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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: PÉROU
EVALUATION DE L'OEPC
L'examen permet à
l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière régulière, toute la
gamme des politiques et pratiques commerciales de chacun des pays
Membres de l'OMC en vue de suivre les tendances et faits nouveaux
importants qui peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports, établis l'un par le Secrétariat de l'OMC,
l'autre par le gouvernement intéressé, qui portent sur tous les
aspects de la politique commerciale du pays, y compris les lois et les
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les accords
bilatéraux et régionaux et les autres accords préférentiels, les
besoins généraux de l'économie et l'environnement extérieur. Un
compte rendu des débats et les remarques finales formulées par le
Président formeront avec ces deux rapports l'examen complet de la
politique commerciale du Pérou qui sera publié en temps voulu et
pourra être obtenu auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre
William Rappard, 154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992,
1996 et 2000), Burkina Faso (1998), Cameroun (1995), Canada (1990,
1992, 1994, 1996 et 1998), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997),
Colombie (1990 et 1996), Communautés européennes (1991, 1993, 1995,
1997 et 2000), Corée, Rép. de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica
(1995), Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El
Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996 et 1999), Fidji
(1997), Finlande (1992), Ghana (1992), Guinée (1999), Hong Kong
(1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et 1998), Îles Salomon (1998),
Inde (1993 et 1998), Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande
(1994 et 2000), Israël (1994 et 1999), Jamaïque (1998), Japon (1990,
1992 et 1998), Kenya (1993 et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994),
Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice
(1995), Mexique (1993 et 1997), Namibie (1998), Nicaragua (1999),
Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et 2000), Nouvelle-Zélande
(1990 et 1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995),
Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay (1997), Pérou (1994 et
2000), Philippines (1993), Pologne (1993 et 2000), République
dominicaine (1996), République slovaque (1995), République tchèque
(1996), Roumanie (1992 et 1999), Sénégal (1994), Singapour (1992,
1996 et 2000), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991
et 1996), Swaziland (1998), Thaïlande (1991, 1995 et 1999), Togo
(1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie (1994 et
1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996), Zambie (1996) et
Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: PÉROU
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT haut de
page
Nous avons eu des
débats très francs et très constructifs. Les membres ont loué le
Pérou pour la consolidation du programme de libéralisation et de
stabilisation économiques qu'il applique depuis le début des années 90.
Malgré des chocs exogènes, dont le phénomène El Niño et la crise
financière internationale, le Pérou a atteint une croissance
significative, a réduit de façon marquée l'inflation et a attiré
beaucoup de capitaux étrangers. Des politiques macro-économiques
saines, la libéralisation soutenue des régimes de commerce et
d'investissement du Pérou, le processus de privatisation et les efforts
déployés pour élaborer un cadre réglementaire fiable avaient sans
doute contribué à ces résultats.
Les
membres jugeaient les régimes de commerce et d'investissement du
Pérou relativement ouverts. Ils ont constaté que le taux moyen des
droits de douane effectivement appliqué avait été réduit depuis le
dernier examen et que le recours aux obstacles non tarifaires
demeurait restreint. La libéralisation des règles régissant
l'investissement et l'établissement d'un cadre juridique favorable à
la promotion et à la protection de l'investissement avaient produit
des résultats impressionnants, l'investissement étranger direct
ayant quintuplé depuis 1993. Les membres se sont félicités du fort
attachement du Pérou au système commercial multilatéral. En
particulier, ils ont relevé la mise en œuvre intégrale par le
Pérou de l'Accord sur l'évaluation en douane en avril 2000. Ils
ont également salué les efforts faits par le Pérou pour
libéraliser les activités de services, notamment le secteur des
services financiers et le secteur des télécommunications.
En
opposition à cette évaluation positive, des membres ont exprimé un
certain nombre de préoccupations. Ils ont fait remarquer que
l'application de surtaxes tarifaires et de droits spécifiques
variables à plusieurs produits agricoles décourageait le commerce.
Les membres ont également invité le Pérou à envisager de prendre
de nouveaux engagements multilatéraux pour réduire le large écart
entre les taux des droits de douane effectivement appliqués et les
taux des droits de douane consolidés. Certains ont exhorté le Pérou
à signer l'Accord plurilatéral sur les marchés publics. En ce qui
concerne ce dernier point, les membres ont noté que, malgré
l'adoption récente d'un nouveau cadre juridique, certaines
dispositions s'écartaient du principe du traitement national.
Le
Pérou a donné oralement et par écrit des précisions sur un certain
nombre d'autres caractéristiques de son régime de commerce et
d'investissement, dont sur les suivantes:
·
importance des concessions accordées dans le cadre des régimes
préférentiels comme le Système généralisé de préférences de
l'UE et la Loi des États-Unis sur les préférences commerciales en
faveur des pays andins;
· évaluation en douane et régime d'inspection avant expédition;
· révision des droits antidumping définitifs et certificats
d'origine non préférentiels pour les produits assujettis à ces
mesures;
· avantages fiscaux, notamment dans le cadre du régime des
nouvelles zones franches;
· baisse des droits d'accise sur les véhicules d'occasion
importés passant par les nouvelles zones franches;
· teneur en éléments d’origine nationale et mesures concernant
l'investissement et liées au commerce;
· responsabilités de l'INDECOPI, y compris la Commission des
règlements techniques et commerciaux;
· pratiques liées à la politique de la concurrence, en
particulier en ce qui concerne les taux d'interconnexion pour les
services de téléphonie fixe;
· participation aux forums régionaux;
· régime de la propriété intellectuelle;
· problèmes éprouvés par l'industrie de la pêche;
· suspension des importations de riz;
· liste d'engagements annexée à l'AGCS; et
· conditions applicables aux services professionnels fournis par
les étrangers.
Les
Membres se sont dits satisfaits des réponses et des précisions
données par la délégation du Pérou.
Pour
conclure, j'estime que ce deuxième examen de la politique commerciale
du Pérou a été très réussi. La réforme économique a porté
fruits, ayant donné lieu à une croissance du PIB, des échanges
commerciaux et de l'investissement. Néanmoins, cette croissance a à
peine permis de ramener le PIB réel par habitant à son niveau
relativement modeste du milieu des années 60. Je crois que le
Pérou doit tenir compte de l'avis des membres selon lequel il faut
améliorer encore plus la qualité de vie de la population péruvienne.
Je remarque avec plaisir que la délégation péruvienne est d'accord
avec cette idée. C'est à cette fin et dans le but de se donner la
souplesse nécessaire pour résister aux chocs exogènes futurs et y
survivre que les membres ont encouragé le Pérou à poursuivre ses
réformes intérieures, dont une libéralisation encore plus poussée
du commerce. Pendant que le Pérou applique ces politiques, j'espère
que les autres membres pourront l'appuyer dans ses efforts en ouvrant
leurs marchés à ses exportations.
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