelles technologies de l'information ouvrirait également de nouvelles
possibilités très intéressantes d'exploiter la ressource la plus précieuse du monde en
développement - sa population;
-
renforcer encore la collaboration entre les institutions multilatérales dans le cadre de
programmes d'assistance technique. L'OMC et la CNUCED, avec le Centre du commerce
international, ont déjà pris des dispositions importantes en faveur des pays les moins
avancés. Ce genre de collaboration est un bon début. Mais nous devons aussi
travailler étroitement avec toutes les autres organisations compétentes - que ce soit
les institutions des Nations Unies, les organisations de Bretton Woods ou les divers
organismes régionaux - pour faire en sorte que les ressources et les compétences de la
communauté internationale restent ciblées et coordonnées en répondant aux besoins les
plus pressants au niveau mondial. Et ce qui est plus important encore, c'est que notre
collaboration doit être orientée vers un objectif ou une vision plus large.
M.
Rubens Ricupero, Secrétaire général de la CNUCED, a parlé de la participation des pays
les moins avancés (PMA) au système commercial multilatéral et de la promotion du
développement équitable. Il a instamment demandé à tous les donateurs, y compris les
organisations internationales et les pays en développement avancés, de faire des efforts
concertés et coordonnés.
Selon
M. Ricupero, un soutien bilatéral et multilatéral serait précieux pour les
programmes destinés à réduire l'encours de la dette des pays en développement,
améliorer l'infrastructure physique des services sociaux nécessaires pour attirer
massivement les investissements privés, renforcer les capacités technologiques et
améliorer les compétentes locales, élargir l'accès aux marchés pour les PMA,
promouvoir la coopération régionale et renforcer le pouvoir de négociation des PMA pour
qu'ils puissent participer effectivement aux négociations commerciales futures à l'OMC
ainsi que définir précisément leurs priorités de développement et préserver leurs
intérêts commerciaux dans le cadre du système commercial multilatéral.
La
réunion a porté sur des aspects touchant le commerce et le développement qui relevaient
des Accords du Cycle d'Uruguay et les possibilités d'élaborer une politique de soutien
pour aider les pays les moins avancés à surmonter les blocages au niveau de l'offre et
à exploiter pleinement les possibilités commerciales qui leur étaient offertes. Une
attention particulière a été accordée à la coopération technique multilatérale
pouvant être fournie par le biais de l'OMC.
La
réunion visait également à faciliter les travaux préparatoires en vue d'assurer une
participation effective à la Conférence ministérielle de l'OMC qui va se tenir à
Singapour au mois de décembre. Certaines des grandes questions inscrites au programme de
travail de cette Conférence ont été expressément abordées. La participation des
ministres des pays les moins avancés à la Conférence ministérielle de Singapour est
capitale car, à cette occasion, les Membres de l'OMC feront le bilan du fonctionnement du
système commercial multilatéral, examineront les questions concernant la mise en oeuvre
et définiront l'orientation future des activités à l'OMC.
La
participation à la Conférence des ministres des PMA Membres de l'OMC et des hauts
fonctionnaires qui les accompagneront sera financée sur un fonds spécial créé à cet
effet et alimenté par des contributions généreuses de l'Union européenne, des
Pays-Bas, de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, de l'Australie et de Singapour. En
outre, la Fondation Friedrich Ebert (Allemagne) fournira une assistance financière pour
aider les journalistes venant des pays les moins avancés et de certains autres pays en
développement à assister à la Conférence et à rendre compte de ses travaux.
La
réunion a été ouverte par M. William Rossier, Président du Conseil général de l'OMC.
Des discours-thèmes ont notamment été prononcés par M. Alec Erwin, Ministre du
commerce et de l'industrie de l'Afrique du Sud, M. Tofael Ahmed, Ministre du commerce et
de l'industrie du Bangladesh, Mme Kari Nordheim-Larsen, Ministre de la coopération pour
le développement de la Norvège et M. Nacer Benjelloun-Touimi, Président du Comité du
commerce et du développement.
On
peut se procurer le texte de tous les discours au Secrétariat de l'OMC. |