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Les 30 septembre et 1er octobre 1996, l'Organe d'examen
des politiques commerciales de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) a procédé au deuxième examen de la
politique commerciale de la Corée. On trouvera ci-joint
le texte des conclusions de la Présidente, résumant les
points essentiels qui se sont dégagés des deux jours de
débat.
L'examen
permet à l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière
régulière, toute la gamme des politiques et pratiques
commerciales de chacun des pays Membres de l'OMC en vue
de suivre les tendances et faits nouveaux importants qui
peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur.
Un
compte rendu des débats et les conclusions exposées par
la Présidente formeront avec ces deux rapports l'examen
complet de la politique commerciale de la Corée qui sera
publié en temps voulu et pourra être obtenu auprès du
Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de
Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la
politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants: Afrique
du Sud (1993), Argentine (1992), Australie (1989 et
1994), Autriche (1992), Bangladesh (1992), Bolivie
(1993), Brésil (1992), Cameroun (1995), Canada (1990,
1992 et 1994), Chili (1991), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993 et 1995), Corée,
Rép. de (1992 et 1996), Costa Rica (1995), Côte
d'Ivoire (1995), Egypte (1992), Etats-Unis (1989, 1992 et
1994), Finlande (1992), Ghana (1992), Hong Kong (1990 et
1994), Hongrie (1991), Inde (1993), Indonésie (1991 et
1994), Islande (1994), Israël (1994), Japon (1990, 1992
et 1995), Kenya (1993), Macao (1994), Malaisie (1993),
Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995), Mexique (1993),
Nigéria (1991), Norvège (1991 et 1996),
Nouvelle-Zélande (1990), Ouganda (1995), Pakistan
(1995), Pérou (1994), Philippines (1993), Pologne
(1993), République dominicaine (1996), République
slovaque (1995), République tchèque (1996), Roumanie
(1992), Sénégal (1994), Singapour (1992 et 1996), Sri
Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991 et
1996), Thaïlande (1991 et 1995), Tunisie (1994), Turquie
(1994), Uruguay (1992), Venezuela (1996), Zambie (1996)
et Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: COREE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
Ces
deux derniers jours, l'Organe d'examen des politiques
commerciales a examiné pour la deuxième fois la
politique et les pratiques commerciales de la Corée dans
le cadre de l'OMC. Les remarques suivantes, faites sous
ma seule responsabilité, résument les points essentiels
qui se sont dégagés de l'examen. Elles ne sauraient se
substituer à l'évaluation et à l'appréciation
collectives réalisées par l'Organe. Le débat sera
relaté en détail dans le compte rendu de la réunion.
La
discussion a porté sur quatre grands thèmes: i)
évolution macro-économique et conséquences d'une
expansion économique rapide; ii) politiques relatives
aux mesures tarifaires et non tarifaires; iii) questions
relatives aux ADPIC, aux MIC, à la politique
industrielle et à la politique de concurrence; et iv)
questions sectorielles.
Evolution
macro-économique et conséquences d'une expansion
économique rapide
Les
membres ont fait l'éloge de la croissance économique
rapide et de la poursuite de la libéralisation du
commerce constatées en Corée depuis le premier examen
de la politique commerciale du pays en 1992 et souligné
les enseignements positifs que pouvaient en tirer les
pays en développement. Ils ont toutefois noté les
efforts de promotion des exportations déployés pour
faire face à l'augmentation récente du déficit courant
et demandé à la Corée de confirmer qu'aucune campagne
publique ou privée ne serait menée contre les
importations et qu'il n'y aurait aucune autre mesure
restrictive. Ils l'ont interrogée à propos des
conséquences que son développement rapide et son
adhésion attendue à l'OCDE auraient sur le fait qu'elle
revendiquait le statut de "pays en
développement" et sur la mise en oeuvre des Accords
de l'OMC au niveau national, ainsi que sur ses projets au
titre du SGPC et ses projets de coopération pour le
développement. Ils se sont aussi intéressés aux
engagements pris dans le cadre de l'APEC et à leurs
effets probables sur le commerce avec les Membres de
l'OMC.
