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Les
6 et 7 mars 1996, l'Organe d'examen des politiques
commerciales (OEPC) de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) a procédé au premier examen de la
politique commerciale de la République tchèque. On
trouvera ci-joint le texte des conclusions de la
Présidente, résumant les points essentiels qui se sont
dégagés des deux jours de débat.
L'examen
permet à l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière
régulière, toute la gamme des politiques et pratiques
commerciales de chacun des pays Membres de l'OMC en vue
de suivre les tendances et faits nouveaux importants qui
peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur.
Un
compte rendu des débats et les conclusions exposées par
la Présidente formeront avec ces deux rapports l'examen
complet de la politique commerciale de la République
tchèque qui sera publié en temps voulu et pourra être
obtenu auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre William
Rappard, 154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de
la politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants: Afrique du Sud
(1993), Argentine (1992), Australie (1989 et 1994),
Autriche (1992), Bangladesh (1992), Bolivie (1993),
Brésil (1992), Cameroun (1995), Canada (1990, 1992 et
1994), Chili (1991), Colombie (1990), Communautés
européennes (1991, 1993 et 1995), Corée, Rép. de
(1992), Costa Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995),
Egypte (1992), Etats-Unis (1989, 1992 et 1994), Finlande
(1992), Ghana (1992), Hong Kong (1990 et 1994),
Hongrie (1991), Inde (1993), Indonésie (1991 et
1994), Islande (1994), Israël (1994), Japon (1990,
1992 et 1995), Kenya (1993), Macao (1994), Malaisie
(1993), Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995),
Mexique (1993), Nigéria (1991), Norvège (1991),
Nouvelle-Zélande (1990), Ouganda (1995), Pakistan
(1995), Pérou (1994), Philippines (1993),
Pologne (1993), République dominicaine (1996),
République slovaque (1995), République tchèque (1996),
Roumanie (1992), Sénégal (1994), Singapour (1992),
Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse
(1991), Thaïlande (1991 et 1995), Tunisie (1994),
Turquie (1994), Uruguay (1992), Venezuela (1996) et
Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: REPUBLIQUE TCHEQUE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
L'Organe
d'examen des politiques commerciales a examiné pour la
première fois la politique et les pratiques commerciales
de la République tchèque. Les remarques suivantes,
faites sous ma seule responsabilité, résument les
points essentiels qui se sont dégagés de l'examen.
Elles n'ont pas pour but de se substituer à
l'évaluation et à l'appréciation collective de la
politique et des pratiques commerciales de la République
tchèque. Le débat sera relaté en détail dans un
compte rendu de la réunion.
La
discussion a porté sur trois grands thèmes: transition
économique, politiques commerciales internationales et
questions spécifiques.
Transition
économique
Les
membres ont félicité la République tchèque pour ses
progrès rapides vers une économie de marché et pour
les bons résultats qu'elle obtenait actuellement. La
croissance avait atteint quelque 5 pour cent
en 1995; parallèlement, la production industrielle
et la productivité de la main-d'oeuvre s'étaient
fortement accrues, l'inflation avait reculé et le taux
de chômage avait été faible. D'importants
investissements directs et d'autres apports de capitaux,
dans un climat favorable, s'étaient traduits par une
appréciation en termes réels de la monnaie, une
croissance rapide des importations - en particulier des
biens d'équipement - et un ralentissement de la
croissance des exportations.
La
privatisation avait été un élément-clé de la
transformation économique. Quelque 80 pour cent des
moyens de production étaient passés sous le contrôle
du secteur privé. Les membres ont demandé de plus
amples informations sur l'achèvement de la campagne de
privatisation, en particulier dans les secteurs
"stratégiques". Des participants se sont
déclarés préoccupés par la concentration de la
propriété industrielle entre les mains de fonds
d'investissement pour la privatisation et d'autres
institutions financières, la réticence des autorités
à autoriser les faillites et la valeur des créances non
productives détenues par les banques.
