
Voir
aussi:
> Communiqué
de presse:
La libéralisation a été renforcée mais les résultats macro-économiques
sont modestes
|

La
réunion consacrée à l'examen des politiques liées au commerce de
la Zambie a été animée, reflétant le grand intérêt manifesté
par les Membres. La délégation zambienne, qui comprenait plusieurs
hauts fonctionnaires de Lusaka, a été accueillie chaleureusement.
Les Membres ont félicité la Zambie pour son engagement sans faille
en faveur de la libéralisation économique. Ils ont souligné combien
cela avait été difficile, étant donné les problèmes sanitaires,
les périodes de sécheresse, la détérioration des termes de
l'échange et les coûts de production élevés. Les Membres ont
relevé la gravité des difficultés rencontrées par l'industrie du
cuivre, pilier de l'économie de la Zambie, qui est un pays sans
littoral. Notant que les réformes n'avaient encore guère porté de
fruits, les Membres ont vu de l'espoir dans le fait que la Zambie
avait bénéficié d'un allègement de sa dette dans le cadre de
l'Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)
et qu'elle poursuivait l'exécution de sa stratégie de réduction de
la pauvreté. La bonne gestion des affaires publiques, l'amélioration
de la compétitivité, la diversification économique et la poursuite
des réformes structurelles pouvaient contribuer à améliorer la
situation.
Les
Membres ont souligné que la Zambie, comme beaucoup d'autres pays en
développement, s'efforçait de trouver la meilleure façon de
s'intégrer à l'économie mondiale. Ils ont reconnu l'importance que
revêtait pour elle le Programme de Doha pour le développement, en
particulier dans le secteur de l'agriculture. L'attention a porté sur
le besoin persistant d'assistance technique liée au commerce,
notamment dans des domaines comme les normes, les mesures sanitaires
et phytosanitaires et les contraintes en ce qui concerne l'offre. Les
Membres, tout en reconnaissant l'importance de l'intégration
régionale pour l'expansion des échanges, ont exprimé leur
inquiétude quant à l'appartenance de la Zambie à plusieurs accords
commerciaux se chevauchant, y compris le Marché commun de l'Afrique
orientale et australe (COMESA) et la Communauté pour le
développement de l'Afrique australe (SADC). Ils ont encouragé la
Zambie à tirer davantage parti de l'accès préférentiel non
réciproque accordé par certains Membres.
La
Zambie a été félicitée pour l'important effort déployé en vue
d'éliminer les mesures incompatibles avec les règles de l'OMC qui
avaient été identifiées lors du premier examen de sa politique
commerciale. Les Membres ont encouragé la Zambie à améliorer ses
engagements en matière de consolidations en augmentant le nombre de
ses engagements concernant les produits non agricoles et en réduisant
l'écart entre taux consolidés et taux appliqués. La poursuite de la
rationalisation de l'imposition à l'exportation permettrait d'avoir
moins recours aux allègements de droits et de taxes. Les Membres ont
demandé des renseignements complémentaires sur le régime des
marchés publics, y compris sur la Commission nationale des appels
d'offre, et ont encouragé le pays à accéder rapidement à l'Accord
plurilatéral sur les marchés publics.
Notant
que la protection des droits de propriété intellectuelle pouvait
aider à attirer l'investissement étranger direct, les Membres ont
encouragé la Zambie à mettre pleinement en œuvre ses obligations en
matière de propriété intellectuelle dans les délais prescrits par
l'Accord sur les ADPIC. La lutte que menait la Zambie dans le domaine
de la santé a été présentée comme un exemple des problèmes
rencontrés par les Membres de l'OMC qui ne disposaient d'aucune
capacité de production – ou dont les capacités étaient
très insuffisantes – dans l'industrie pharmaceutique. En
conséquence, certains Membres ont préconisé l'adoption rapide d'une
décision sur l'accès aux licences obligatoires pour les médicaments.
Les
Membres ont noté que les nouveaux efforts déployés par la Zambie
pour développer son agriculture contribueraient à la réduction de
la pauvreté et à la diversification économique. Ils ont demandé
des éclaircissements quant à l'intention de la Zambie de créer un
Office de commercialisation des récoltes. Toujours dans le domaine de
l'agriculture, il faut relever les efforts mis en œuvre pour créer
des unités de transformation destinées à ajouter localement de la
valeur aux produits de base. Les Membres ont noté que les
restrictions relatives à la résidence limitaient les investissements,
en particulier dans le secteur des services, et ont posé des
questions sur les projets de la Zambie en matière de
télécommunication, de radiodiffusion, de services financiers et de
technologies de l'information, en particulier.
Les
Membres ont également demandé des éclaircissements sur plusieurs
points spécifiques, y compris l'intégration du commerce dans la
politique de développement, même en l'absence de statut de “programme
pilote” pour le Cadre intégré;
la
poursuite de la libéralisation des droits de douane appliqués aux
produits industriels;
les interdictions et les contrôles à l'exportation;
les mesures commerciales correctives contingentes;
le régime d'investissement dans le secteur des industries
extractives; et
la politique agricole et les préoccupations environnementales.
Les
Membres ont apprécié les réponses données par la délégation de
la Zambie durant la réunion et ont dit attendre avec intérêt les
réponses à certaines questions qui parviendraient ultérieurement.
En
conclusion, j'ai le sentiment que cet examen de politique commerciale
a mis en relief l'engagement des autorités zambiennes concernant la
libéralisation de l'économie en dépit de diverses difficultés. Je
suis heureux que tant de Membres aient identifié les moyens par
lesquels ils fournissent une assistance technique liée au commerce à
la Zambie et exprimé leur volonté de poursuivre cette assistance.
Néanmoins, il importe, selon moi, d'appeler l'attention sur les
contraintes en ce qui concerne l'offre qui ne sont toujours pas
résolues. J'espère que le Programme de Doha pour le développement
progressera d'une manière qui permette un meilleur accès pour les
produits de la Zambie et contribue à la diversification de son
économie. En résumé, l'assistance que la Communauté internationale
continuera à fournir à la Zambie l'aidera à s'intégrer pleinement
dans le système commercial multilatéral.
|
|