Le
représentant de la Corée a répondu que la récente
croissance économique de son pays reposait sur une
politique systématique d'ouverture du marché, de
libéralisation du commerce et de déréglementation. Le
renforcement de la compétitivité passait
inévitablement par l'expansion des investissements
d'infrastructure, le perfectionnement de la
main-d'oeuvre, l'aide à la recherche-développement et
l'intensification de la concurrence intérieure et
internationale dans le secteur financier.
L'investissement étranger direct et l'investissement
direct à l'étranger étaient encouragés, et de
nouveaux instruments financiers avaient été conçus
pour accroître l'épargne intérieure, stabiliser les
prix et améliorer la balance des opérations courantes.
Le représentant a confirmé que le gouvernement coréen
ne mènerait ni n'encouragerait aucune campagne
"anti-importation" ni politique de
discrimination à l'égard des importations.
Le
représentant a souligné que la participation active de
la Corée au système de commerce multilatéral était
indispensable à la croissance future du pays. Bien
qu'ayant participé au Cycle d'Uruguay en qualité de
pays en développement du fait de son environnement
économique et politique, la Corée n'épargnait aucun
effort pour accélérer le processus de mise en oeuvre.
Elle considérait son adhésion à l'OCDE comme un
tremplin pour la poursuite de la libéralisation plutôt
que comme l'affirmation d'un statut de pays pleinement
développé. Au sein de l'APEC, elle était fermement
résolue à promouvoir un régionalisme ouvert.
Politiques
relatives aux mesures tarifaires et non tarifaires
Les
membres ont formulé des remarques positives sur le Plan
quinquennal pour une nouvelle économie, qui visait à
supprimer les réglementations superflues, à favoriser
la coopération industrielle avec les pays étrangers et
à accroître l'assistance aux pays moins développés.
Ils se sont dits préoccupés par le programme de
diversification des importations, et notamment par ses
dispositions relatives à la teneur en éléments
d'origine nationale, ainsi que par les aspects du
programme de "localisation" des investissements
qui avaient l'apparence d'une mesure de remplacement des
importations. Ils ont invité la Corée à préciser
divers aspects des programmes de subvention et à
indiquer les critères appliqués pour le soutien
sectoriel accordé dans le cadre des prêts à l'appui de
réformes, notamment les garanties de l'Etat à la
construction navale et l'aide aux petites et moyennes
entreprises.
Les
membres ont accueilli favorablement les réductions
tarifaires auxquelles la Corée avait procédé aussi
bien de manière autonome que dans le cadre de ses
engagements à l'égard de l'OMC, ainsi que
l'augmentation très sensible du niveau des
consolidations pour les produits agricoles et
industriels. Ils se sont toutefois demandé pourquoi ces
consolidations ne touchaient pas les produits de la
pêche et divers produits industriels stratégiques. Ils
ont demandé à la Corée si elle envisageait de réduire
encore ses niveaux consolidés, notamment en raison des
taux élevés résultant de la tarification et de
l'écart important qui existait entre les taux
consolidés et les taux effectivement appliqués. Ils ont
fait observer que le recours à des droits d'ajustement
créait une instabilité dans le régime tarifaire et ont
demandé ce qui les justifiait.
Les
membres ont loué les efforts faits par la Corée pour
réformer les procédures de dédouanement, le régime de
licences d'importation, les procédures de normalisation
et d'inspection et les marchés publics, mais se sont
dits très préoccupés par le rythme de mise en oeuvre
et l'adéquation des mesures adoptées. Ils ont aussi
posé des questions sur les prescriptions techniques en
matière d'importation, les modifications apportées aux
procédures de sauvegarde et la taxation discriminatoire
des alcools, et ont demandé ce qui justifiait
l'élargissement des prescriptions relatives à la marque
d'origine pour les produits agricoles et d'autres
produits importés.
Le
représentant de la Corée a répondu que son pays
appliquait fidèlement les Accords du Cycle d'Uruguay et
s'efforçait d'accélérer autant que possible ce
processus. Le programme de diversification des
exportations, mis en place en 1978 pour atténuer le
déséquilibre chronique des échanges avec le Japon,
serait supprimé d'ici à la fin de 1999. Les règles
d'origine seraient appliquées conformément aux
recommandations de l'OMC, et la Corée n'avait aucune
intention de les utiliser pour renforcer le régime de
diversification des importations. Elle avait abandonné
depuis 1985 sa politique visant à privilégier certains
secteurs. Les procédures de recommandation en matière
d'importation seraient progressivement supprimées, pour
la plupart d'ici à 1997 et en totalité d'ici à 2001.