Le
représentant de la République tchèque a dit que la
stabilité macro-économique constituait un élément
essentiel de la transformation et la meilleure garantie
d'un climat favorable aux investissements. Le
gouvernement appliquait une politique monétaire
rigoureuse et s'efforçait d'équilibrer le budget,
d'assurer une croissance stable à moyen terme et de
réduire les charges fiscales. La compétitivité des
entreprises avait été affectée par l'appréciation en
termes réels de la couronne, mais des mesures étaient
actuellement prises pour décourager les apports de
capitaux à court terme et stabiliser les pressions
inflationnistes, notamment grâce à un élargissement de
la marge de fluctuation des taux de change. On pouvait
évaluer une partie du secteur informel d'après les
chiffres relatifs à la constitution des stocks.
Le
représentant de la République tchèque a donné des
détails sur le fonctionnement des fonds d'investissement
pour la privatisation; les liens existant entre ces fonds
et les banques n'étaient pas considérés comme
négatifs. Il a précisé que l'objectif de la
privatisation n'était pas de réduire la concentration
pour ce qui était du contrôle des entreprises, mais
d'assurer une gestion efficace. Les nouveaux
propriétaires devaient se charger de la restructuration,
sans aide publique. Toutefois, les entreprises des
secteurs "stratégiques" (métallurgie,
charbon, gaz, électricité et pétrochimie), dans
lesquelles l'Etat possédait toujours une participation,
seraient restructurées avant d'être privatisées ou
avant que l'Etat ne réduise sa participation, au cas par
cas. La procédure de mise en faillite était lente parce
que les tribunaux étaient surchargés, parce que l'on
préférait restructurer les entreprises et parce qu'il
fallait procéder à des négociations complexes avec les
créanciers. Toutefois, de nombreuses entreprises non
viables avaient été fermées. La remise en état de
l'environnement pouvait bénéficier d'un appui
important, sous réserve d'un audit rigoureux.
Environnement
commercial
Les
membres ont noté que les accords régionaux avaient
joué un rôle central dans la réorientation des
politiques et des courants commerciaux de la République
tchèque. De tels accords existaient avec ses principaux
partenaires commerciaux à l'exception de la Russie et
couvraient quelque 80 pour cent du commerce
extérieur. L'Accord d'association conclu avec l'Union
européenne - dans la perspective d'en devenir membre -
revêtait une importance particulière. Certains
participants se sont demandés s'il était bon d'accorder
tant de place aux arrangements régionaux et ont
souligné la nécessité de diversifier les échanges à
l'extérieur de l'Europe. D'autres ont demandé si
l'entrée de la République tchèque dans l'UE
entraînerait un relèvement des droits de douane et ont
souhaité obtenir l'assurance que les règles
multilatérales seraient respectées à cet égard. Il a
été noté que certains accords régionaux ne couvraient
pas l'essentiel des échanges, en particulier pour ce qui
était des produits agricoles. Les exportations à
destination de l'UE demeuraient soumises à des
restrictions qui ne se limitaient pas à l'agriculture.
Il a été dit que l'union douanière entre la
République tchèque et la Slovaquie s'écartait à
certains égards des principes régissant une union
douanière et des informations ont été demandées
concernant l'avenir de cet arrangement. Des membres se
sont également dits préoccupés par la complexité des
règles d'origine prévues dans les accords
préférentiels.
Les
membres ont félicité la République tchèque de s'être
servie essentiellement de droits de douane ad valorem
pour assurer une protection contre les importations et
d'appliquer des taux modérés qui diminueraient encore
conformément aux engagements pris dans le cadre du Cycle
d'Uruguay. Toutefois, il a été noté que la
progressivité des droits pour les produits transformés
constituait une véritable protection des activités
manufacturières, en particulier dans des secteurs tels
que les produits alimentaires, les boissons, les textiles
et les vêtements.
