
Les
ministres examinent les textes nouveaux et révisés
Cette
note d'information a pour objet d'aider les journalistes et le public à
comprendre ce qui s'est passé à la Conférence ministérielle de
Seattle. Elle rend compte des événements aussi fidèlement que possible
mais ne préjuge en rien la position des gouvernements membres.
Le
2 décembre, les Ministres ont mené des consultations intensives sur des
versions révisées de certaines parties de la Déclaration ministérielle
de Seattle. Deux des groupes de travail ministériels – sur les
questions systémiques et sur le commerce et les normes du travail – se
sont réunis pour la première fois. Mme l'Ambassadeur Charlene Barshefsky,
Présidente de la Conférence, aidée des Présidents des groupes de
travail et de M. Mike Moore, Directeur général, a commencé à
regrouper les diverses parties en un seul texte pour que les Ministres
l'examinent le dernier jour de la Conférence.
Résumé
général des réunions du jour:
COMITÉ
PLÉNIER
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décembre, 9-10 heures
Présidente:
Mme l'Ambassadeur Charlene Barshefsky (États-Unis)
Mme
Barshefsky a invité instamment les Ministres à redoubler d'efforts pour
aboutir à des résultats positifs. Elle a dit que pour l'heure,
l'objectif immédiat était de produire un texte sans crochets (concerté).
Les Présidents des divers groupes de travail ont rendu compte des progrès
réalisés à ce jour dans leurs domaines respectifs. L'organisation de la
prochaine étape des travaux des Ministres a été brièvement examinée.
AGRICULTURE
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décembre 1999, 15h.35-18h.30
Président:
M. le Ministre George Yeo (Singapour)
Le
Président, M. George Yeo (Singapour), a présenté un nouveau projet
de texte d'une page sur l'agriculture – résultat des longues
consultations menées pendant la nuit et la matinée.
Il
a expliqué de quelle manière il avait organisé ses consultations et a
présenté ses excuses à tous ceux qui n'avaient pas pu y participer. Il
a souligné qu'il s'agissait d'un projet élaboré par ses soins compte
tenu des consultations et non d'un document négocié.
C'était
un texte de compromis qui tentait d'harmoniser les différentes positions
sur les questions-clés. Quelque 60 pays ont formulé des observations et
confirmé, dans l'ensemble, leurs positions, sur les questions-clés
suivantes notamment:
Intégration
de l'agriculture dans le cadre des règles de l'OMC
Objectif
final de réduction des subventions à l'exportation (les éliminer ou
non)
Accès
aux marchés
Soutien
interne
Préoccupations
autres que commerciales et multifonctionnalité
Questions
relatives aux pays en développement
À
la fin, le Président a dit qu'il essaierait de modifier son projet en
fonction des observations mais il a averti les pays de ne pas trop en
demander – car l'agriculture était un sujet tellement délicat qu'il
serait impossible de satisfaire tout le monde.
Le
projet sur l'agriculture a été incorporé dans un projet de déclaration
complet. Il restait toujours aux pays ayant formulé des réserves au
sujet de divers points de ce projet la possibilité de décider, dans les
heures à venir, de l'accepter ou de demander de nouvelles modifications
– mais cette fois dans le cadre de la déclaration dans son ensemble.
Pour
clore la réunion, le Président a dit qu'il marchait sur la corde raide,
tiraillé des deux côtés, et qu'il risquait, quoi qu'il fasse, de chuter.
Mais il a fait remarquer que le texte n'avait pour objet que de lancer de
nouvelles négociations. "C'est pendant les négociations que l'on
entrera dans le vif du sujet", a-t-il dit. En conclusion, il a observé
que si le cycle de négociations parvenait à son terme, la prospérité
mondiale s'en trouverait accrue de plusieurs dizaines de milliards de
dollars.
MISE
EN ŒUVRE ET RÈGLES
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décembre, 19 heures
Président:
M. Pierre S. Pettigrew (Canada)
Lors
d'une brève réunion, le Président, M. le Ministre Pettigrew, a présenté
un nouveau texte sur les questions de mise en œuvre, qui représentait ce
qu'il avait pu faire de mieux pour rapprocher les positions très
divergentes exprimées sur ce sujet. Il a dit qu'une délégation s'était
vivement élevée contre les paragraphes sur la lutte contre le dumping,
les subventions et les textiles, et avait présenté sa propre
proposition. Il a souligné qu'il y avait des disparités notables entre
la proposition de cette délégation et la position de la plupart des délégations.
