
Voir aussi:
|

Le deuxième examen de la politique commerciale du Brunéi Darussalam a
été approfondi et instructif et a permis aux Membres de mieux comprendre
la politique commerciale du Brunéi, ses politiques liées au commerce et
les défis auxquels il doit faire face en cherchant à diversifier son
économie. Je remercie M. Dato Lim Jock Hoi et sa délégation ainsi que la
présentatrice, l'Ambassadrice Marie-Claire Swärd Capra de Suède et les
membres de l'OEPC pour leurs contributions à nos échanges de vues
fructueux. Les rapports du Brunéi et du Secrétariat, ainsi que les
réponses détaillées de la délégation du Brunéi Darussalam aux nombreuses
questions posées, ont fourni une base de réflexion utile et ont
contribué à la transparence au sein de l'OMC.
L'économie du Brunéi est petite et relativement ouverte; sa prospérité
repose sur les abondantes ressources du pays en pétrole et en gaz
naturel. Cependant, la perspective d'un épuisement futur de ces
ressources a incité le gouvernement à continuer de mettre en œuvre une
politique industrielle dynamique afin d'encourager la diversification
économique, et en particulier de développer les activités pétrolières et
gazières en amont, les services financiers et commerciaux, l'hôtellerie
et le tourisme et la logistique. Les Membres ont exprimé leur soutien
pour les efforts consentis par le Brunéi afin de mettre en œuvre son
programme de diversification économique. Notant que les progrès avaient
été relativement lents, les Membres ont demandé si les autorités
envisageaient des changements de politique importants pour accélérer la
diversification. Des questions ont également été posées concernant
d'autres politiques en matière d'emploi, de fixation des prix et de
gestion budgétaire.
Les Membres se sont félicités de l'engagement du Brunéi à l'égard d'un
système commercial ouvert, fondé sur des règles et non discriminatoire
dans le cadre duquel les droits NPF appliqués étaient relativement
faibles et les contingents d'importation absents. Ils ont aussi
accueilli avec satisfaction l'assurance donnée par le Brunéi que les
accords régionaux auraient une fonction complétant celle du système
commercial multilatéral. En ce qui concerne le PDD, les Membres ont
encouragé le Brunéi à poursuivre ses efforts de libéralisation pour
réduire l'écart entre les droits appliqués et consolidés sur les
produits industriels. Certains ont noté que des travaux supplémentaires
devaient être faits en ce qui concerne la libéralisation du secteur des
services et ont exhorté le Brunéi à faire une offre globale — y compris
pour ce qui est des services financiers et des services de
télécommunication — dans le cadre du Cycle de Doha. Dans le secteur
agroalimentaire, des Membres ont demandé au Brunéi l'assurance que son
programme de certification et les prescriptions à l'importation pour les
produits halal ne deviendraient pas excessivement contraignants ou plus
restrictifs pour le commerce qu'il n'était nécessaire.
Plusieurs aspects du régime du commerce et de l'investissement se
caractérisent par un manque de transparence, s'agissant notamment des
renseignements disponibles sur les politiques relatives aux
investissements étrangers, de la passation des marchés publics et des
activités commerciales des entreprises d'État, du respect des délais
pour les notifications à l'OMC et de la couverture des statistiques
financières et économiques. La délégation du Brunéi a répondu en
décrivant les mesures prises actuellement pour améliorer la transparence
des politiques gouvernementales et de la réglementation, en particulier
pour ce qui touche le renforcement de la capacité institutionnelle et le
problème des ressources humaines limitées. Il est clair que ces mesures
pourraient beaucoup contribuer à mieux faire comprendre les politiques
du Brunéi et à le rendre plus attrayant en tant que partenaire
commercial et d'investissement. Les Membres ont aussi fait observer
qu'assurer la transparence du processus de passation des marchés publics
— y compris en mettant à disposition et en rendant accessibles à tous
les fournisseurs potentiels en temps opportun les directives relatives
aux marchés publics — pourrait améliorer l'image du Brunéi comme
destination des investissements étrangers. Étant donné l'importance des
entités publiques dans l'économie du Brunéi, les Membres ont accueilli
avec satisfaction l'annonce que le Brunéi envisage d'adhérer à l'Accord
de l'OMC sur les marchés publics.
S'agissant des droits de propriété intellectuelle, le Brunéi a renforcé
son cadre juridique régissant la protection des droits de propriété
intellectuelle (DPI) et envisage d'adhérer aux Traités de l'OMPI sur le
droit d'auteur et sur les interprétations et exécutions et les
phonogrammes. Cependant, les Membres ont exprimé leur inquiétude
concernant le système d'application des DPI dont l'efficacité doit être
améliorée pour décourager les activités commerciales portant atteinte à
la propriété intellectuelle telles que le piratage des disques optiques.
Certains Membres ont fait observer que le Brunéi n'avait à ce jour
aucune législation régissant la concurrence même s'il apparaît qu'il
envisage la possibilité d'introduire une telle législation conformément
aux principes de l'APEC. Le Brunéi a également noté que les politiques
régissant la concurrence sont utilisées sur une base sectorielle dans
les télécommunications, les services financiers et l'industrie du
pétrole et du gaz.
En conclusion, j'estime que nous devrions féliciter le Brunéi Darussalam
qui maintient un régime de commerce et d'investissement relativement
ouvert. Il me semble que nous sommes tous conscients de certaines
difficultés que le Brunéi rencontre sur le plan de la transparence et de
la mise en œuvre des politiques mais je constate aussi que la délégation
a exprimé très clairement l'attachement du pays à la poursuite de la
réforme du commerce et de l'économie et aux principes de l'OMC. D'une
manière générale, je pense qu'une assistance technique dans certains
domaines pourrait aider le pays à résoudre ses problèmes de mise en
œuvre. Je crois que nous sommes également d'accord sur le fait qu'une
plus grande libéralisation du régime commercial, impliquant notamment de
nouveaux engagements au titre de l'AGCS, pourrait contribuer aussi bien
aux efforts de diversification économique du pays qu'à l'amélioration de
son intégration au système multilatéral, dans l'intérêt des Membres de
l'OMC en général. Nous espérons recevoir dès que possible les réponses
en suspens. Je souhaiterais remercier une fois encore la délégation du
Brunéi Darussalam pour les efforts qu'elle a déployés, la présentatrice
pour ses observations judicieuses et les Membres pour leur contribution
à deux journées de discussions très instructives.
|

> Des problèmes pour visualiser cette page?
Veuillez écrire à webmaster@wto.org en indiquant le système d’exploitation et le navigateur que vous utilisez.
|