Les
membres ont accueilli avec satisfaction les informations
fournies par la République tchèque sur les
notifications présentées dans le cadre de l'OMC, mais
ont demandé quand les aspects de l'Accord d'association
conclu avec l'UE relatifs aux services seraient notifiés
au Conseil du commerce des services. Il a été reconnu
que la République tchèque avait pris un assez grand
nombre d'engagements au titre de l'AGCS, avec quelques
rares exemptions de l'obligation NPF; des membres ont
demandé s'il était prévu d'éliminer progressivement
ces exemptions dans un avenir proche. Des précisions ont
été demandées sur la politique appliquée aux
industries de services, en particulier dans des domaines
tels que l'assurance, la banque, la santé, l'audit et
les services juridiques.
Le
représentant de la République tchèque a dit que
l'adhésion de son pays à l'UE dépendrait
essentiellement du résultat de la Conférence
intergouvernementale; au cours de ce processus, la
République tchèque honorerait tous les engagements
qu'elle avait pris dans le cadre de l'OMC. Aucun
changement important de l'Accord en vigueur n'était
prévu dans le domaine agricole. Les contingents
applicables aux exportations d'acier à destination de
l'UE avaient été supprimés le
1er janvier 1996 et les restrictions visant les
textiles seraient levées le 1er janvier 1998;
les contingents applicables à la viande ovine ne
constituaient pas un véritable obstacle au commerce. Le
représentant a par ailleurs brièvement exposé les
conditions prévues par l'ALEEC et d'autres accords; à
son avis, les accords de libre-échange en vigueur
n'auraient pas d'effets négatifs sur les échanges avec
les pays tiers. Tous les accords de ce type seraient
notifiés. Tous les accords de libre-échange, mis à
part l'accord conclu avec l'AELE, visaient le commerce
des produits agricoles; le représentant estimait que les
dispositions de l'article XXIV avaient été
respectées. Les conditions particulières de l'union
douanière établie entre la République tchèque et la
Slovaquie avaient été reconnues par le GATT; la
suspension par la Slovaquie des droits de douane
applicables aux voitures avait été considérée comme
une mesure temporaire nécessaire. Les règles d'origine
étaient indispensables dans le cadre de l'union
douanière car l'accord ne prévoyait pas la libre
circulation des Goods.
Le
représentant de la République tchèque a précisé que,
dans le cadre du Cycle d'Uruguay, son pays s'était
efforcé de développer et de diversifier ses échanges
avec tous les Membres de l'OMC. Ce processus
bénéficiait du ferme soutien des milieux d'affaires.
Aucune nouvelle réduction du tarif extérieur commun
n'était prévue actuellement, sauf dans le cadre de
négociations multilatérales. Les droits de douane
visant les produits agricoles, suite à la tarification
opérée dans le cadre du Cycle d'Uruguay, étaient
généralement bien inférieurs à ceux qui étaient
appliqués par de nombreux Membres de l'OMC et seraient
réduits de 40 pour cent au cours de la période de
mise en oeuvre. La République tchèque ne considérait
pas la progressivité des droits, compte tenu de leur
faible niveau moyen, comme un gros obstacle aux
échanges.
Le
représentant de la République tchèque a donné des
précisions sur les mesures de libéralisation qui
pourraient être prises à l'avenir dans le domaine des
services financiers. Il a souligné que le régime de
licences s'appliquait de la même manière aux compagnies
d'assurance, qu'elles soient nationales ou étrangères.
L'accès des banques étrangères dépendait de critères
financiers, techniques et professionnels et de
l'opportunité économique. Il a précisé les conditions
d'accès dans les secteurs de la santé, des services
professionnels, de l'audit, des services juridiques, de
l'ingénierie et de la vente au détail et a confirmé
que les aspects relatifs aux services de l'Accord conclu
avec l'UE seraient notifiés au titre de l'article V
de l'AGCS. La question des exemptions de l'obligation NPF
serait réglée au cours de négociations futures.
Questions
de politique commerciale et questions connexes
spécifiques
Il
a été souligné qu'il importait de faire participer le
secteur privé à la formulation de la politique
commerciale; un complément d'information a été
demandé sur la façon dont cette participation était
assurée en République tchèque.
