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Les
15 et 17 décembre 1999, l'Organe d'examen des politiques
commerciales (OEPC) de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) a procédé au troisième examen de la
politique commerciale de la Thaïlande. On trouvera
ci-joint le texte des remarques finales du Président,
résumant les points essentiels qui se sont dégagés des
débats.
L'examen
permet à l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière
régulière, toute la gamme des politiques et pratiques
commerciales de chacun des pays Membres de l'OMC en vue
de suivre les tendances et faits nouveaux importants qui
peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports, établis l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et les
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur. Un compte rendu des débats
et les remarques finales formulées par le Président
formeront avec ces deux rapports l'examen complet de la
politique commerciale de la Thaïlande qui sera publié
en temps voulu et pourra être obtenu auprès du
Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard,
154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de
la politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants:Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999),
Australie (1989, 1994 et 1998), Autriche (1992),
Bangladesh (1992), Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999),
Botswana (1998), Brésil (1992 et 1996), Burkina Faso
(1998), Cameroun (1995), Canada (1990, 1992, 1994, 1996
et 1998), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie
(1990 et 1996), Communautés européennes (1991, 1993,
1995 et 1997), Corée, Rép. de (1992 et 1996), Costa
Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et
1999), El Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992, 1994,
1996 et 1999), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana
(1992), Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998),
Hongrie (1991 et 1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993
et 1998), Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande
(1994), Israël (1994 et 1999), Jamaïque (1998), Japon
(1990, 1992, 1995 et 1998), Kenya (1993), Lesotho (1998),
Macao (1994), Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc
(1989 et1996), Maurice (1995), Mexique (1993 et 1997),
Namibie (1998), Nicaragua (1999), Nigéria (1991 et1998),
Norvège (1991 et 1996), Nouvelle-Zélande (1990 et
1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995),
Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay (1997),
Pérou (1994), Philippines (1993 et 1999), Pologne
(1993), République dominicaine (1996), République
slovaque (1995), République tchèque (1996), Roumanie
(1992 et 1999), Sénégal (1994), Singapour (1992 et
1996), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse
(1991 et 1996), Swaziland (1998), Thaïlande (1991, 1995
et 1999), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie
(1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998),
Venezuela (1996), Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: THAÏLANDE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
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page
Nous
avons procédé en temps utile à un examen tout à fait
intéressant des politiques en matière de commerce et
d'investissement étranger menées par la Thaïlande,
dont nous avons tiré des indications précieuses sur la
manière dont ce pays a affronté la crise financière
survenue en 1997 et sur les nombreux faits nouveaux
d'ordre législatif et réglementaire qui se produisent
actuellement. Cet examen a pu être réalisé grâce à
la fois aux renseignements très complets sur les
réformes récentes et en cours communiqués par
l'Ambassadeur, Mme Apiradi, et sa délégation et à la
très grande qualité des questions posées et des
observations formulées par le présentateur et les
Membres qui y ont participé. Le grand nombre de
questions et d'observations présentées traduit le vif
intérêt des Membres pour les faits survenus récemment
en Thaïlande ainsi que l'importance qu'ils attachent au
rôle de celle-ci à l'OMC.
Les
Membres ont été unanimes à féliciter la Thaïlande du
fait que, malgré la gravité de la crise et de la
récession qui en a résulté, le gouvernement a
résisté d'une manière générale aux pressions
protectionnistes, prenant plutôt des mesures pour
renforcer la politique commerciale et la politique en
matière d'investissement de plus en plus tournées vers
l'extérieur, de façon à stimuler la relance. Ces
mesures sont, entre autres, la rationalisation et la
libéralisation progressives du régime de commerce
extérieur du pays. À cet égard, les Membres ont pris
acte de l'engagement pris par la Thaïlande de mettre en
uvre en temps voulu l'ensemble des Accords de
l'OMC, notamment l'Accord sur l'évaluation en douane,
l'Accord sur les ADPIC et l'Accord sur les MIC, et se
sont dits convaincus que la rationalisation et
l'informatisation récentes des procédures douanières
faciliteraient le commerce. Ils ont en outre reconnu que
les normes et règlements thaïlandais étaient
désormais systématiquement basés sur les normes
internationales. Ils ont aussi indiqué qu'ils
attendaient avec intérêt de recevoir la nouvelle Loi
sur les mesures antidumping et les mesures
compensatoires.