Les engagements en matière de quantité étaient exclus
des procédures antidumping depuis le 1er juillet 1996.
La Corée s'employait à harmoniser ses mécanismes de
sauvegarde avec les règles de l'OMC et les appliquerait
strictement. Le programme pour la localisation de
l'industrie des biens d'équipement, mis en place au mois
de mai 1995, visait à encourager la demande industrielle
et à attirer l'investissement étranger, à rendre le
contexte plus favorable à la recherche-développement et
à améliorer encore la qualité des produits. Le régime
applicable aux importations de Goods d'occasion avait
été révisé et de nouvelles modifications étaient en
cours. Les pièces automobiles ne faisaient l'objet
d'aucune restriction. La part des prêts à l'appui de
réformes indiquée dans le rapport du Secrétariat
était surestimée car elle incluait une proportion
importante de prêts généraux accordés par les banques
spécialisées; aucun prêt à l'appui de réformes
n'était accordé à la construction navale. L'aide aux
petites et moyennes entreprises concernait la diffusion
d'informations et de technologies.
Au
sujet des droits de douane, le représentant a souligné
que la Corée avait consenti d'importantes concessions
tarifaires lors du Cycle d'Uruguay puisqu'elle avait
procédé à une réduction moyenne de 54 pour cent sur
la base de la valeur pondérée par les échanges et
qu'elle avait porté à 91,2 pour cent le niveau des
consolidations tarifaires. De nouvelles réductions
auraient lieu dans le cadre de l'initiative "zéro
pour zéro" et des mesures d'harmonisation. Si la
plupart des taux consolidés étaient supérieurs aux
taux effectivement appliqués, c'était en raison des
réductions tarifaires que la Corée avait effectuées de
manière autonome entre 1989 et 1994; aucune révision
supplémentaire du tarif général n'était prévue. Bien
que la Loi douanière coréenne prévoie dix types de
taux souples, le pays n'avait jamais appliqué de droits
compensateurs, de droits de rétorsion ni de droits
saisonniers; l'application des droits antidumping et des
droits exceptionnels était conforme aux Accords
pertinents de l'OMC; et les droits destinés à
stabiliser les prix seraient supprimés à partir de
1997. Des droits d'ajustement pouvaient être imposés
dans les limites des taux consolidés dans le cadre de
l'OMC afin d'empêcher qu'une augmentation subite des
importations ne perturbe le marché intérieur; la
période d'application de six mois était destinée à
éviter que ces droits ne soient maintenus plus longtemps
que nécessaire. La Corée appliquait plus souvent des
contingents tarifaires assortis de taux inférieurs que
des droits d'ajustement. La taxe sur les alcools et la
taxe scolaire étaient appliquées de façon
différenciée aux alcools supérieurs pour des raisons
ayant trait à la fiscalité, à la répartition et à la
santé et non pour exercer une discrimination à l'égard
des importations.
Le
représentant a indiqué que les politiques non
tarifaires de la Corée, qui visaient surtout des
objectifs tels que la sécurité des consommateurs et la
santé publique, étaient appliquées de façon conforme
aux règles de l'OMC et s'appuyaient autant que possible
sur les normes reconnues au niveau international. Les
modifications apportées récemment aux formalités de
dédouanement avaient permis de ramener de 15 à deux ou
trois jours le délai d'entreposage et de traitement. Le
régime des licences d'importation passerait en 1997 de
la forme positive à la forme négative, les licences non
automatiques ne concernant plus qu'un nombre limité de
produits sensibles. Le marquage de l'origine, exigé pour
décourager la contrefaçon, serait revu d'ici à la fin
de 1996; la Corée appliquait toute une série de mesures
destinées à faciliter l'inspection des denrées
alimentaires, y compris l'harmonisation avec les normes
d'essai internationales, et l'échantillonnage aléatoire
serait mis en place pour la fin de 1996. La normalisation
et l'étiquetage industriels relevaient essentiellement
d'organisations privées; lorsque des normes étaient
transformées en règlements techniques, ceux-ci étaient
conformes à l'Accord sur les obstacles techniques au
commerce. Les dispositions relatives à
l'éco-étiquetage étaient en cours d'élaboration; à
ce jour, aucune demande n'avait été reçue de la part
de sociétés étrangères. En ce qui concernait les
marchés publics, la Corée publiait au début de chaque
année un plan à court ou moyen terme; elle encourageait
les appels d'offres ouverts et sa procédure d'appel
d'offres restreint était conforme à l'Accord
plurilatéral.
