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Les 4 et 5 octobre 1999 l'Organe d'examen des
politiques commerciales (OPEC) de l'Organisation mondiale
du commerce (OMC) a procédé à son deuxième examen de
la politique commerciale de la Roumanie. On trouvera
ci-joint le texte des conclusions du Président,
résumant les points essentiels qui se sont dégagés des
deux jours de débat. L'examen permet à l'OEPC
d'évaluer collectivement, de manière régulière, toute
la gamme des politiques et pratiques commerciales de
chacun des pays Membres de l'OMC en vue de suivre les
tendances et faits nouveaux importants qui peuvent avoir
une incidence sur le système de commerce mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur. Un compte rendu des débats
et les conclusions exposées par le Président formeront
avec ces deux rapports l'examen complet de la politique
commerciale de la Roumanie, qui sera publié en temps
voulu et pourra être obtenu auprès du Secrétariat de
l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de Lausanne,
1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, le GATT a examiné la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999),
Australie (1989, 1994 et 1998), Autriche (1992),
Bangladesh (1992), Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999),
Botswana (1998), Brésil (1992 et 1996), Burkina Faso
(1998), Cameroun (1995), Canada (1990, 1992, 1994, 1996
et 1998), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie
(1990 et 1996), Communautés européennes (1991, 1993,
1995 et 1997), Corée, Rép. de (1992 et 1996), Costa
Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et
1999), El Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992, 1994,
1996 et 1999), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana
(1992), Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998),
Hongrie (1991 et 1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993
et 1998), Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande
(1994), Israël (1994 et 1999), Jamaïque (1998), Japon
(1990, 1992, 1995 et 1998), Kenya (1993), Lesotho (1998),
Macao (1994), Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc
(1989 et 1996),
Maurice (1995),
Mexique (1993 et 1997), Namibie (1998), Nigéria (1991 et
1998), Norvège (1991 et 1996), Nouvelle-Zélande (1990
et 1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995), Paraguay
(1997), Pérou (1994), Philippines (1993 et 1999),
Pologne (1993), République dominicaine (1996),
République slovaque (1995), République tchèque (1996),
Roumanie (1992 et 1999), Sénégal (1994), Singapour
(1992 et 1996), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994),
Suisse (1991 et 1996), Swaziland (1998), Thaïlande
(1991 et 1995), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998),
Tunisie (1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et
1998), Venezuela (1996), Zambie (1996) et Zimbabwe
(1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: ROUMANIE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
Les
discussions que nous avons eues au sujet du régime
commercial de la Roumanie ont été très riches
d'informations et ont permis aux Membres d'apprécier
tant le défi que représente la transition en Roumanie
que la contribution apportée par la réforme de la
politique commerciale aux résultats obtenus à ce jour,
en particulier la démarche visant à mettre en place une
économie de marché dotée d'un cadre juridique clair.
Les Membres se sont unanimement félicités du rôle
actif et constructif joué par la Roumanie dans le
système commercial multilatéral. Les engagements
tarifaires de la Roumanie dans le cadre du Cycle
d'Uruguay ont été complets et ont été suivis par des
engagements dans le cadre de l'OMC pour les produits
visés par l'ATI, les télécommunications et les
services financiers. La Roumanie a éliminé ses
restrictions quantitatives à l'exportation et n'a pas
pris de mesures de défense commerciale au titre des
accords commerciaux multilatéraux. Les Membres ont aussi
apprécié les progrès accomplis par le pays en ce qui
concerne le cadre réglementaire pour le développement
du secteur privé, mais sont conscients de ce que
l'instabilité d'éléments essentiels du régime de
commerce semble être mal perçue par des investisseurs
étrangers. Depuis quelques années, les efforts de
privatisation se sont intensifiés, et ont favorisé une
augmentation de l'investissement étranger, parti de
très bas il faut le dire. Les Membres ont aussi pris
note de l'environnement extérieur plus difficile dans
lequel se sont accomplies les réformes de la Roumanie
ces dernières années, difficultés liées aux crises
économiques de l'Asie de l'Est et de la Russie, ainsi
qu'aux événements survenus récemment dans les Balkans,
et notamment aux effets des embargos.