En
revanche, la plupart des Membres se sont dits
préoccupés par certaines hausses récentes des droits
de douane, qui ont excédé dans plusieurs cas (y compris
pour certains produits visés par l'ATI) les
consolidations convenues dans le cadre de l'OMC. Ils ont
en outre fait remarquer que les droits de douane étaient
élevés par rapport au niveau régional; la plupart des
crêtes tarifaires, qui avoisinaient souvent 60 ou
80 pour cent, touchaient les produits
agroalimentaires, le poisson, les vêtements et les
véhicules automobiles. Les Membres ont constaté que des
droits avaient été réduits depuis peu et qu'une
surtaxe avait été supprimée, la Thaïlande ayant
reconnu que cela favoriserait l'investissement privé et
l'expansion économique. Ils ont demandé à la
Thaïlande d'abaisser encore ses droits, surtout pour
rendre l'ensemble des droits effectivement appliqués
conformes aux engagements pris dans le cadre de l'OMC, et
de publier un tarif unique.
Parallèlement,
les Membres ont constaté le grand nombre de
modifications législatives déjà mises en uvre
pour améliorer la transparence et la responsabilité et
pour assurer une supervision adéquate du système
financier, tout en relevant que le niveau des prêts non
productifs restait élevé. Ils ont aussi manifesté un
vif intérêt pour les nouvelles lois sur la concurrence
et l'investissement étranger et noté en particulier que
plusieurs secteurs, notamment les secteurs manufacturier
et bancaire, avaient été davantage ouverts à
l'investissement étranger malgré la récession. Les
indicateurs économiques les plus récents montrent que
ces réformes portent déjà leurs fruits, et les Membres
ont encouragé la Thaïlande à ne pas relâcher ses
efforts maintenant que la relance économique était
engagée.
Les
Membres ont aussi demandé des détails dans un certain
nombre de domaines plus spécifiques, à savoir
notamment:
?
les majorations des prix à l'importation, en demandant
si elles seraient supprimées avec l'adoption de l'Accord
sur l'évaluation en douane;
?
les procédures de licences d'importation, qui restaient
opaques et semblaient constituer des restrictions
quantitatives, notamment pour certains véhicules
automobiles neufs et la plupart des véhicules
automobiles d'occasion ainsi que pour le lait écrémé
en poudre;
?
la réglementation relative à l'importation de produits
alimentaires et de médicaments, qui continuait de faire
obstacle aux importations en raison des longs délais
d'approbation avant la mise sur le marché et d'un
système de permis d'importation exclusifs;
?
les plans de la Thaïlande relatifs aux programmes
préférentiels de financement à l'exportation,
renforcés depuis peu;
?
les DPI, à propos desquels il y avait encore beaucoup à
faire pour améliorer les moyens de faire respecter les
droits, afin notamment de lutter contre la contrefaçon;
?
les marchés publics, au sujet desquels les Membres ont
encouragé la Thaïlande à obtenir le statut
d'observateur auprès du Comité des marchés publics, à
communiquer sa nouvelle réglementation en la matière et
à supprimer les dispositions relatives aux achats
obligatoires de produits thaïlandais;
?
les entreprises d'État vouées à la privatisation;
?
les perspectives de consolidation d'un plus grand nombre
de services fournis selon le mode 1 (fourniture
transfrontières) dans la liste présentée par la
Thaïlande dans le cadre de l'AGCS;
?
les demandes visant à ce que la Thaïlande permette une
plus grande participation étrangère dans les services
d'assurance et de télécommunication.
Les
Membres se sont dits sensibles à la franchise et au
caractère complet des réponses fournies par la
délégation thaïlandaise, notant en particulier
l'assurance donnée par la Thaïlande que les réformes
en cours étaient destinées à réduire les obstacles à
la participation étrangère à son économie, car elle
estimait qu'un régime ouvert en matière de commerce et
d'investissement contribuait à un développement
durable; le programme de réforme, qui ne se relâcherait
pas, devrait encore renforcer la transparence et la
prévisibilité du cadre d'activité des entreprises et
permettre une meilleure communication de l'information
En
conclusion, la mise en uvre rapide et fidèle des
obligations contractées dans le cadre de l'OMC par la
Thaïlande, qui est pourtant l'un des pays les plus
durement touchés par la crise asiatique, ainsi que les
réformes supplémentaires qu'elle met actuellement en
uvre pour renforcer sa stratégie en matière de
commerce et d'investissement tournée vers l'extérieur,
témoignent de la confiance qu'elle place, en tant que
pays en développement, dans le système commercial
multilatéral et dans le processus d'examen des
politiques commerciales.
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