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Les 7
et 8 octobre 1997, l'Organe d'examen des
politiques commerciales (OEPC) de l'Organisation mondiale
du commerce (OMC) a procédé au deuxième examen de la
politique commerciale du Mexique. On trouvera ci-joint le
texte des conclusions du Président, résumant les points
essentiels qui se sont dégagés des débats.
L'examen
permet à l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière
régulière, toute la gamme des politiques et pratiques
commerciales de chacun des pays Membres de l'OMC en vue
de suivre les tendances et faits nouveaux importants qui
peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le
Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement
intéressé, qui portent sur tous les aspects de la
politique commerciale du pays, y compris les lois et
réglementations nationales, le cadre institutionnel, les
accords bilatéraux et régionaux et les autres accords
préférentiels, les besoins généraux de l'économie et
l'environnement extérieur.
Un
compte rendu des débats et les conclusions exposées par
le Président formeront avec ces deux rapports l'examen
complet de la politique commerciale du Mexique qui sera
publié en temps voulu et pourra être obtenu auprès du
Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard,
154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de
la politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants: Afrique
du Sud (1993), Argentine (1992), Australie (1989 et
1994), Autriche (1992), Bangladesh (1992),
Bénin (1997), Bolivie (1993), Brésil (1992 et
1996), Cameroun (1995), Canada (1990, 1992, 1994 et
1996), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie
(1990 et 1996), Communautés européennes (1991,
1993 et 1995), Corée, Rép. de (1992 et 1996),
Costa Rica (1995),Côte d'Ivoire (1995), Egypte
(1992), El Salvador (1996), Etats-Unis (1989, 1992,
1994 et 1996), Fidji(1997), Finlande (1992), Ghana
(1992), Hong Kong (1990 et 1994), Hongrie (1991),
Inde (1993), Indonésie (1991 et 1994), Islande (1994),
Israël (1994), Japon (1990, 1992 et 1995), Kenya (1993),
Macao (1994), Malaisie (1993), Maroc (1989 et 1996),
Maurice (1995), Mexique (1993 et 1997), Nigéria
(1991), Norvège (1991 et 1996), Nouvelle-Zélande (1990
et 1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995), Paraguay
(1997), Pérou (1994), Philippines (1993), Pologne
(1993), République dominicaine (1996), République
slovaque (1995), République tchèque (1996), Roumanie
(1992), Sénégal (1994), Singapour (1992 et 1996), Sri
Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991 et
1996), Thaïlande (1991 et 1995), Tunisie (1994), Turquie
(1994), Uruguay (1992), Venezuela (1996), Zambie (1996)
et Zimbabwe (1994).
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: MEXIQUE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT
Le
deuxième examen de la politique commerciale du Mexique a
eu lieu les 7 et 8 octobre 1997. Les remarques
suivantes, faites sous ma seule responsabilité, visent
à résumer les points essentiels de la discussion et ne
sauraient constituer un rapport complet, lequel figurera
dans le compte rendu de la réunion.
La
discussion a porté sur quatre thèmes principaux:
Politique
économique et politique de développement
Les
Membres ont rendu hommage au Mexique pour l'évolution
positive de sa situation macro-économique depuis la
grave crise de 1995; la croissance avait repris,
l'inflation était jugulée, les apports de capitaux
avaient augmenté et les finances publiques s'étaient
améliorées. Ils ont félicité les autorités
mexicaines d'avoir réagi courageusement à la crise
financière de 1994, et notamment d'avoir su éviter
les mesures protectionnistes. Ils ont aussi constaté la
chute du revenu par habitant après la crise de 1995
et la persistance de la pauvreté, surtout en milieu
rural. En outre, depuis quelque temps, certains
indicateurs, dont le solde courant de la balance des
paiements, se détérioraient à nouveau. Certains
Membres ont souligné que le Mexique devrait maintenir
son taux de change à un niveau compétitif.
