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On peut considérer aux fins de l'analyse que le commerce électronique, c'est-à-dire la
production, la promotion, la vente et la distribution de produits par des réseaux de
télécommunication, se déroule en trois grandes étapes: i) la recherche, pendant
laquelle les producteurs et les consommateurs, ou les acheteurs et les vendeurs, entrent
en contact; ii) la commande et le paiement une fois que la transaction a été
décidée; et iii) la livraison. L'étude porte essentiellement sur les produits qui
peuvent être livrés électroniquement via Internet (transactions de la troisième
étape) car c'est là que les plus grands problèmes se posent.L'étude a pour but de
donner des informations de base aux 132 Membres de l'OMC qui sont actuellement en
train de définir la ligne de conduite à adopter face à cette nouvelle forme d'échanges
qui progresse à un rythme prodigieux. En 1991, Internet comptait moins de 5 millions
d'utilisateurs. A la fin du siècle, ceux-ci dépasseront probablement les
300 millions. Le commerce électronique devrait alors se chiffrer à
300 milliards de dollars EU.
L'étude
souligne les extraordinaires possibilités d'expansion que présente le commerce
électronique, y compris pour les pays en développement. Les auteurs notent toutefois
qu'il faudra améliorer considérablement l'accès à l'infrastructure nécessaire et les
compétences des utilisateurs pour que ces possibilités puissent être exploitées.
Les
Membres de l'OMC ont commencé à se demander comment l'Organisation devrait traiter la
question du commerce électronique. Compte tenu du caractère très particulier de ce
nouveau mode de livraison des produits (biens et services), les auteurs estiment que de
nombreuses questions doivent encore être résolues. Les produits qui sont achetés et
payés via Internet, mais livrés matériellement, seraient soumis aux règles de l'OMC
concernant le commerce des marchandises. La situation est toutefois plus compliquée pour
les produits qui sont livrés sous forme d'information numérique sur Internet, et un
certain nombre de questions se posent quant au régime qu'il conviendrait d'appliquer. Les
auteurs de l'étude pensent que tant la fourniture des services d'accès à Internet que
de nombreux produits livré via Internet relèvent de l'Accord général sur le commerce
des services, mais ils reconnaissent aussi qu'il faut préciser dans quelle mesure des
activités données sont visées par les engagements en matière d'accès aux marchés
pris par les Membres.
L'étude
recense entre autres les questions de fond ci-après: cadre juridique et réglementaire
des transactions effectuées sur Internet, sécurité et respect de la vie privée,
imposition, accès à Internet, accès aux marchés pour les fournisseurs via Internet,
facilitation des échanges, marchés publics, questions touchant à la propriété
intellectuelle et réglementation de l'objet des échanges. Les auteurs s'efforcent de
présenter les questions en jeu sans préjuger de la décision de l'OMC quant à celles
qu'il conviendrait d'examiner ou quant à la manière de les traiter.
Note à l'intention des journalistes:
Des exemplaires de l'étude Le
commerce électronique et le rôle de l'OMC sont en vente en anglais, français
et espagnol, au prix de 30 FS, auprès du Service des publications de l'OMC,
154 rue de Lausanne, CH-1211 Genève 21, tél.: (41.22) 739.5208/5308, fax:
(41.22) 739.5792. |