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Les
7 et 8 décembre 1998, l'Organe d'examen des politiques
commerciales (OEPC) de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) a procédé au troisième examen de la
politique commerciale de Hong Kong, Chine. On trouvera
ci-joint le texte des conclusions du Président,
résumant les points essentiels qui se sont dégagés des
débats. L'examen permet à l'OEPC d'évaluer
collectivement, de manière régulière, toute la gamme
des politiques et pratiques commerciales de chacun des
pays Membres de l'OMC en vue de suivre les tendances et
faits nouveaux importants qui peuvent avoir une incidence
sur le système de commerce mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et les
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur. Un compte rendu des débats
et les conclusions exposées par le Président formeront
avec ces deux rapports l'examen complet de la politique
commerciale de Hong Kong, Chine qui sera publié en temps
voulu et pourra être obtenu auprès du Secrétariat de
l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de
Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de
la politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992), Australie (1989,
1994 et 1998), Autriche (1992), Bangladesh (1992),
Bénin (1997), Bolivie (1993), Botswana (1998), Brésil
(1992 et 1996), Burkina Faso (1998), Cameroun (1995),
Canada (1990, 1992, 1994 et 1996), Chili (1991 et 1997),
Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996), Communautés
européennes (1991, 1993, 1995 et 1997), Corée, Rép. de
(1992 et 1996), Costa Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995),
Égypte (1992), El Salvador (1996), États-Unis (1989,
1992, 1994 et 1996), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana
(1992), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et
1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998),
Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande (1994), Israël
(1994), Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995 et
1998), Kenya (1993), Lesotho (1998), Macao (1994),
Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et
1996), Maurice (1995), Mexique (1993 et 1997), Namibie
(1998), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991 et 1996),
Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), Ouganda (1995),
Pakistan
(1995), Paraguay (1997), Pérou (1994), Philippines
(1993), Pologne (1993), République dominicaine (1996),
République slovaque (1995), République tchèque (1996),
Roumanie (1992), Sénégal (1994), Singapour (1992 et
1996), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse
(1991 et 1996), Swaziland (1998), Thaïlande (1991 et
1995), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie
(1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996),
Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: HONG KONG, CHINE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
Le
troisième examen de la politique commerciale de
Hong Kong, Chine a été effectué par l'Organe
d'examen des politiques commerciales les 7 et
8 décembre 1998. Les remarques suivantes,
établies sous ma seule responsabilité, visent à
résumer les points essentiels du débat et ne sauraient
constituer un rapport complet, lequel figurera dans le
compte rendu de la réunion.
Le
débat a porté sur trois thèmes principaux: i)
environnement économique; ii) politique et mesures
commerciales; et iii) questions sectorielles.
Environnement
économique
Les
Membres ont félicité Hong Kong, Chine du fait
que le transfert de la souveraineté se soit effectué
sans heurts et de sa réaction face à la crise
asiatique. Malgré ces deux événements majeurs, on
pouvait dire que le régime économique actuel
"poursuivait son cours habituel". En effet,
l'économie de Hong Kong, Chine restait parmi
les plus ouvertes de celles des Membres de l'OMC,
caractéristique qui a valu à Hong Kong, Chine
d'avoir l'un des niveaux de vie les plus élevés au
monde. En dépit de ses difficultés économiques
actuelles, notamment la contraction du PIB et la hausse
du chômage, Hong Kong avait maintenu son ouverture
traditionnelle à la fois au commerce et à
l'investissement et n'avait pas pris de mesures affectant
directement les importations ou l'investissement
étranger direct, ce qui démontrait son attachement
continu aux principes de l'OMC, au sein de laquelle
Hong Kong, Chine avait joué un rôle de
premier plan.
Les
Membres ont soulevé un certain nombre de points, surtout
concernant le rôle et le statut spéciaux de la Région
administrative spéciale de Hong Kong (RASHK) en
Chine; l'impact de la crise financière asiatique sur les
résultats macro-économiques, le régime de taux de
change et la politique budgétaire de
Hong Kong, Chine; l'intervention récente sur
le marché boursier; et le changement de la structure
économique et commerciale de Hong Kong, Chine.
