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La déclaration fixant le
programme de travail indiquait, entre autres choses, que les Membres maintiendront
leur pratique actuelle, qui est de ne pas imposer de droits de douane sur les
transmissions électroniques. Le 25 septembre 1998, le Conseil général a adopté
un programme de travail sur le commerce électronique, en vertu duquel les questions
liées au commerce électronique seraient examinées par le Conseil du commerce des
services, le Conseil du commerce des marchandises, le Conseil des ADPIC et le Comité du
commerce et du développement.
Chacun de ces organes
a présenté, à la fin de juillet 1999, un rapport à lintention du Conseil
général. On trouvera ci-dessous un résumé des principaux points qui ressortent des
rapports au Conseil général:
- Les gouvernements
Membres de lOMC ont identifié trois types de transactions passant par Internet:
- Les transactions
relatives à un service entièrement effectué sur Internet, depuis la sélection
jusquà lachat et à la livraison.
- Les transactions
impliquant des services de distribution, dans lesquelles un
produit,
quil sagisse dune marchandise ou dun service, est sélectionné et
acheté en ligne mais livré par des moyens traditionnels.
- Les transactions impliquant la fonction de transport de télécommunication, dont la
fourniture de services Internet.
- De lavis
général des gouvernements Membres de lOMC, la grande majorité des transactions
effectuées sur Internet sont des services, lesquels sont couverts par lAccord
général sur le commerce des services (AGCS).
- Les gouvernements
Membres de lOMC estiment dune manière générale que lAGCS ne fait pas
de distinction entre les moyens technologiques de livraison.
- Les gouvernements
Membres sont de lavis général que toutes les dispositions de lAGCS
sappliquent au commerce des services par des moyens
électroniques.
- Il y a divergence de
vues pour ce qui concerne la classification dun petit nombre de produits mis à
disposition sur Internet, cest-à-dire sur la question de savoir sils sont ou
non des services ou des marchandises. Ces divergences concernent des produits tels que les
livres et les logiciels. Alors quun livre imprimé livré par des moyens
traditionnels est classé comme une marchandise, certains gouvernements Membres de
lOMC estiment que la version numérisée du texte de ce même livre est un service
qui doit être couvert par lAGCS. Dautres gouvernements Membres considèrent
quun tel produit reste une marchandise, qui est assujettie aux droits de douane et
autres dispositions du GATT. Il en est aussi qui pensent quun tel produit appartient
à une troisième catégorie de produits qui ne sont ni des marchandises ni des services
et pour lesquels des dispositions particulières doivent être
envisagées.
- La question se pose de
savoir comment lAnnexe de lAGCS sur les télécommunications doit se rapporter
à laccès et au recours aux services daccès à Internet. Beaucoup de
fournisseurs daccès et de services Internet peuvent bénéficier des dispositions
de lAnnexe assurant un accès équitable et raisonnable aux circuits quils
louent à des opérateurs publics de télécommunications. Mais certains gouvernements
Membres se demandent si, ou dans quelle mesure, lAnnexe devrait obliger les
fournisseurs daccès eux-mêmes à offrir à dautres ce genre daccès.
Les rapports adressés
au Conseil général par le Conseil du commerce des services, le Conseil du commerce des
marchandises, le Conseil des ADPIC et le Comité du commerce et du développement sont
disponibles sur la page Commerce électronique du site Web de lOMC
www.wto.org, en anglais, français et espagnol.
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