
Voir aussi: > Communiqué de presse:
Des progrès ont été réalisés dans la stabilisation de l'économie, mais
de nouvelles réformes favoriseraient sa diversification.
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1. Ce premier examen de la politique commerciale de Djibouti a été
aussi approfondi qu'instructif; il a permis de mieux comprendre la
politique et les pratiques commerciales de ce pays ainsi que les
perspectives qu'elles offrent, et ce, grâce à la présence d'une
délégation de haut niveau, conduite par S.E. M. Rifki Abdoulkader
Bamakhrama, Ministre du commerce et de l'industrie, aux observations
judicieuses de notre présentateur, M. l'Ambassadeur Samuel Amehou, ainsi
qu'à la participation active des Membres.
2. Les Membres ont reconnu les efforts déployés par Djibouti en faveur
de la réforme et ont souligné la contribution des activités portuaires
aux récents résultats économiques du pays. Ils ont encouragé Djibouti à
poursuivre ses réformes, notamment à continuer de réduire l'intervention
de l'État dans l'économie, à s'attaquer aux contraintes qui pèsent sur
l'offre et à rationaliser son régime commercial, en vue de diversifier
son économie et de tirer davantage profit de son appartenance à l'OMC.
En rapport avec la récente étude diagnostique sur l'intégration
commerciale (EDIC) effectuée à Djibouti au titre du Cadre intégré, les
Membres ont encouragé le pays à intégrer le commerce dans ses stratégies
de développement et de réduction de la pauvreté. Des questions ont été
posées à propos de la participation croissante de Djibouti à des
groupements régionaux, dont le Marché commun d'Afrique orientale et
australe (COMESA), ainsi qu'au sujet de ses projets de stratégies
destinées à exploiter pleinement les préférences commerciales à sa
disposition.
3. Les Membres ont félicité Djibouti pour la consolidation de toutes ses
lignes tarifaires ainsi que pour les réformes douanières en cours. Ils
ont toutefois exprimé leur préoccupation face au manque de transparence
de la taxe intérieure de consommation (TIC): considérés comme un droit
de douane, les taux de la TIC appliqués à certaines lignes tarifaires
pourraient être perçus comme excédant les taux consolidés de Djibouti; à
l'inverse, l'exonération de la TIC pour la plus grande partie de la
production intérieure pourrait amener à se poser la question de la
compatibilité avec le principe du traitement national en vigueur à l'OMC.
Les Membres ont vivement encouragé Djibouti à mettre en œuvre l'Accord
de l'OMC sur l'évaluation en douane et à prendre des mesures pour
réformer son régime fiscal et satisfaire aux prescriptions en matière de
notification énoncées dans les Accords de l'OMC. Des renseignements
supplémentaires ont été demandés au sujet du régime de passation des
marchés publics de Djibouti, de l'étendue des activités autorisées dans
ses zones franches et des codes de l'investissement et du commerce en
cours d'élaboration. En référence à une récente déclaration du
gouvernement de Djibouti, un Membre a fait observer que l'application de
toute restriction non conforme aux règles de l'OMC pourrait poser un
problème.
4. Les Membres ont également demandé des précisions concernant d'autres
questions telles que l'agriculture, les industries extractives et
l'énergie, les services, les normes et les règlements techniques, les
incitations à l'investissement, la protection des droits de propriété
intellectuelle et les besoins d'assistance technique.
5. Les Membres ont accueilli avec satisfaction les réponses fournies par
la délégation de Djibouti.
6. En conclusion, les Membres saluent les efforts de Djibouti et son
engagement en faveur de l'amélioration de son environnement commercial
en vue d'exploiter pleinement ses avantages comparatifs. Un
environnement propice au commerce, associé à la mise en œuvre intégrale
des Accords de l'OMC et au renforcement des engagements multilatéraux de
Djibouti dans les domaines des marchandises et des services amélioreront
la transparence et la prévisibilité de son régime commercial et
contribueront à attirer l'investissement étranger direct nécessaire à la
diversification de son économie. Je me réjouis de voir que de nombreux
Membres ont trouvé des moyens d'aider Djibouti et se sont engagés à
poursuivre leur action dans ce sens. J'invite les Membres de l'OMC ainsi
que le Secrétariat à prendre note des besoins de Djibouti en ce qui
concerne l'assistance technique liée au commerce, qui, conjuguée à ses
réformes, l'aidera à s'intégrer pleinement dans le système commercial
multilatéral.
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