
Généralités
haut
de pageLe
Mémorandum daccord sur le règlement des différends (DSU) is the
legal text that spells out the rules and est le texte juridique qui énonce les règles et
procédures destinées à résoudre les différends dans le cadre de lOMC. Il se
compose de 27 articles et constitue un accord juridiquement contraignant négocié entre
tous les gouvernements Membres de lOMC; il est également le moyen de faire
respecter, en dernier recours, les règles commerciales de lOMC. Autant
déléments qui en font le pilier du système commercial
multilatéral.
Les Ministres
présents à Seattle sont censés prendre une décision sur le point de savoir si le
Mémorandum daccord doit être maintenu, modifié ou abrogé, même si cette
dernière option nest pas considérée comme vraisemblable. Cette décision sera
fondée sur lexamen du fonctionnement du
Mémorandum daccord de janvier 1995 à juillet 1999. Lexamen a été effectué
par lOrgane de règlement des différends (ORD) de
lOMC, qui est composé de lensemble des gouvernements Membres de lOMC et
qui traite tous les différends.
Situation
actuelle: la procédure de règlement des différends haut
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Les différends
surgissent dans le cadre de lOMC lorsquun gouvernement (auquel se rallient
parfois dautres Membres) accuse un autre gouvernement denfreindre un accord ou
de ne pas respecter ses engagements. En bref, le système de règlement des différends
compte trois étapes, avec des règles, des procédures et des délais stricts pour
chacune delles.
Première
étape: consultations entre les gouvernements impliqués dans
le différend. Ces derniers ont 60 jours pour parvenir à une solution convenue dun
commun accord, faute de quoi le gouvernement plaignant qui a engagé la procédure de
règlement des différends peut passer à létape suivante.
Deuxième
étape: étape juridique au cours de laquelle laffaire est
examinée par un groupe spécial indépendant composé de trois experts
juridiques/techniques. Le groupe spécial a entre six et neuf mois pour achever son examen
et présenter un rapport détaillé contenant des constatations fondées sur les
déclarations écrites et orales des gouvernements en cause.
Sil est fait
appel du rapport du groupe spécial, lOrgane dappel permanent
dispose de deux à trois mois pour examiner lappel et présenter un rapport
détaillé contenant ses constatations. LORD examine sil y a lieu
dadopter à la fois le rapport du groupe spécial et celui de lOrgane
dappel. Normalement, ces rapports sont adoptés puisque les règles prévoient
quils peuvent être rejetés uniquement par consensus.
Si lORD juge que
le pays accusé est innocent, laffaire en reste là. Sil constate que le pays
accusé a enfreint un accord ou un engagement, il passe à la dernière
étape.
Troisième
étape: mise en uvre. Le gouvernement concerné se
voit accorder un délai raisonnable pour mettre en uvre la décision de lORD.
Au cours de ce délai, lORD suit la façon dont le gouvernement concerné met en
uvre sa décision, pour faire en sorte quelle soit pleinement
respectée.
Le
réexamen haut
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Le réexamen a porté
sur de nombreux aspects du Mémorandum daccord sur le règlement des
différends.
Les points ci-après ont notamment été mis en avant par les
gouvernements:
La
mise en uvre
Le Mémorandum
daccord sur le règlement des différends nénonce pas des procédures
précises permettant de traiter un éventuel désaccord sur le point de savoir si le
gouvernement accusé a dûment mis en uvre la décision de lORD. Si ledit
gouvernement reconnaît ne pas avoir dûment mis en uvre cette décision à la fin
du délai raisonnable prévu pour la mise en uvre, les Membres conviennent
généralement que le gouvernement plaignant peut demander une compensation ou
lautorisation de prendre des mesures de rétorsion (comme dans laffaire du
buf aux hormones). Cette autorisation est accordée par lORD.
Parfois, les deux
parties ne sont pas daccord sur le point de savoir si le gouvernement accusé
sest dûment acquitté de la mise en uvre. Là encore, les Membres conviennent
en principe quil faut dabord déterminer sil y a eu une mise en
uvre correcte avant de passer aux questions de la compensation et de la rétorsion.
Ils conviennent également que le jugement doit être prononcé dans le cadre du système
de lOMC et non unilatéralement.
