MODULE DE FORMATION
À L’AGCS: CHAPITRE 4 Comment l’AGCS est-il administré?
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4.4 Procédures de règlement
des différends
Le Mémorandum d’accord sur le règlement
des différends prévoit un délai pour chacun des stades du règlement des
différends:
60 jours
Consultations, médiation, etc.
45 jours
Établissement du groupe spécial
et nomination des membres
6 mois
Rapport final du groupe spécial
aux parties
3 semaines
Rapport final du groupe spécial
aux Membres de l’OMC
60 jours
L’Organe de règlement des différends
adopte le rapport
Total = 12 mois
(sans appel)
90 jours
Rapport de l’Organe d’appel
30 jours
L’Organe de règlement des différends
adopte le rapport de l’Organe d’appel
Total = 15 mois
(avec appel)
Si un cas est
mené à terme jusqu’à la première décision, il ne devrait normalement
pas durer plus d’un an — 15 mois s’il est fait appel. Les délais convenus
sont flexibles et, si le cas est considéré urgent, il pourrait être
réglé en un délai aussi court que neuf mois. Étant donné qu’une
décision est automatiquement adoptée à moins qu’un consensus ne se
dégage en faveur de son rejet, le Membre non satisfait devrait persuader
tous les autres Membres de l’OMC (y compris toutes les parties à
l’affaire) d’accepter son point de vue.
Seul l’ORD
est habilité à établir des groupes spéciaux pour examiner le cas, et
à accepter ou rejeter les constatations. Si le Membre mis en cause perd,
il doit se conformer aux recommandations du groupe spécial ou de l’Organe
d’appel et déclarer son intention de le faire lors d’une réunion de
l’ORD tenue dans les 30 jours suivant la date d’adoption du rapport. S’il
est irréalisable de se conformer immédiatement à la décision, le
Membre aura un “délai raisonnable” pour le faire.
Si le Membre estime qu’il ne peut pas respecter
le délai, il doit engager des consultations avec la partie ou les parties
plaignantes en vue de convenir d’une compensation mutuellement acceptable.
Si ceci n’est pas possible dans un délai de 20 jours, la partie
plaignante peut demander à l’ORD l’autorisation d’imposer à l’autre
Membre des sanctions commerciales limitées (“suspendre les
concessions ou d’autres obligations”). L’ORD
doit accorder l’autorisation à moins qu’un consensus ne se dégage contre
cette demande.
Les sanctions devraient en principe être
imposées dans le secteur concerné. Si cela n’est pas pratique ou
efficace, un secteur différent relevant du même accord peut être
choisi. En dernier ressort, la mesure peut aussi être prise au titre d’un
autre accord. L’objectif consiste à limiter le risque d’impliquer des
secteurs et des cadres juridiques sans rapport avec le cas, tout en
assurant l’efficacité.