
Le Directeur
général de l'OMC, M. Mike Moore, a sévèrement critiqué les sites Web
créés récemment qui imitent les sites Web de l'OMC et sèment la confusion dans le
public. Il dit que l'OMC est ouverte à la critique et au changement mais craint que la
confusion provoquée par les faux sites avec leurs liens Internet fallacieux ne soit
contraire à l'intérêt du public. Cette situation pourrait perturber un débat
indispensable en compliquant l'accès à l'information de l'OMC.
Le
texte de sa déclaration est reproduit ci-après:
"Je
suis vivement préoccupé par l'apparition récente de sites Web anonymes qui copient des
éléments importants de la conception des sites Web officiels de l'OMC. Cette
manuvre est source de confusion pour les personnes qui souhaitent obtenir de
véritables renseignements auprès de l'OMC, en perturbant un dialogue démocratique qui
est bien nécessaire. Elle est illégale et déloyale à l'égard de ceux qui fondent sur
de véritables arguments leur critique de l'OMC, organisation qui ne fonctionne que sous
l'autorité des gouvernements souverains.
En semant
la confusion, les faux sites Web empêchent le public d'obtenir des renseignements auprès
de l'OMC. Ils ont copié la conception du site Web de l'OMC et utilisent des noms de
domaine tels que "www.gatt.org" ainsi que des pages de titre telles que
"Word Trade Organization / GATT Home Page", de sorte qu'il est difficile pour
les visiteurs de savoir qu'il s'agit de faux. Alors que l'OMC utilise le logo officiel de
la Conférence ministérielle comme lien hypertexte vers le site Web officiel de la
Conférence, les faux sites l'utilisent comme lien vers une documentation hostile à
l'Organisation, autre tromperie à l'égard des utilisateurs du Web.
L'OMC et
ses Membres défendent le droit des autres de formuler des critiques et des observations
concernant les affaires de l'Organisation, y compris le droit de protester publiquement.
Après tout, l'OMC constitue pour les gouvernements un cadre de discussion et de
négociation sur des questions commerciales, compte tenu des préoccupations et intérêts
divers de leurs citoyens.
Induire
le public en erreur est tout autre chose. Contrairement aux allégations de ses
détracteurs, l'OMC est hautement transparente. Le site Web de l'Organisation contient
déjà plus de 60 000 documents officiels dans les trois langues officielles
(anglais, français et espagnol), y compris les comptes rendus de réunions, et quelque
200 000 visiteurs par mois téléchargent l'équivalent de millions de pages de
documents outre la consultation des pages Web disponibles en permanence. La grande
majorité de ces documents sont mis immédiatement à la disposition du public et les
autres sont mis en distribution générale au bout d'environ six mois. Le Secrétariat de
l'OMC répond chaque semaine, par téléphone et par courrier électronique, à des
milliers de demandes de renseignements reçues de la même manière, dont un grand nombre
lui parviennent par le biais du site Web de l'Organisation, soit directement par courrier
électronique soit par appel aux numéros de téléphone indiqués sur le site.
Ceux qui
souhaitent une plus grande transparence de l'OMC devraient déplorer comme moi tout
agissement qui complique l'accès du public à l'information de l'OMC. Il est paradoxal
que, alors que l'OMC est accusée de manquer de transparence, certains détracteurs qui
propagent des renseignements fallacieux ou erronés camouflent leur
identité."
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