Questions
relatives aux ADPIC, aux MIC, à la politique
industrielle et à la politique de concurrence
Tout
en se déclarant satisfaits de l'application de nouvelles
mesures législatives destinées à élargir la
protection de la propriété intellectuelle, les membres
ont demandé des précisions sur le calendrier
d'exécution complète prévu pour la mise en oeuvre de
toutes les obligations pertinentes contractées dans le
cadre de l'OMC. Ils ont posé des questions sur l'absence
de protection rétroactive des brevets, le rôle du
tribunal des brevets et les actuelles mesures à la
frontière destinées à faire respecter les droits de
propriété intellectuelle. Ils ont aussi demandé des
éclaircissements sur l'évaluation des résultats en
matière d'investissement, constatant qu'aucune
notification n'avait été présentée concernant les
MIC, que les niveaux autorisés de prise de participation
étaient limités et que des difficultés subsistaient en
matière d'investissement étranger direct. Ils ont aussi
soulevé diverses questions touchant à la politique de
concurrence, et notamment le rôle des organismes de
commerce d'Etat.
Le
représentant de la Corée a souligné que son pays
cherchait constamment à améliorer la protection de la
propriété intellectuelle. Une série de réformes
législatives avait été entreprise pour mettre en
oeuvre dès que possible l'Accord sur les ADPIC; la
Corée avait renoncé à utiliser le délai de mise en
oeuvre plus long prévu dans cet accord. La nouvelle Loi
sur les brevets prévoyait une durée de protection de 20
ans à compter de la date de la demande. Le tribunal des
brevets, qui serait créé d'ici au mois de mars 1998,
examinerait les affaires à propos desquelles il aurait
été fait appel d'une décision de l'Office coréen de
la propriété intellectuelle. Les modifications
apportées depuis peu à la législation douanière
avaient permis d'harmoniser les mesures à la frontière
avec les dispositions de l'Accord sur les ADPIC. Le
représentant a rappelé les principales dispositions du
Plan de libéralisation de l'investissement étranger
direct de 1996, et notamment le relèvement à 20 pour
cent des limites touchant les prises de participation
étrangères à compter du mois d'octobre 1996; il a
indiqué les mesures de libéralisation qui seraient
prises en 1997, ajoutant que ces limites seraient
entièrement supprimées d'ici à l'an 2000. Les
restrictions aux opérations commerciales des sociétés
étrangères seraient assouplies à partir de juillet
1997. Le représentant a rappelé les améliorations
apportées récemment au statut et au rôle de la
Commission des pratiques commerciales loyales afin de
renforcer la législation sur la concurrence et de
soutenir le processus de mondialisation de l'économie
durant la période postérieure au Cycle d'Uruguay.
Questions
sectorielles
Dans
le domaine de l'agriculture, les membres ont à nouveau
noté les droits élevés résultant de la tarification
des mesures quantitatives antérieures ainsi que les
conflits d'intérêts que pouvait entraîner le fait de
confier l'administration des contingents tarifaires à
des associations nationales et à d'autres entités
directement apparentées. Ils ont demandé des
précisions sur les statistiques relatives aux
engagements en matière d'accès minimal, sur les
enquêtes en matière de mesures de sauvegarde relatives
aux produits "sensibles" libéralisés depuis
peu, sur les procédures d'inspection et de quarantaine
et sur la réglementation concernant la durée de
conservation des produits. A propos de la pêche, la
Corée a été invitée à expliquer pourquoi les taux de
droits étaient élevés, pourquoi le niveau des
consolidations était faible et pourquoi elle continuait
d'avoir recours à des restrictions quantitatives.
Dans
le domaine des services, les membres ont formulé des
remarques sur le recours fréquent aux limitations
horizontales en matière d'accès, et notamment sur les
restrictions touchant la présence commerciale,
l'acquisition de terrains, la participation étrangère
et le mouvement des personnes physiques. La Corée a
été invitée à envisager une élimination plus rapide
des obstacles à la participation étrangère dans les
transports, les communications et les services
financiers; à cet égard, les membres ont aussi évoqué
les problèmes d'accès pour le matériel de
télécommunication. D'autres problèmes ont aussi été
relevés au sujet de l'agrément des professionnels
étrangers fournissant des services.