Jointes
aux défis internes de la transition, ces perturbations
extérieures ont contribué à l'actuelle récession et
à la détérioration de la balance des paiements. Cette
dernière a entraîné l'introduction, en
octobre 1998, d'une surtaxe temporaire, dont il est
prévu néanmoins qu'elle sera progressivement
éliminée, d'ici au 1er janvier 2001 au
plus tard. Les accords que la Roumanie a récemment
passés avec le FMI et la Banque mondiale montrent que le
dosage de la politique gouvernementale, qui associe une
politique budgétaire et monétaire rigoureuse avec une
accélération des réformes structurelles, inspire
confiance. Cela devrait aussi contribuer à rassurer les
investisseurs. Outre ces observations de caractère
général, les Membres ont été reconnaissants à la
délégation roumaine des explications exhaustives
qu'elle a fournies au sujet de très nombreux points de
détail, dont:
a)
l'achèvement des privatisations et le caractère
discrétionnaire du nouveau régime d'incitations en
faveur des investissements importants, compte tenu du
contexte international;
b)
la politique de la concurrence et son effet sur les aides
de l'État;
c)
la complémentarité qui existe entre les accords
commerciaux régionaux de la Roumanie et ses engagements
multilatéraux et, en particulier, les effets de la
suppression des droits de douane sur des articles soumis
à des droits élevés en provenance de ses partenaires
commerciaux dans le cadre du régime préférentiel sur
l'accès des pays tiers au marché roumain;
d)
l'écart entre les taux appliqués et les taux
consolidés, en particulier pour les produits agricoles,
qui peut créer des incertitudes pour les exportateurs;
e)
les procédures de dédouanement, en particulier la
relation entre les prix fixes utilisés pour
l'évaluation en douane de certains produits et les
engagements dans le cadre de l'OMC;
f)
la relation entre la réduction des droits d'accise sur
les cigarettes et les véhicules automobiles produits
dans le pays et le traitement national;
g)
la portée des prescriptions techniques appliquées aux
produits importés et l'adoption des normes européennes
ou internationales.
h)
les contrôles de prix exercés sur les assurances et les
produits pharmaceutiques;
i)
la réforme des politiques relatives aux marchés publics
et la volonté de la Roumanie d'accéder à l'Accord sur
les marchés publics;
j)
le rôle des petites et moyennes entreprises;
k)
les politiques dans le secteur agricole;
l)
la loi définissant les conditions d'émission des
programmes télévisés et les engagements au titre de
l'AGCS;
m)
les restrictions concernant la fourniture de services sur
le marché roumain, en particulier de services financiers
et d'assurances; et
n)
les mesures visant à assurer la compatibilité de la
réglementation relative aux droits de propriété
intellectuelle avec l'Accord sur les ADPIC, ainsi que les
mesures prises pour en renforcer l'exécution.
Les
Membres ont apprécié le fait que, en dépit du
difficile contexte intérieur et extérieur dans lequel
la Roumanie effectue son passage à une économie de
marché, celle-ci a maintenu un régime commercial ouvert
tout en se préoccupant des incidences sociales. Ils ont
pris note des préoccupations de la Roumanie concernant
le maintien par des partenaires commerciaux de certaines
mesures qui freinent ses exportations, telles que les
mesures antidumping ou les droits compensatoires et les
quotas sur les vêtements.
En
conclusion, les Membres ont félicité la Roumanie de la
vigueur de son engagement envers l'OMC, dont témoignent
la manière dont elle conduit sa politique commerciale et
sa participation active aux préparatifs de la
Conférence de Seattle. Les Membres se sont félicités
de ce que la Roumanie ait l'intention de participer
activement aux prochaines négociations, et ont noté en
particulier son intérêt pour les politiques agricoles
et les droits de douane perçus sur les produits
industriels. Ils l'ont aussi instamment invitée à
poursuivre les réformes structurelles entamées
en 1989, notamment en ce qui concerne les
privatisations. Notant l'environnement extérieur
difficile auquel elle a dû faire face ces dernières
années, ils ont promis d'appuyer pleinement ses efforts.
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