
Voir
aussi:
> Communiqué
de presse concernant le Niger:
Le programme de stabilisation et les réformes axées sur le marché
devraient commencer à porter leurs fruits
> Communiqué
de presse concernant le Sénégal:
Les efforts de réforme et de libéralisation améliorent les
performances de l'économie
|

1. L'examen des politiques commerciales du Niger et du Sénégal nous a
permis à tous de beaucoup mieux comprendre les politiques commerciales
de ces pays, façonnées par l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest
africaine), ainsi que leurs politiques liées au commerce et leurs
aspirations. Notre dialogue a été approfondi et exhaustif, grâce à la
coopération pleine et ouverte de délégations de haut niveau, ainsi
qu'aux observations judicieuses faites par le présentateur.
2. Les Membres ont félicité le Niger et le Sénégal pour les efforts de
stabilisation et de réforme économiques déployés au cours des dernières
années, principalement dans le domaine des finances publiques et de
l'investissement. Ils ont noté que le développement durable et la lutte
contre la pauvreté ainsi que l'intégration du secteur informel dans
l'économie formelle restaient des enjeux difficiles.
3. Les Membres ont souligné que le commerce était un instrument de
développement et mis l'accent sur l'importance du Cadre intégré et
d'autres initiatives de coopération. Le Niger et le Sénégal ne tiraient
pas pleinement profit de leur statut de Membre de l'OMC étant donné que
leurs propres contraintes en matière de ressources ne leur permettaient
pas toujours de reconnaître et/ou d'exploiter les possibilités offertes.
Plusieurs Membres ont indiqué que, malgré leur contribution directe ou
indirecte sous la forme d'une assistance technique au Niger et au
Sénégal et d'une promotion des échanges avec ces pays, leur intégration
dans le système commercial multilatéral n'avait pas progressé très
rapidement.
4. Les Membres ont reconnu les efforts faits pour simplifier la
structure tarifaire et l'influence de l'UEMOA pour ce qui est de la
réduction du niveau moyen de droits NPF. Ils ont noté le recours à des
droits et taxes additionnels ainsi que l'utilisation des prix
administrés convenus par l'UEMOA aux fins de l'évaluation en douane.
Plusieurs Membres se sont enquis des efforts mis en œuvre pour améliorer
la protection des droits de propriété intellectuelle.
5. Au vu de leurs résultats macro-économiques récents, le Niger et le
Sénégal ont été encouragés à aller de l'avant dans la mise en œuvre de
réformes structurelles, y compris la privatisation, et dans la
diversification des marchés et des produits. Des réformes budgétaires et
de nouvelles sources de recettes pour l'État seraient nécessaires pour
faire face aux effets attendus de la poursuite de la libéralisation
tarifaire et à l'augmentation des dépenses budgétaires liées à la santé
et à la lutte contre la pauvreté.
6. Les Membres ont également demandé des éclaircissements sur les
questions suivantes:
-
investissement
-
normes nationales
-
marchés publics
-
droits de propriété intellectuelle
-
questions liées à l'agriculture nationale et régionale et aux pêcheries
privatisation
-
questions liées aux services financiers, de télécommunication et de
tourisme
-
engagements pris au titre de l'AGCS et négociations
7. Les Membres ont dit qu'ils appréciaient les réponses détaillées et
complètes fournies par les délégations du Niger et du Sénégal, et qu'ils
attendaient de recevoir de nouvelles réponses et précisions.
8. En conclusion, j'estime que cet examen nous a permis de mieux
appréhender les progrès accomplis par le Niger et le Sénégal au cours
des dernières années ainsi que les défis qui les attendent. La
participation très active des deux délégations à la présente réunion, le
nombre de questions posées et le débat animé montrent l'importance que
les Membres attachent à cet examen. J'encourage le Niger et le Sénégal à
améliorer leurs engagements multilatéraux, tant dans le domaine des
marchandises que dans celui des services, et à poursuivre la mise en
œuvre de leurs programmes de réformes en vue d'améliorer la
transparence, la prévisibilité et la crédibilité de leurs régimes
commerciaux et de respecter au mieux les principes de l'OMC. Toutefois,
je souhaite replacer ces considérations dans leur contexte. Le Niger et
le Sénégal font face à de réelles contraintes en matière de ressources:
une assistance technique est requise de la part de l'OMC et d'autres
organisations compétentes; les besoins ont été bien identifiés dans les
rapports du Secrétariat et il faut y répondre. En outre, les partenaires
commerciaux doivent participer à cet effort en garantissant que leurs
marchés sont totalement ouverts aux produits provenant du Niger et du
Sénégal.
|
|