Le
représentant de la Corée a rappelé que le secteur
agricole de son pays, dominé par la production de riz
sur de petites exploitations, souffrait d'une faible
productivité et d'une infrastructure sous-développée.
De vastes réformes - mécanisation et regroupement des
exploitations notamment - étaient cependant en cours
dans le cadre du processus de mise en oeuvre de l'Accord
de l'OMC. La tarification était opérée dans tous les
secteurs sauf celui du riz. L'application de contingents
tarifaires avait donné globalement de bons résultats;
quelques difficultés mineures, telles que la
sous-utilisation des contingents, étaient dues aux
conditions défavorables du marché plutôt qu'à des
problèmes de gestion des contingents. Les enquêtes en
matière de mesures de sauvegarde concernant des produits
spécifiques comme les mélanges à base de lait en
poudre étaient réalisées conformément aux règles de
l'OMC. La Commission du commerce extérieur déciderait
de l'application éventuelle de ces mesures. En mai 1995,
la Corée avait adopté un plan ambitieux afin
d'améliorer son régime sanitaire et phytosanitaire. Les
réformes mises en oeuvre récemment comprenaient
l'accélération du dédouanement des denrées
périssables, l'application prévue de l'échantillonnage
aléatoire et la transformation progressive de la
réglementation officielle sur la durée de conservation
en un système prévoyant que celle-ci serait
déterminée par le fabricant. Le représentant a donné
des éclaircissements sur la tarification applicable à
la viande de boeuf, les limites concernant la viande de
gibier, et les conditions d'importation de la laine. Dans
le secteur de la pêche, la Corée n'envisageait pas pour
l'instant de réductions des droits; toutefois,
l'importation de près de 50 produits serait entièrement
libérée d'ici à la fin de 1997.
S'agissant
des services, le représentant a indiqué que la Corée
avait pris d'importantes mesures pour faciliter la
présence commerciale étrangère, notamment en relevant
le plafond de l'investissement étranger de portefeuille.
Elle était fermement décidée à mettre en oeuvre les
concessions offertes en 1995 lors des négociations sur
les services financiers. Pour ce qui était des
transports maritimes, les réformes qu'elle envisageait
allaient au-delà des engagements contractés à
l'origine au titre de l'AGCS. Le projet de liste
d'engagements dans le domaine des télécommunications
était très différent du statu quo et incluait les
services internationaux et les services de
télécommunication par satellite. La participation
étrangère dans les services téléphoniques de base
serait autorisée à hauteur de 33 pour cent, et aucun
examen des besoins économiques ne serait imposé. La
revente des services de télécommunications de base
serait autorisée, à l'exception des services
téléphoniques vocaux qui seraient libéralisés à
partir de 2001. Ce délai était destiné à permettre la
mise en place d'une infrastructure de
télécommunications au niveau national.
_______________
Conclusion
Les
membres ont pris note et se sont déclarés satisfaits
des mesures de réforme économique et d'ouverture du
marché prises par la République de Corée ces
dernières années, notamment dans les domaines de la
réduction des droits de douane, de la déréglementation
interne et de la libéralisation du régime
d'investissement. Ils ont jugé important que la Corée
prenne de nouvelles mesures pour améliorer l'accès au
marché, rendre ses pratiques commerciales plus
prévisibles, plus transparentes et plus stables et
harmoniser ses régimes réglementaire et administratif
avec les objectifs déclarés d'une libéralisation et
d'une ouverture plus grandes. Ils ont souligné en
particulier la nécessité d'améliorer l'accès au
secteur agricole et de poursuivre la libéralisation dans
divers secteurs de services. Dans l'ensemble, ils ont
vivement encouragé la Corée à poursuivre et à
accélérer le processus de réforme dans tous les
domaines économiques ainsi qu'à être prête à assumer
dans le cadre de l'OMC des responsabilités pleinement à
la mesure de la vigueur et du dynamisme de son économie.
Nous
croyons savoir que la Corée communiquera de nouvelles
réponses écrites à certaines questions détaillées et
nous espérons recevoir ces réponses en temps voulu.
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