Le
représentant du Mexique a répondu que le gouvernement
mexicain avait réagi à la crise financière
de 1994 en approfondissant les réformes et en
accélérant les changements structurels et la
libéralisation économique, marquant ainsi son
attachement aux disciplines du marché. Il a donné des
détails sur la politique budgétaire menée pour
améliorer l'équilibre entre les recettes et les
dépenses et réduire la dette publique. La réforme des
retraites était appelée à accroître l'épargne et à
contribuer au financement de l'investissement futur.
Récemment, la politique monétaire avait été
utilisée, par le biais des taux d'intérêt, pour
empêcher le taux de change réel d'augmenter à la suite
des apports financiers à court terme. De ce fait, les
exportations avaient fait un bond en avant. Conscient des
effets de la crise sur le niveau de vie, le gouvernement
mexicain recherchait une croissance soutenue à moyen
terme, créatrice d'emplois, qu'il considérait comme le
meilleur moyen de remédier à ce problème; les
ressources publiques consacrées aux difficultés
sociales étaient en augmentation. Les perspectives de
croissance pour les prochaines années étaient bonnes:
au moins 6 pour cent cette année et 5,5 pour
cent en 1999 et 2000, avec des exportations qui
continueraient de jouer un rôle important.
L'intervenant
a ajouté que la nécessité d'assurer un développement
durable, de créer des emplois et d'améliorer le niveau
de vie était reconnue dans le Programme de politique
industrielle et de commerce extérieur (PPICE). Une
politique était menée afin d'atténuer les
imperfections du marché et d'améliorer la
compétitivité de l'industrie. Le représentant a donné
des détails sur divers aspects du programme destiné à
mieux informer les entreprises, à favoriser les
économies d'échelle, à faciliter le regroupement des
petites entreprises, à encourager le transfert de
technologie et à perfectionner la main-d'oeuvre.
Commerce
régional et multilatéral
Les
Membres ont rendu hommage au Mexique pour le rôle actif
et positif qu'il jouait à l'OMC. Ils ont aussi noté sa
participation grandissante à des accords commerciaux
régionaux, soulignant en particulier le rôle majeur de
l'ALENA dans les réformes de la politique commerciale
nationale. Parmi les sujets de préoccupation figuraient
la très grande dépendance que le Mexique continuait
d'entretenir par rapport au marché des Etats-Unis,
l'écart grandissant entre les taux de droits de douane
préférentiels et NPF, et l'incidence sur les pays tiers
des règles relatives à l'évaluation en douane et des
règles d'origine de l'ALENA. Les Membres ont donc
sollicité les vues du Mexique sur le lien entre la
libéralisation régionale et multilatérale et sur la
possibilité d'une distorsion des échanges, ainsi que
sur la réciprocité comme principe directeur de la
politique commerciale. Ils ont demandé dans quelles
conditions le Mexique étendrait à tous les Membres de
l'OMC les avantages de la libéralisation issus de
l'ALENA. Ils ont aussi souhaité connaître les projets
du Mexique en matière d'intégration régionale.
Le
Mexique a été encouragé à notifier à l'OMC l'accord
G-3 et ses accords avec la Bolivie et le Costa Rica.
Des détails lui ont aussi été demandés sur la
justification, au regard de l'OMC, de l'existence dans
l'ALENA de certaines périodes d'élimination progressive
supérieures à dix ans.
