
Voir aussi: > Communiqué de presse:
La stabilité sociopolitique et des réformes ambitieuses pourraient
améliorer les résultats économiques
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1. Le deuxième examen de la politique commerciale du Togo a mis en
évidence les efforts de réforme que déploie ce pays depuis le premier
examen de 1999 ainsi que les défis auxquels il fait face, en tant que
pays moins avancé, dans sa participation au système commercial
multilatéral. Nos discussions ont beaucoup bénéficié de la pleine
participation de la délégation togolaise, conduite par S.E. M.
Jean-Lucien Savi de Tove, Ministre du commerce, de l'industrie et de
l'artisanat, des contributions pertinentes du présentateur, M. Gunther
Sleeuwagen, et des observations des participants.
2. Les Membres ont félicité le
Togo pour ses efforts de réforme, en particulier pour les progrès du
programme de privatisation. Néanmoins, un recul a été enregistré dans
la privatisation des sociétés vedettes de production de phosphate et
d'électricité. Le ciment a ensuite remplacé le phosphate à la première
place des exportations togolaises. Malgré une augmentation des
volumes, les recettes tirées des exportations de coton ont subi, ces
dernières années, les effets négatifs de la faiblesse des cours
mondiaux ainsi que de l'appréciation de l'euro. En raison de troubles
socioéconomiques, le climat des affaires n'a pas été suffisamment bon
pour attirer beaucoup d'investissements. Ces facteurs, associés à la
suspension de l'aide étrangère (dont le Togo est fortement tributaire)
et au coût élevé des intrants (y compris les produits pétroliers), ont
entraîné une croissance économique faible, provoquant une baisse du
revenu par habitant et une aggravation de la pauvreté.
3. Les Membres ont félicité le
Togo pour la libéralisation des échanges réalisée dans le cadre de la
mise en place du Tarif extérieur commun de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ils ont demandé des renseignements
sur l'instauration complète de la zone de libre-échange prévue à la fois
par l'UEMOA et par la Communauté économique des États de l'Afrique de
l'Ouest, plus étendue, ainsi que sur le projet de fusion entre ces deux
structures. Les Membres ont interrogé le Togo sur son utilisation des
préférences commerciales qui lui sont offertes et sur sa participation
actuelle et future à des accords commerciaux bilatéraux. Ils ont
encouragé le Togo à intégrer davantage sa politique commerciale dans sa
politique économique globale pour mieux tirer parti de ses avantages
comparatifs (le port en eau profonde de Lomé, ses réserves abondantes de
phosphate et son importante capacité de production de coton), promouvoir
le développement durable et réduire la pauvreté et le chômage.
4. Relevant que, outre les droits
de douane, divers autres droits et impositions sont appliqués aux
importations, les Membres ont posé des questions sur la conformité de la
redevance pour l'inspection et la vérification, fondée sur la valeur,
avec l'article VIII du GATT de 1994, ainsi que sur la conformité de la
taxe spéciale sur les boissons avec l'article III. Ils ont encouragé le
Togo à améliorer ses engagements multilatéraux en réduisant les taux de
droits consolidés et en élargissant la portée de ses engagements
concernant les biens et les services. Les Membres ont également demandé
des précisions sur un certain nombre de points, notamment: les
procédures douanières, l'évaluation en douane et le régime de transit;
les mesures OTC et SPS; les régimes de zones franches industrielles
d'exportation et les régimes d'investissement; les marchés publics; la
protection des droits de propriété intellectuelle; l'agriculture
(sécurité alimentaire et recettes en devises); ainsi que le tourisme,
les services financiers et les services de télécommunications.
5. Les Membres ont accueilli avec
satisfaction les réponses fournies par la délégation togolaise.
6. En conclusion, je félicite le
Togo pour ses efforts de libéralisation et l'encourage à poursuivre son
programme de réformes, notamment politiques. Ces réformes, associées à
la stabilité sociopolitique, devraient permettre au Togo de bénéficier
de mesures de réduction de la dette, de libérer des ressources pour
réduire la pauvreté et de renforcer la confiance et le soutien que lui
accordent ses partenaires de développement, notamment par le biais d'une
assistance technique liée au commerce. Cette assistance contribuerait
pour beaucoup à maintenir la dynamique des réformes et à permettre au
Togo de mieux respecter les principes de l'OMC et de participer plus
activement aux activités de l'Organisation, en particulier au Programme
de Doha pour le développement. |
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