En
réponse, la représentante de Hong Kong, Chine
a remercié les Membres d'avoir appuyé la politique de
Hong Kong, Chine et d'avoir reconnu que le
régime de Hong Kong, Chine "poursuivait
son cours habituel". Elle a ajouté qu'avec la Loi
fondamentale, la RASHK disposait d'un cadre législatif
ferme et garanti lui permettant de poursuivre sa
politique économique ouverte et libre sur tous les
fronts.
S'agissant
des résultats macro-économiques de
Hong Kong, Chine, elle a fait part de sa
conviction selon laquelle les bases de son économie
étaient saines et Hong Kong, Chine serait bien
placée pour réagir dès que le climat de confiance se
rétablirait et que l'environnement régional, duquel
Hong Kong, Chine dépendait beaucoup, se serait
amélioré. Le régime de taux de change lié s'était
révélé efficace pour l'économie et son abandon
n'était pas la solution aux difficultés actuelles; le
lien demeurait essentiel à la fois pour le rôle de
Hong Kong, Chine en tant que grand centre
financier international ainsi que pour ses efforts visant
à stimuler le commerce international, étant donné
surtout l'orientation extérieure de l'économie. De
plus, avec une dette publique nulle et des réserves
financières élevées, le gouvernement avait une
orientation budgétaire prudente, ce qui faciliterait le
rétablissement rapide de l'économie.
Au
sujet des questions des Membres concernant l'intervention
récente du gouvernement sur le marché boursier, la
représentante de Hong Kong, Chine a donné
l'assurance que cette intervention ne signifiait pas
l'abandon de la politique de libre-échange et
d'ouverture économique appliquée depuis si longtemps
par Hong Kong, Chine; l'intervention avait
été exceptionnelle et ne se reproduirait probablement
pas, et visait à maintenir la stabilité et
l'intégrité du système financier de
Hong Kong, Chine. Le gouvernement ne pensait
pas que cette intervention confère un avantage aux
entreprises dont les actions avaient été achetées, et
les actions seraient vendues de façon ordonnée. À
propos du déclin du secteur manufacturier, la
représentante de Hong Kong, Chine a expliqué qu'il
était plus apparent que réel et que, en tout état de
cause, ce n'était pas un phénomène qu'il fallait
essayer d'inverser, mais qu'il fallait plutôt qu'il
incite à faire en sorte que les compétences
nécessaires soient disponibles pour répondre aux
exigences d'un environnement en évolution.
Politique
et mesures commerciales
Les
Membres ont félicité Hong Kong, Chine pour
ses efforts continus de libéralisation de son commerce
et pour la transparence de son régime de commerce et
d'investissement, qui demeurait l'un des plus attrayants
au monde. Plus particulièrement, les Membres se sont
félicités de l'accession de Hong Kong, Chine
à l'Accord de l'OMC sur les marchés publics ainsi que
de l'adoption rapide de la législation nécessaire à la
mise en uvre de l'Accord sur les ADPIC. Les Membres
ont aussi pris note avec satisfaction de la politique de
développement industriel de Hong Kong, Chine,
qui prévoyait une "intervention minimum et un
soutien maximum".
Les
Membres ont soulevé un certain nombre de points, en
particulier concernant: les perspectives de nouvelle
consolidation tarifaire des lignes tarifaires de
Hong Kong, Chine dont moins de la moitié
était actuellement consolidée; les mesures antidumping;
le système de contestation des offres dans les pratiques
de passation des marchés publics; le maintien de la
politique industrielle non interventionniste; le
problème non réglé des marques contrefaites et du
piratage portant atteinte à un droit d'auteur, malgré
le renforcement de la législation relative à la
propriété intellectuelle; et le caractère adéquat de
la politique de la concurrence de
Hong Kong, Chine.
La
représentante de Hong Kong, Chine a répondu que
celle-ci ne sentait pas le besoin d'accélérer son
programme de consolidation tarifaire, étant donné en
particulier qu'elle avait déjà pris des mesures
importantes dans ce sens, par exemple dans le cadre de
l'ATI. Hong Kong, Chine ne disposait pas de loi
en matière de mesures antidumping, de mesures de
sauvegarde ou de droits compensateurs, car elle ne
trouvait pas que de telles mesures étaient la solution
pour protéger ses branches de production nationales.