Les
participants ont noté que l'intervention de l'Etat
restait importante dans le secteur de l'agriculture. Des
questions ont été posées concernant les subventions à
l'exportation de certains produits, le recours à des
contingents tarifaires NPF et préférentiels, la mesure
dans laquelle l'administration des contingents limitait
l'accès au marché des fournisseurs non préférentiels,
les mesures de soutien interne, et l'incidence de
certaines restrictions sanitaires et phytosanitaires.
Les
participants se sont déclarés préoccupés par le
maintien d'un régime de licences d'importation non
automatiques et ils ont demandé des renseignements sur
les conditions à remplir pour obtenir une licence
d'importation automatique. La République tchèque a
également été priée d'évaluer l'impact du régime de
licences d'exportation appliqué au titre des accords de
limitation des exportations.
Les
membres ont noté qu'une législation sur les mesures
antidumping et les mesures compensatoires était en
préparation et ont félicité la République tchèque
des efforts qu'elle avait déployés dans le cadre du
Cycle d'Uruguay pour limiter les possibilités de
recourir à de telles mesures à des fins
protectionnistes. Certains d'entre eux ont souligné que
ces règles devraient viser à réduire au maximum un tel
risque, et qu'il fallait introduire dans la législation
antidumping des considérations relatives à la
concurrence afin de préserver celle-ci dans les secteurs
en concurrence avec les importations.
Il
a été relevé que la République tchèque ne s'était
pas prévalue de la possibilité offerte aux économies
en transition de retarder la mise en oeuvre de certaines
parties de l'Accord sur les ADPIC. Des membres se sont
demandés si l'Accord était effectivement appliqué, en
particulier pour ce qui était de la lutte contre le
piratage des logiciels et des bandes-vidéo. Des
précisions ou un complément d'information ont été
demandés sur le régime de licences obligatoires et les
critères appliqués pour radier l'enregistrement d'une
marque pour non-usage. Des détails ont été demandés
sur les modifications qui allaient être apportées à la
Loi sur les marques de fabrique ou de commerce, notamment
sur le rapport entre ces modifications et l'Accord sur
les ADPIC, d'une part, et la Convention sur le brevet
européen, d'autre part.
Les
participants ont salué la simplicité et la transparence
du régime SGP libéral de la République tchèque. Ils
ont toutefois fait observer que peu de préférences
étaient offertes dans les secteurs des produits
agricoles, des produits alimentaires et des boissons.
Dans
sa réponse, le représentant de la République tchèque
a souligné que les subventions à l'exportation des
produits agricoles étaient minimes et en régression et
n'avaient visé que les produits laitiers en 1995.
L'attribution des contingents tarifaires se faisait en
fonction d'engagements pris dans le cadre d'accords de
libre-échange conclus avant le Cycle d'Uruguay; tous les
relèvements de contingents tarifaires NPF concerneraient
l'ensemble des pays. Les importations effectuées à des
conditions préférentielles étaient imputées sur les
contingents conformément aux critères convenus
concernant les engagements en matière d'accès minimal.
Les contingents tarifaires NPF étaient administrés
suivant le principe du premier venu, premier servi. Les
taux de droits sous contingent ne seraient pas modifiés
au cours de la période de mise en oeuvre, tandis que les
taux applicables hors contingent diminueraient. Les
prescriptions phytosanitaires rigoureuses applicables à
la viande de poulet étaient considérées comme
nécessaires pour éviter la propagation de la
salmonelle, compte tenu de la concentration de la
production locale de volaille. Le commerce d'aucun
produit ne faisait actuellement l'objet d'un monopole
d'Etat. Le Fonds public pour la réglementation du
marché intervenait pour garantir certains prix, mais les
importations avaient été libéralisées.
S'agissant
des licences d'importation, le représentant a fait
observer que depuis janvier 1996, le charbon était
le seul produit soumis à une restriction quantitative
relevant de l'article XX du GATT de 1994. Le régime
de licences automatiques appliqué à des fins de
contrôle n'avait aucun effet sur les échanges. Les
licences d'exportation concernaient les textiles et les
vêtements visés par des accords bilatéraux. Le
représentant de la République tchèque a précisé que
le secteur privé était régulièrement consulté pour
l'élaboration de la politique commerciale, par
l'intermédiaire des associations professionnelles.