Il semble que la
principale divergence de vues concerne le laps de temps nécessaire pour déterminer si le
gouvernement accusé sest dûment acquitté de la mise en uvre, ce qui dépend
des procédures à suivre pour parvenir à une décision.
Par
exemple, les deux
parties doivent-elles essayer de résoudre ce nouveau désaccord en procédant à des
consultations et, le cas échéant, pendant combien de temps? LORD doit-il se
réunir - et dans laffirmative combien de fois - pour porter la question devant le
groupe spécial ou lOrgane dappel afin quelle soit
jugée?
Le groupe spécial
devrait-il rendre son jugement avec possibilité dappel? Ou un jugement devrait-il
uniquement être rendu par lOrgane dappel lorsque laffaire initiale a
fait lobjet dun appel, ou par le groupe spécial si ce nest pas le
cas?
LORD doit-il
automatiquement adopter le jugement rendu ou cette adoption doit-elle se faire par
consensus? À partir de quand lautorisation de prendre des mesures de rétorsion
peut-elle être demandée? Lorsque le niveau de la rétorsion est
contesté, combien de
temps larbitrage devrait-il prendre?
La
transparence et laccès au système de règlement des différends
Les rapports des
groupes spéciaux et de lOrgane dappel (ainsi que tous les autres documents de
lOMC relatifs à un différend donné) sont publiés sur le site Web de lOMC
immédiatement après avoir été distribués aux gouvernements Membres.
Toutefois, les
délibérations des groupes spéciaux et celles qui concernent les appels sont
confidentielles, et certains se sont plaints, en particulier des organisations non
gouvernementales (ONG), de ce que les procédures du système de règlement des
différends manquaient de transparence.
Certains gouvernements
estiment que le système de lOMC a un caractère exclusivement
intergouvernemental.
À leur avis, si une ONG souhaite faire valoir un argument devant un groupe
spécial, elle
devrait convaincre un des gouvernements parties au différend de le faire
lui-même.
Dautres gouvernements sont davis quun système plus ouvert gagnerait en
crédibilité, et que louverture ne présenterait pas dinconvénient
majeur.
Il convient de noter
que lOrgane dappel a décidé (dans laffaire des
crevettes/tortues) que les groupes spéciaux avaient le droit daccepter
des communications, quils navaient pas demandées, émanant de sources autres
que les gouvernements parties au différend (comme des ONG). Il convient également de
noter que larticle 18:2 du Mémorandum daccord prévoit ce qui suit:
Aucune
disposition du présent mémorandum daccord nempêchera une partie à un
différend de communiquer au public ses propres positions. Les Membres traiteront comme
confidentiels les renseignements qui auront été communiqués par un autre Membre au
groupe spécial ou à lOrgane dappel et que ce Membre aura désignés comme
tels. Une partie à un différend fournira aussi, si un Membre le
demande, un résumé non
confidentiel des renseignements contenus dans ses exposés écrits qui peuvent être
communiqués au public.
Les
pays en développement et le règlement des différends
Les pays en
développement ont davantage utilisé le système de règlement des différends de
lOMC que celui du GATT (applicable avant 1995). À ce jour, ils ont porté plus de
40 affaires devant lOMC.
Le Mémorandum
daccord prévoit un traitement spécial en faveur des pays en
développement, dans
un certain nombre de cas. Par exemple, il prévoit la possibilité dune procédure
plus rapide (article 3:12) et dispose quune attention spéciale devrait être
accordée aux pays en développement au cours des consultations (articles 4:10 et 12:10)
et durant la procédure de groupe spécial (articles 8:10, 12:10 et 12:11) et quil
faudrait tenir compte des intérêts des pays en développement pendant létape de
la surveillance (article 21:2, 21:7 et 21:8). Il contient également des dispositions
spéciales en faveur des pays les moins avancés (article 24).
Lune des
principales préoccupations dont ont fait part les pays en développement lors du
réexamen du Mémorandum daccord concerne leur manque de ressources pour participer
au système de règlement des différends. Pour le moment, le Mémorandum daccord
répond à cette préoccupation en imposant au Secrétariat de lOMC de fournir une
assistance juridique à ces pays. Le Secrétariat organise également un certain nombre de
stages de formation spéciaux sur le règlement des différends à lintention des
fonctionnaires de ces pays.
> Voir
la Partie 2 de cette note d'information pour des faits et chiffres concernant les
différends
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