Le
représentant du Mexique a répondu que la participation
à l'OMC, et notamment au mécanisme de règlement des
différends, était fondamentale pour la politique
commerciale de son pays. C'était aussi un élément
essentiel de la méthode appliquée par le Mexique pour
surmonter la crise financière car elle avait eu un effet
positif sur les attentes des milieux d'affaires et des
milieux financiers et avait affermi la confiance du pays
dans son avenir. Les relations entre le Mexique et les
Etats-Unis étaient intenses et complexes; l'ALENA
constituait, pour la coopération nord-américaine, un
fondement juridique permanent qui allait au-delà des
engagements issus du Cycle d'Uruguay. Etant donné la
lenteur avec laquelle progressait le système
multilatéral, le Mexique continuait d'explorer la piste
régionale afin de parvenir à une plus grande
libéralisation. Parmi les nouvelles zones visées par
cette coopération, l'intervenant a mentionné l'UE,
Israël et l'APEC. Le Mexique n'en était pas moins
favorable à l'ouverture d'un nouveau cycle de
négociations multilatérales destiné à faire avancer
encore davantage les consolidations et la
libéralisation.
Le
représentant a fait observer que de nombreux avantages
procurés par l'ALENA étaient accessibles sur une base
NPF aux autres Membres de l'OMC, notamment dans les
services autres que les services financiers. Le Mexique
avait en outre supprimé récemment ses droits NPF sur
quelque 1 200 lignes tarifaires concernant les
facteurs de production et les machines. Depuis 1995,
les importations en provenance des partenaires
extérieurs à la zone de libre-échange se révélaient
très dynamiques; elles avaient enregistré une
croissance très rapide au premier semestre de 1997.
Concrètement, le Mexique attachait aussi de l'importance
au principe NPF et à celui du traitement national dans
les marchés publics fédéraux; les réserves en faveur
des fournisseurs nationaux étaient clairement indiquées
dans les traités internationaux conclus par le Mexique.
Le représentant a déclaré en conclusion que les
accords régionaux auxquels le Mexique était partie
complétaient le système multilatéral. La plupart
d'entre eux, dont l'ALENA, l'ALADI et l'accord G-3,
avaient été notifiés, et les autres le seraient sous
peu.
Mise
en oeuvre de la politique commerciale, y compris les
politiques sectorielles
Les
Membres se sont dits sensibles aux baisses autonomes des
droits de douane et aux autres allégements de
restrictions opérés par le Mexique depuis les
années 80. Ils ont toutefois exprimé leur
préoccupation quant à l'écart entre les droits
consolidés à des taux plafonds et les taux
effectivement appliqués; cette question était mise en
relief par les augmentations apportées en 1995 aux
droits sur les textiles, les vêtements et les
chaussures. Certains Membres ont demandé la raison de
ces augmentations au regard de la forte dévaluation
subie précédemment par la monnaie mexicaine.
Plusieurs
Membres se sont dits préoccupés par le fait que le
Mexique faisait reposer son évaluation en douane sur une
base f.a.b. pour les pays membres de l'ALENA et c.a.f.
pour les autres. Certains ont demandé des renseignements
sur les prescriptions en matière d'enregistrement, y
compris sur une base sectorielle. Des informations ont
également été demandées sur les restrictions à
l'entrée de divers produits par certains ports
mexicains.
Certains
Membres ont noté que le Mexique avait fréquemment
recours à des mesures antidumping, ce qui, à leur avis,
mettait les opérateurs économiques face à une plus
grande incertitude, tout en nuisant aux réformes
nationales. Des renseignements ont été demandés sur
les modifications envisagées au sujet de la législation
antidumping et sur l'indépendance de l'autorité
chargée des mesures antidumping; il a aussi été noté
que le Mexique imposait des prescriptions spéciales en
matière de certificat d'origine pour certains produits
soumis à des mesures antidumping; aux yeux de certains
Membres, ces prescriptions imposaient des exigences
excessives aux opérateurs des pays tiers.
Un
autre problème pouvait également se poser du fait du
recours accru à des prescriptions techniques et à des
prescriptions en matière d'étiquetage, qui ne
semblaient pas conformes aux normes internationales,
notamment les règlements concernant les marques adoptés
en 1996. Le Mexique a été invité à donner la
justification scientifique des mesures visant les
importations de riz.