L'accession de Hong Kong, Chine à l'Accord sur
les marchés publics n'avait pas changé la politique du
gouvernement en matière de marchés publics, qui était
ouverte et non discriminatoire. Les programmes d'aide de
Hong Kong, Chine avaient pour objet de fournir
l'infrastructure nécessaire pour se concentrer sur les
domaines qui exigeaient innovation et compétences, et
non de choisir des secteurs spécifiques.
Hong Kong, Chine avait bien mis en uvre
les dispositions de l'Accord sur les ADPIC, et de
meilleurs moyens avaient été pris pour faire respecter
les DPI. Hong Kong, Chine s'était engagée à
promouvoir la concurrence et l'efficience économique par
une politique de la concurrence transparente, touchant
tous les secteurs et portant sur tous les aspects de la
concurrence; l'adoption d'une loi générale sur la
concurrence n'était pas nécessaire étant donné que
l'économie de Hong Kong, Chine était petite,
orientée vers l'extérieur et hautement concurrentielle.
Questions
sectorielles
Les
Membres ont félicité Hong Kong, Chine pour
son régime de production et de commerce de marchandises
et de services axé sur le marché. De plus, ils l'ont
félicitée pour son cadre réglementaire sain, qui
offrait le juste équilibre entre direction et
flexibilité. Les Membres ont également accueilli
favorablement l'acceptation par
Hong Kong, Chine des Quatrième et Cinquième
Protocoles de l'AGCS, relatifs aux services de
télécommunication et aux services financiers,
respectivement, dans le cadre desquels les engagements
pris par Hong Kong, Chine avaient contribué
pour beaucoup au succès des résultats des
négociations.
Les
Membres ont soulevé un certain nombre de points, en
particulier concernant les majorations de prix
apparemment élevées associées au régime de contrôle
du riz, et les restrictions dans certains secteurs de
services, notamment les activités des banques
étrangères, les télécommunications et le transport.
La
représentante de Hong Kong, Chine a répondu que
celle-ci avait pris des mesures pour libéraliser le
commerce du riz et réfléchissait sérieusement à des
moyens d'augmenter la concurrence. Pour ce qui est des
secteurs de services, la plupart des marchés de
Hong Kong, Chine étaient libres et ouverts.
Hong Kong, Chine était toujours déterminée
à libéraliser davantage le système bancaire,
réglementé seulement lorsque c'était absolument
nécessaire. La règle de "l'établissement
unique" n'avait pas constitué pour les banques
étrangères un obstacle à l'accès au marché; il
n'existait pas de restrictions à l'investissement
étranger direct dans ce secteur. S'agissant des
télécommunications, le gouvernement était en train
d'ouvrir le secteur au-delà de l'engagement qu'il avait
pris dans le cadre du Quatrième Protocole de l'AGCS. La
Loi fondamentale disposait clairement que
Hong Kong, Chine maintiendrait son système
précédent de gestion et de réglementation du transport
maritime. Hong Kong, Chine ne jouissait d'aucun
privilège spécial dans les ports de la Chine
continentale.
*****
Conclusions
En
conclusion, il me semble que l'Organe a vivement
félicité Hong Kong, Chine d'avoir maintenu
son régime de commerce et d'investissement prévisible
après sa réunification avec la Chine et malgré la
crise asiatique. En dépit de ces deux événements
majeurs, les principes de l'économie de marché sur
lesquels sappuyaient les politiques de commerce et
d'investissement de Hong Kong, Chine, de même que
son respect pour la primauté du droit, n'avaient pas
changé. Les Membres ont aussi exprimé leur conviction
que, grâce à ces politiques, l'économie de
Hong Kong, Chine retrouverait bientôt une
croissance forte et durable. En somme, mon sentiment est
que les Membres ont reconnu que
Hong Kong, Chine demeurait l'une des économies
les plus ouvertes au monde, et qu'ils comptaient que
Hong Kong, Chine raffermisse ce statut en
augmentant par exemple ses consolidations et ses
engagements dans le cadre de l'AGCS. Les Membres
souhaitaient aussi voir Hong Kong, Chine
continuer à contribuer au renforcement du système
commercial multilatéral, en servant de modèle et en
jouant un rôle de premier plan au sein de l'OMC.
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