De
nouvelles lois prévoyant des mesures antidumping, des
mesures compensatoires et des mesures de sauvegarde
devraient être promulguées en 1996 ou au plus tard en
1997. Les autorités veilleraient à ce que cette
législation ne soit pas utilisée à des fins de
protection. A ce jour, aucune initiative dans ce sens
n'avait été prise. Les accords de libre-échange que la
République tchèque avaient conclus se référaient
expressément aux instruments juridiques du GATT dans ces
domaines.
Le
représentant de la République tchèque a dit qu'une
nouvelle Loi sur les marques de fabrique ou de commerce
était entrée en vigueur en octobre 1995; les
modifications de la Loi sur le droit d'auteur devraient
entrer en vigueur au second semestre de 1996. Ces lois,
élaborées à la lumière de l'Accord sur les ADPIC,
devraient répondre à toutes les prescriptions
pertinentes, y compris pour ce qui était de leur
application dans des domaines tels que les logiciels et
les supports enregistrés. Le traitement national était
accordé et aucune licence obligatoire n'avait été
concédée jusqu'ici. Au titre de la Loi sur les marques
de fabrique ou de commerce, celles-ci pouvaient être
radiées après une période de non-usage de cinq ans
sans raison valable de la part du titulaire ou d'un
preneur de licence. Des mesures pouvaient être prises
dans l'intérêt public, sous réserve d'appel, lorsque
des articles allaient à l'encontre de la morale, de la
religion ou d'autres préoccupations de cet ordre.
Le
représentant de la République tchèque a par ailleurs
précisé que le schéma SGP avait été
considérablement étendu par rapport à 1995. Les marges
de préférence étaient fonction de la sensibilité des
produits; toutefois, ni contingents, ni plafonds
n'étaient appliqués. Les importations en provenance des
pays les moins avancés et les produits tropicaux
étaient admis en franchise et des concessions étaient
également accordées pour de nombreux produits agricoles
et certains textiles et vêtements.
Pour
conclure, je m'attarderai sur deux points. Premièrement,
la transformation de l'économie tchèque au cours des
cinq dernières années. L'ampleur et le rythme du
changement ont été remarquables à tous égards. Il
s'agit maintenant de consolider les acquis. La poursuite
du processus de privatisation en particulier exigera une
surveillance attentive; comme il a été souligné à
diverses reprises par les délégués, la restructuration
des entreprises est le corollaire logique de la
privatisation et doit être réalisée par les nouveaux
propriétaires.
Deuxièmement,
la situation commerciale est dans l'ensemble saine, mais
il faut se garder de tout triomphalisme. Il est vrai que
les premiers stades de la modernisation et de la
transformation s'accompagnent généralement d'une forte
demande d'importations; toutefois, des déficits
commerciaux prolongés seraient inquiétants. Les
énormes apports de capitaux, même s'ils financent
actuellement le déficit commercial, devront également
continuer de faire l'objet d'une surveillance attentive;
ils témoignent sans aucun doute de la confiance
qu'inspire l'économie tchèque, mais il faudra faire
preuve de vigilance pour repérer tout effet
potentiellement déstabilisant. En outre, s'il est tout
à fait normal que le commerce de la République tchèque
soit orienté vers ses voisins européens, un choix plus
large de marchés - notamment hors de tout accord
préférentiel - sera important pour le
développement à long terme d'une économie
véritablement compétitive et robuste.
Enfin,
je tiens à dire que tous les Membres de l'OMC
reconnaissent les énormes progrès accomplis par la
République tchèque en très peu de temps. Si nous
pouvions lui donner un conseil, ce serait de poursuivre
sur cette voie, de se méfier de l'émergence du
protectionnisme ou de pressions inflationnistes et de
veiller à ce que son attachement à l'OMC et au
multilatéralisme demeure sans faille.
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