Les
Membres ont noté que le Mexique n'était pas membre de
l'Accord de l'OMC sur les marchés publics et qu'il
limitait les appels d'offres nationaux aux fournisseurs
nationaux. Ils lui ont demandé s'il envisageait
d'adhérer à un nouvel accord sur les marchés publics
ou de participer aux discussions en cours sur la
transparence.
Plusieurs
Membres ont demandé au Mexique quand il notifierait la
CONASUPO comme entreprise commerciale d'Etat.
Les
Membres ont demandé où en étaient les réformes
touchant l'agriculture, et notamment le recours à des
contingents tarifaires et à des paiements directs au
titre du programme PROCAMPO. Certains ont estimé que le
Mexique devrait libéraliser davantage ses échanges sur
une base NPF.
Les
Membres ont reconnu l'importance économique
considérable du secteur des maquiladoras, mais
certains ont souligné qu'il fallait encourager le
Mexique à l'intégrer davantage à l'économie
nationale. Plusieurs Membres ont demandé des détails
sur la suppression progressive de ce régime d'ici
à 2001, comme le prévoyait l'ALENA, et sur le
régime qui serait alors en vigueur concernant les pays
tiers.
La
politique mexicaine de promotion du secteur automobile a
été jugée contraire à l'orientation générale du
pays, qui cherchait à rendre son régime commercial plus
libéral. Certains Membres ont demandé comment les
restrictions actuelles seraient levées pour les
fournisseurs qui ne fabriquaient pas au Mexique. Le
Mexique a été invité à ouvrir son marché automobile
après l'an 2000, comme le prévoyait l'Accord de
l'OMC sur les MIC.
Les
Membres se sont enquis des plans destinés à
libéraliser davantage les échanges et les conditions
d'investissement dans les services et se sont félicités
de la participation active du Mexique aux négociations
en cours. Des détails ont été demandés sur la
politique mexicaine relative aux services financiers. Des
renseignements ont également été demandés sur la
façon dont les banques de développement mexicaines
obtenaient des fonds et fixaient les taux d'intérêt.
Le
représentant du Mexique a répondu que la
libéralisation des échanges dans son pays, y compris
les récentes suppressions de droits de douane, était en
grande partie le fruit de décisions autonomes, dont tous
les partenaires bénéficiaient. L'écart entre les taux
consolidés et les taux effectivement appliqués était
dû à cette libéralisation ainsi qu'à la tarification
dans le secteur de l'agriculture. Le Mexique était prêt
à participer à des négociations sur les niveaux
consolidés au cours d'un nouveau cycle multilatéral.
L'intervenant a fait remarquer que les augmentations
apportées récemment aux droits de douane sur les
textiles, les vêtements et les articles en cuir étaient
dans la limite des niveaux consolidés. L'écart entre
l'évaluation en douane sur une base f.a.b pour les
échanges entre membres de l'ALENA et sur une base c.a.f.
pour les autres serait négligeable et temporaire en
raison de la proximité géographique et de la part
élevée des échanges en franchise de droits, qui
engloberaient à terme la totalité des échanges entre
membres de l'ALENA. Le représentant a indiqué que les
procédures antidumping étaient engagées en fonction
des demandes. Le nouveau projet de loi, qui devait encore
être approuvé par le Congrès, visait à harmoniser la
législation nationale avec les règles de l'OMC, qui
avaient le statut de loi suprême au Mexique. Les
certificats d'origine avaient pour but d'empêcher le
contournement dans les cas où des droits antidumping
définitifs avaient été imposés.
Le
représentant a déclaré qu'il n'était pas obligatoire
que les normes nationales soient strictement conformes
aux normes internationales, encore qu'au Mexique, les
secondes servent souvent de base aux premières et que
cela soit jugé important pour le développement
économique et la compétitivité internationale du pays.
