EXAMENS DES POLITIQUES COMMERCIALES:

Remarques finales du Président


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Présider ce troisième examen de la politique commerciale de la Colombie à la place de Mme l’Ambassadeur Uribe s’est révélé être une expérience enrichissante. Cet examen, qui a été exemplaire à de nombreux égards, a permis de mieux comprendre l’évolution de la politique et des pratiques commerciales de la Colombie au cours des dix dernières années. Cela a été possible grâce au travail considérable accompli par le Vice-Ministre, M. Muñoz, Mme l’Ambassadeur Uribe et les autres membres de la délégation de la Colombie, et à leur attachement aux objectifs du MEPC, ainsi qu’à l’intervention judicieuse du présentateur, M. l’Ambassadeur Allgeier, et à l’engagement des nombreux Membres qui ont participé à cet examen.

Les Membres se sont félicités de l’accélération de la croissance économique de la Colombie enregistrée ces dernières années, qui était imputable à des politiques macro-économiques saines et aux réformes structurelles entreprises à la suite du ralentissement de l’activité économique de 1998-1999. Les Membres ont souligné que l’accroissement des exportations et des investissements avait contribué à la croissance, et ils ont encouragé la Colombie à poursuivre ses réformes structurelles pour atteindre ses ambitieux objectifs en matière de croissance économique et de réduction de la pauvreté.

Les Membres se sont félicités de l’attachement de la Colombie au système commercial multilatéral, y compris de sa participation active et constructive au Programme de Doha pour le développement. Ils ont également pris note de la participation de la Colombie à des accords préférentiels et l’ont invitée instamment à assurer la cohérence entre ses initiatives bilatérales et régionales et entre ces initiatives et l’OMC. Les Membres ont noté avec satisfaction les dispositions prises récemment pour accroître la sécurité des investissements, mais ont relevé que d’autres dispositions pourraient encore être prises pour réduire les risques perçus liés aux investissements en Colombie. À ce sujet, ils ont également pris note des efforts faits par la Colombie pour régler ses conflits internes.

Les Membres ont reconnu les efforts réalisés par la Colombie pour moderniser et libéraliser son régime de commerce. Toutefois, ils ont noté que la protection tarifaire moyenne appliquée avait légèrement augmenté et estimé que la réduction de l’écart entre les droits consolidés et les droits appliqués contribuerait à accroître la prévisibilité du régime de commerce. La Colombie a été invitée à faire en sorte que certaines pratiques dans les domaines des douanes, des licences d’importation, des mesures SPS et des OTC ne deviennent pas des obstacles injustifiés au commerce.

Les Membres se sont félicités de l’engagement pris par la Colombie de supprimer progressivement d’ici à la fin de 2006 un certain nombre de programmes de subventions à l’exportation, mais certains demeuraient préoccupés par le système de fourchettes de prix. La Colombie a donné des renseignements sur les taxes à la consommation et l’élimination envisagée des différences dans l’application de la TVA selon qu’il s’agissait de produits importés ou de produits d’origine nationale. Elle a également expliqué divers aspects de sa politique de la concurrence et de ses régimes de protection des DPI. Les Membres ont pris note de la suppression de la politique d’absorption de la production agricole, mais un certain nombre d’entre eux ont mis en question l’administration des contingents tarifaires.

Les Membres ont félicité la Colombie d’avoir entrepris des réformes pour moderniser son secteur des services, notant la taille relativement importante de ce secteur. Ils ont également fait observer que la Colombie avait retiré de nombreux avantages des efforts de libéralisation qu’elle avait faits par le passé et l’ont encouragée à poursuivre sur cette voie, y compris en élargissant les engagements qu’elle avait contractés dans le cadre de l’AGCS. La Colombie a indiqué que son offre révisée concernant les services, présentée dans le cadre du Cycle de Doha, comportait des engagements additionnels dans de nombreux secteurs ne faisant actuellement pas l’objet de consolidations ou ne faisant l’objet que de consolidations partielles.

En conclusion, les nombreuses interventions faites et questions posées au cours de cet examen témoignent du rôle actif que la Colombie joue à l’OMC et de l’intérêt que les Membres portent à sa politique. Ceux-ci ont manifestement accueilli avec satisfaction les dispositions prises par la Colombie pour rendre son économie plus ouverte et plus compétitive, tout en l’encourageant à consolider et à mettre à profit les résultats obtenus ces dernières années. À cet égard, les efforts actuellement faits par la Colombie pour renforcer son cadre juridique et le rendre plus prévisible seront décisifs pour accroître la confiance des commerçants et des investisseurs. Ces efforts sont en effet déterminants et la Colombie pourrait les étayer en ancrant son cadre juridique existant grâce à l’élargissement et à l’approfondissement de ses engagements multilatéraux. J’ai été heureux d’apprendre que la Colombie était prête à prendre des dispositions en ce sens, ce qui contribuerait à soutenir à la fois sa stratégie de développement et nos efforts collectifs dans le cadre du Programme de Doha pour le développement.


  

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