Aucune autre déclaration n'a été faite. Le nouveau texte contenait des
propositions de décisions immédiates, des thèmes de négociation et un
nouveau plan d'action pour l'intégration pleine et effective des PMA dans
le système commercial multilatéral et le renforcement de la coopération
technique destinée aux pays en développement, en particulier les PMA,
les petites économies vulnérables et les pays en transition.
PROGRAMME
DE SINGAPOUR ET AUTRES QUESTIONS
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décembre 1999
Président:
M. Lockwood Smith (Nouvelle-Zélande)
Environ
45 délégations ont pris la parole et les positions exprimées sur toutes
les questions sont, pour la plupart, restées inchangées.
En
ce qui concernait les ADPIC, les délégations ont réaffirmé
leurs positions sur l'extension de la protection des indications géographiques
à d'autres produits. S'agissant des marchés publics, des points
de vue divergents subsistaient. S'agissant de la facilitation des échanges,
de nombreux pays en développement répugnaient toujours à négocier de
nouvelles règles dans les domaines visés par cette question; la nécessité
de renforcer la coopération technique a été soulignée. S'agissant de
la cohérence et des groupes de travail proposés, certains
pays développés ont dit que tous les groupes de travail devraient entrer
dans une même structure, tandis que de nombreux pays en développement
ont fait savoir qu'ils ne voyaient pas d'inconvénients à établir
plusieurs groupes séparés.
ACCÈS
AUX MARCHÉS
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décembre, matin
Président:
M. le Ministre Mpho Malie (Lesotho)
Les
questions soulevées lors des consultations tenues par le Président ont
surtout porté sur les modalités de négociation des réductions
tarifaires. Un certain nombre de délégations ont proposé une approche
commune, c'est-à-dire une approche harmonisée qui faciliterait la
comparaison des propositions de réductions tarifaires, contrairement à
ce qui s'était passé pendant le Cycle d'Uruguay, où les Membres
abaissaient les droits de douane selon un système "de demandes et
d'offres". D'autres pays ont préconisé une méthode combinant le
système de demandes et d'offres et l'approche harmonisée. Certaines
grandes puissances commerciales ont demandé que le texte fasse référence
à un accroissement effectif de l'accès aux marchés. L'Initiative
de libéralisation tarifaire accélérée pour certains secteurs de
produits a aussi été mentionnée.
QUESTIONS
SYSTÉMIQUES
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décembre
Président:
M. Juan Gabriel Valdes, Ministre des Affaires étrangères (Chili)
Coprésident:
M. le Ministre Anup Kumar (Fidji)
Les
points soulevés par les gouvernements membres lors de cette discussion
concernaient les sujets suivants:
mise
en distribution générale des documents
structure
de l'OMC en vue d'améliorer la transparence et la prise de décision
amélioration
des échanges d'informations et
meilleure
compréhension des travaux de l'OMC et participation accrue du public à
ces travaux.
Outre
le paragraphe 77 du texte du 19 octobre, quatre propositions, émanant
du Mexique, de l'Union européenne, des États-Unis et de la Norvège, ont
été présentées. Les propositions du Mexique et des États-Unis ont reçu
un large soutien. Celle des États-Unis, qui préconisait l'établissement
de voies de communication plus formelles entre l'OMC et l'ensemble des ONG
ainsi que la création d'un organe consultatif, a été appuyée par
l'Union européenne, la Norvège, le Japon et la Suisse. Plusieurs délégations
se sont interrogées sur le rôle des ONG dans une organisation
intergouvernementale.
COMMERCE
ET NORMES DU TRAVAIL
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décembre 1999
Présidente:
Mme la Vice-Ministre Anabel González (Costa Rica)
Ce
groupe de travail a été établi le jour même pour examiner des
propositions en vue de créer un groupe de travail sur les normes du
travail au sein de l'OMC ou un organe administré conjointement par
plusieurs organisations internationales pour examiner cette question. Des
opinions divergentes ont été émises, plusieurs pays en développement
s'opposant à la création de l'un et l'autre de ces organes.
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