Il a donné des détails sur le fonctionnement de la
Commission nationale de normalisation, sur les
procédures mexicaines d'établissement des normes et des
prescriptions en matière de certification, qui étaient
ouvertes, transparentes et équitables, et sur l'emploi
des procédures ISO 9000 et 14000. Les
dispositions de l'ALENA à cet égard étaient
compatibles avec les règles et le Code de pratique de
l'OMC. L'intervenant a aussi donné des détails sur la
coopération entre le Mexique et l'UE. Il a expliqué le
fonctionnement du système d'étiquetage mexicain. Les
règles sanitaires et phytosanitaires étaient
élaborées, régies et coordonnées par la Commission
nationale d'hygiène vétérinaire et de protection des
végétaux, qui était un organe autonome.
Comme
cela avait été dit précédemment, le Mexique
appliquait, pour ses marchés publics, un régime
transparent et non discriminatoire, et la plupart des
marchés fédéraux faisaient l'objet d'appels d'offres
internationaux. Les règles de réciprocité reflétaient
les réalités internationales. Le Mexique, qui avait
milité pour que cet aspect figure dans les accords sur
la zone de libre-échange, soutenait les travaux du
Groupe de travail de la transparence des marchés publics
créé à l'OMC. Pour l'instant toutefois, l'Accord sur
les marchés publics ne comptait qu'un nombre limité de
membres et ne garantissait pas un traitement réciproque.
Le
représentant a souligné qu'à la suite du Cycle
d'Uruguay, la CONASUPO n'était plus le seul canal
d'importation du lait en poudre. D'autres entités
pouvaient importer ce produit au taux de droit prévu
dans la limite du contingent si elles présentaient un
certificat en bonne et due forme, et au taux hors
contingent dans les autres cas. Il ne fallait pas
confondre la délivrance de licences aux importateurs
"traditionnels" (en l'occurrence la CONASUPO)
pour les importations dans la limite du contingent avec
les opérations de commerce d'Etat.
Le
représentant a aussi donné des détails sur le
fonctionnement de diverses politiques sectorielles. Il a
dit que le régime des entreprises de fabrication sous
douane (maquiladoras) changerait à compter du
1er janvier 2001 à la suite des engagements
pris au titre de l'ALENA: les droits de douane appliqués
aux facteurs de production deviendraient identiques pour
les produits vendus sur le marché intérieur et les
produits exportés vers les autres partenaires de
l'ALENA. Les importations en provenance de partenaires
non membres de l'ALENA resteraient soumises à des droits
NPF.
Au
sujet de l'agriculture, l'intervenant a expliqué le
rôle et la portée du programme PROCAMPO; les
importations pouvaient excéder les engagements pris à
l'OMC en matière d'accès si c'était nécessaire pour
assurer l'approvisionnement du marché; le contrôle des
prix ne s'appliquait qu'aux tortillas et à la farine de
maïs. A propos de la politique automobile, qui visait à
exposer progressivement le secteur à la concurrence
extérieure, des dispositions relatives aux MIC avaient
été notifiées, et des aspects de l'ALENA avaient été
examinés au Comité des accords commerciaux régionaux
de l'OMC; l'intervenant a fait observer que le Conseil du
commerce des marchandises pouvait prolonger la période
transitoire autorisée en vertu de l'Accord sur les MIC.
Le
représentant a indiqué que, depuis quelques années,
l'ouverture et la déréglementation du marché avaient
amélioré l'offre dans le secteur des services ainsi que
la compétitivité de ce dernier. Les engagements pris
par le Mexique dans le cadre de l'OMC étaient vastes et
ambitieux. Les seules exceptions au traitement NPF
visaient le transport terrestre à travers la frontière
avec les Etats-Unis; le Mexique était en train de revoir
ses engagements afin de lever autant d'obstacles que
possible sur une base NPF. L'intervenant a donné des
détails sur certaines limites touchant l'investissement
étranger et sur les circonstances dans lesquelles elles
pouvaient être dépassées. Il a aussi fait le point sur
l'évolution, les consolidations et les conditions
relatives à l'investissement étranger direct dans les
télécommunications, les transports maritimes et
terrestres et les services financiers.
Questions
spécifiques
Les
Membres ont demandé des informations sur les courants
récents d'investissement étranger ainsi que sur les
politiques et réglementations visant à diversifier les
sources des investissements nouveaux. Ils se sont enquis
de la suppression des restrictions qui s'appliquaient
encore à la participation privée et étrangère dans un
certain nombre de secteurs.
Le
Mexique a été interrogé sur les événements récents
touchant la Commission fédérale de la concurrence, sur
les projets de renforcement de celle-ci et sur les
programmes de coopération avec d'autres pays en matière
de politique de la concurrence.
Plusieurs
Membres ont constaté avec satisfaction l'adoption d'une
législation améliorée sur la propriété
intellectuelle, tout en posant diverses questions sur la
protection des végétaux, le droit d'auteur et les
mesures visant à faire respecter les droits. Un Membre a
demandé des renseignements au sujet d'une nouvelle loi
sur la santé qui viserait les médicaments génériques.
Le
représentant du Mexique a répondu que la Loi
de 1996 sur l'investissement étranger avait étendu
sur une base NPF le traitement négocié au titre de
l'ALENA. Il a cité des exemples de libéralisation et de
simplification du régime des investissements. D'autres
accords commerciaux régionaux énonçaient aussi des
disciplines en matière d'investissement. Des accords
bilatéraux de protection des investissements avaient
été signés avec un certain nombre de pays, et le
Mexique prenait une part active aux négociations en
cours à l'OCDE au sujet d'un accord multilatéral sur
l'investissement.
L'intervenant
a dit que la libéralisation économique était
complétée par la déréglementation et la
privatisation, notamment dans les services, la pêche et
les industries extractives. Le Conseil de
déréglementation économique s'employait
essentiellement à simplifier les procédures
administratives et à supprimer les pratiques
inefficaces, et l'intervenant a donné des exemples de
réforme législative dans ce domaine. Il a aussi donné
des renseignements sur les opérations de la Commission
fédérale de la concurrence, organe autonome chargé
d'enquêter sur les monopoles, les pratiques
monopolistiques et les fusions anticoncurrentielles et de
les combattre, de favoriser la déréglementation et de
promouvoir un environnement concurrentiel. Il a donné
des détails sur la coopération internationale dans ce
domaine.
Il
a appelé l'attention sur le fait que, même s'il tirait
parti de la période prolongée accordée aux pays en
développement pour mettre en oeuvre l'Accord sur les
ADPIC, le Mexique s'était doté d'une législation
moderne dans ce domaine, qui portait sur la propriété
industrielle, le droit d'auteur et la protection des
végétaux. Des travaux étaient également en cours afin
de rédiger une loi sur la protection des circuits
intégrés de semi-conducteurs. L'intervenant a donné
des détails sur les sanctions prévues en cas d'atteinte
aux droits et a confirmé que les services douaniers
pouvaient saisir les marchandises contrefaites.
*
* * * * * *
Dans
l'ensemble, les Membres ont félicité le Mexique d'avoir
poursuivi son programme de libéralisation des échanges
et de réforme économique en dépit des circonstances
difficiles qu'il avait traversées au cours des
dernières années. Sa politique d'ouverture l'avait
aidé à se relever de la crise de 1995. Toutefois,
des préoccupations ont été exprimées sur certains
points au cours du débat, à savoir notamment:
l'équilibre entre le régionalisme et le
multilatéralisme; le recours aux mesures antidumping;
les politiques relatives aux marchés publics;
l'application des normes; et certains aspects sectoriels
des politiques relatives à l'agriculture, au secteur
manufacturier et aux services. Les Membres ont encouragé
le Mexique à poursuivre sa participation positive à
l'OMC.
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